Saint André Avellin, Prêtre Théatin (1521-1608). Fête le 10 Novembre.

Mercredi 10 Novembre 2021 : Fête de Saint André Avellin, Prêtre Théatin (1521-1608).

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Saint André Avellin

Prêtre Théatin (? 1608)

Appelé Lancelot à son Baptême, il prit le nom d'André à son entrée chez les Religieux.
Prêtre et docteur en droit, il exerça sa charge d'avocat ecclésiastique à Naples. Il entra chez les Religieux Théatins. Il a laissé la réputation d'un grand prédicateur.

André Avellin, Prêtre de la Congrégation des Clercs réguliers Théatins. Célèbre par sa sainteté et son zèle à rechercher le Salut de son prochain, il fit le vœu difficile de progresser chaque jour en vertu et, chargé de mérites, s’endormit dans la paix au pied de l’autel.
Martyrologe romain

Autre biographie.
St-André Avellin Originaire de Castronuovo (sud de l’Italie), il est d’abord Baptisé sous le prénom de Lorenzo.
Après quelques études en philosophie à Venise, il étudie le droit civil et le droit canon à Naples et obtient un doctorat.

À 26 ans, il est ordonné Prêtre, puis il commence à travailler comme avocat à la cour ecclésiastique de Naples.
Au cours d’un procès, il est amené à mentir pour défendre un de ses amis, ce qui lui cause d’importants remords et le décide à quitter cette profession.

L’Archevêque lui confie la mission de réformer le Couvent de Saint Archange de Baiano, qui souffre d’un important relâchement de la discipline et des mœurs.
Son action énergique fait de nombreux mécontents qui n’hésitent pas à attenter à sa vie, mais sans succès.

À la suite de cet épisode, il décide de rejoindre les Clercs Théatins Réguliers sous le nom d’André, en hommage à l’apôtre Crucifié.
Pendant plus de dix ans, il occupe la charge de maître des novices puis il est nommé supérieur de l’Ordre.

À cette époque, il fait la connaissance de Saint-Charles Borromée, avec qui il noue de solides liens d’amitié et qui l’aide à développer son Ordre.
À partir de 1582, André se consacre davantage à la prédication et à la lutte contre le Protestantisme.

Il décède subitement au pied de l’autel, alors qu’il s’apprêtait à Célébrer une Messe à Naples. De nombreux miracles lui sont attribués. (1521-1608)
Saint-André Avellin est le patron des victimes de crises d’apoplexie. Il est invoqué pour ne pas être frappé de mort subite.

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Saint André (Andrea) Avellino
Prêtre Théatin à Naples

Andrea (nom de Baptême Lancillotto) Avellino naquit au royaume de Naples en 1521. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d'avocat.

Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.
Quelques temps après il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix.

Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer.
Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, à ceux qui étaient avec lui.

Un jour qu'il récitait le saint Office, les anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du Sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il y brillait par une piété et une prudence admirables.

Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu Bénit toutes ses entreprises.

Il avait quatre-vingt-huit ans, le 10 Novembre 1608, quand il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la Messe et répétait pour la troisième fois ces mots : Introibo ad altare Dei.
Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie.

Dieu permit qu'il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer ; mais la Ste Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son Ange gardien chassa le monstre.
André redevint calme et expira en Paix en regardant amoureusement l'image de Marie.

On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et Chrétienne.
 Andrea Avellino fut Béatifié par le Pape Urbano VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) le 14 Octobre 1624 et Canonisé le 22 Mai 1712, par le Pape Clemente XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721).

Vera e10 2Portrait d'après nature de Saint André AVellin,
quelques temps avant son décès. 1608.

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/11/09/10-novembre-saint-andre-avellin-de-castronuovo-clercs-reguli.html

On sait quelle moisson L'Esprit-Saint fit germer du sol de l'Eglise au XVIe siècle, en réponse au reproche d'épuisement formulé contre elle.
André fut l'un des plus méritants coopérateurs de L'Esprit dans l'œuvre de sainte réformation, de renaissance surnaturelle, qui s'accomplit alors. L'éternelle Sagesse avait comme, toujours laissé l'enfer s'essayer le premier, mais pour sa honte, à se parer de ces grands noms de renaissance et de réforme.
Depuis neuf ans saint Gaétan avait quitté la terre, la laissant réconfortée déjà par ses œuvres, tout embaumée de ses vertus ; l'ancien Évêque de Théate, son auxiliaire et compagnon dans la fondation des premiers Clercs réguliers, avait ceint la tiare et gouvernait l'Église sous le nom de Paul IV : c'était l'heure (1556) où une nouvelle faveur du Ciel donnait aux Théatins, dans la personne de notre bienheureux, un héritier des dons surnaturels et de l'héroïque sainteté qui avaient fait de Gaétan le zélateur du sanctuaire.
Il fut l'ami et l'appui du grand évêque de Milan, Charles Borromée, qu'il rejoint aujourd'hui dans la gloire. Ses pieux écrits continuent de servir l'Eglise.

André Avellino, appelé d'abord Lancellotti, naquit à Castro Nuovo, bourg de la Basilicate. Il donna, encore tout enfant, des marques non équivoques de sa future sainteté.
Sorti de la maison paternelle pour apprendre les lettres, il passa de telle sorte l'âge glissant de l'adolescence au milieu des études libérales, qu'il n'omit jamais d'avoir surtout devant les yeux le commencement de la sagesse, c'est-à-dire la crainte du Seigneur.
Son grand amour de la Pureté le fit ainsi triompher d'embûches réitérées, parfois d'attaques à force ouverte, qu'une physionomie avantageuse lui attirait de la part de femmes éhontées.
Il était clerc depuis quelque temps déjà quand, se rendant à Naples pour y étudier le droit, il y prit ses degrés.
Honoré du Sacerdoce sur ces entrefaites, il arrêta de ne plaider qu'au for ecclésiastique et pour quelques particuliers, voulant en cela se conformer aux prescriptions des saints canons.
Or il arriva qu'ayant laissé échapper un léger mensonge en une plaidoirie, et lisant par hasard peu après l'Ecriture, il tomba sur ces mots : " La bouche qui ment tue l'âme ".
Si vifs furent les sentiments de douleur et de repentir qu'il conçut de sa faute, qu'il jugea devoir aussitôt renoncer à ce genre de vie, et que, disant adieu au barreau, il se donna désormais tout entier au Culte Divin et au saint Ministère.
Il présentait en lui le modèle des vertus ecclésiastiques, et l'Archevêque de Naples en ce temps lui confia le gouvernement des religieuses.
Sa fidélité en cette charge lui valut la haine d'hommes pervers qui cherchèrent à le faire mourir ; il échappa une fois au danger, mais n'évita pas, dans une autre circonstance, trois blessures que l'assassin lui fit au visage, sans que l'atrocité de l'attentat parvînt à troubler son âme.
Ce fut alors qu'embrasé du désir d'une vie plus parfaite, il sollicita humblement son admission parmi les Clercs réguliers, et qu'étant exaucé, il obtint par ses Prières qu'on lui donnât le nom d'André, en raison du grand Amour dont il brûlait pour la Croix.
Embrassant donc avec courage la voie étroite, et se dévouant à la vertu, il ne craignit pas de s'astreindre par vœu, d'une part à toujours combattre sa volonté propre, de l'autre à progresser sans relâche dans le chemin de la perfection Chrétienne.
Très observant de la discipline régulière, il s'en montra le zélateur attentif quand il fut supérieur.
Tout ce qu'il lui restait de temps en dehors de sa charge et de la règle était consacré à la Prière et au Salut des âmes.
Dans les confessions qu'il entendait, sa piété et sa prudence étaient admirables ; il parcourait fréquemment bourgs et villages autour de Naples, y exerçant le ministère évangélique au grand profit des âmes.
On vit Le Seigneur Lui-même illustrer par des prodiges l'ardente Charité du saint homme pour le prochain.
Une nuit d'orage, en effet, qu'il revenait de confesser un malade et que la violence de l'ouragan avait éteint la lumière, non seulement ses compagnons ne furent pas plus que lui mouillés par la pluie qui tombait à torrents, mais encore une clarté insolite rayonnant miraculeusement de son corps leur montra le chemin au milieu des ténèbres épaisses.
Il excella dans l'abstinence et la Patience, l'amour de l'abjection, la haine de soi.
Il supporta d'une âme tranquille la mort violente du fils de son frère, détournât les siens de tout désir de vengeance, et alla jusqu'à implorer des magistrats pour les meurtriers, grâce et protection.
Il propagea en plusieurs lieux l'Ordre des Clercs réguliers, et fonda leurs maisons de Milan et de Plaisance.
Ami des Cardinaux saint Charles Borromée et Paul d'Arezzo, Théatin, il fut leur aide dans les soucis de la charge pastorale.
Tout spécial était son Amour et son culte pour la Vierge Mère de Dieu. Il mérita de s'entretenir avec les Anges, et témoigna les avoir entendus, quand il s'acquittait de la louange Divine, l'accompagner en chœur.
Ayant donc donné d'héroïques exemples de vertu, brillé par le don de prophétie qui lui faisait connaître les secrets des cœurs, les choses absentes, les événements futurs, il succomba enfin sous le poids des années et l'épuisement du labeur.
Voulant célébrer la sainte Messe, et ayant par trois fois au pied de l'autel répété ces mots : " J'entrerai à l'autel de Dieu ", il fut frappé d'une attaque subite d'apoplexie.
Muni sans tarder des Sacrements de l'Église, il rendit l'âme en grande Paix au milieu des siens.
Son corps repose à Naples, en l'église de Saint-Paul, honore jusqu'à nos temps du même grand concours au milieu duquel il y fut porté. Insignes furent ses miracles après la mort comme durant la vie, et le Souverain Pontife Clément XI l'inscrivit solennellement au catalogue des Saints.

A610 2Le corps incorrompu de Saint André Avellin est
conservé dans l'église Saint-Paul de Naples.

Combien furent suaves et fortes à votre endroit les voies de l'éternelle Sagesse (Sap. VIII, I.), Ô bienheureux André, quand de la légère faute où vous étiez tombé par surprise en cette vallée des larmes, elle fit le point de départ de la sainteté qui resplendit en vous !
La bouche qui ment tue l’âme (Ibid. I, 11.), disait-elle ; et comme elle ajoutait : " Ne mettez pas votre zèle en cette vie par une erreur funeste à poursuivre la mort, n'employez pas vos œuvres à acquérir la perdition " (Ibid. 12.), elle fut pleinement comprise ; le but de la vie vous apparut tout autre, ainsi que le montrèrent les vœux qu'elle-même vous inspira pour sans cesse vous éloigner de vous-même, et sans cesse vous rapprocher du souverain Bien.
Avec l'Eglise (Collecta diei.), nous glorifions Le Seigneur qui disposa de si admirables ascensions dans votre âme (Psalm.LXXXIII, 6.).
Comme l'annonçait le Psaume, cette marche toujours progressive de vertu en vertu vous amène aujourd'hui dans Sion, où vous voyez le Dieu des dieux (Psalm. LXXXIII, 8.).

Votre cœur, votre chair, tressaillaient pour le Dieu vivant ; votre âme, absorbée dans l'amour des parvis sacrés, défaillait à leur pensée (Ibid. 2, 3.).
Quoi d'étonnant qu'une suprême défaillance au pied des autels du Seigneur des armées, vous donne entrée dans sa maison bienheureuse ?
Avec quelle joie vos angéliques associés de ce monde en la Divine Louange vous accueillent dans les chœurs éternels (Ibid. 4, 5.) !
Ayez égard aux hommages de la terre. Daignez répondre à la confiance de Naples et de la Sicile, qui se recommandent de votre puissant patronage auprès du Seigneur.
Unissez-vous, pour Bénir la pieuse famille des Clercs réguliers Théatins, à saint Gaétan, son père et le vôtre.
Pour nous tous, implorez une part dans les Bénédictions qui vous furent si abondamment départies (Ibid. 8.).

Date de dernière mise à jour : 10/11/2021

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