Saint Jean, Apôtre et Évangéliste († v. 101). Fête le 27 Décembre.

Mercredi 27 Décembre 2023 : Fête de Saint Jean, Apôtre et Évangéliste († v. 101).

L evangeliste saint jean Saint Jean l'Évangéliste dans la Basilique Saint Jean de Latran, Rome, Italie. (Pour voir en grand format : l-evangeliste-saint-jean.jpg l-evangeliste-saint-jean.jpg).
Date : 25 Mars 2013, 10:31:55
Source : Travail personnel.
Auteur : Zavatter
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Saint Jean (1er siècle)

Frère de St Jacques, c'est avec lui qu'il devint disciple du Christ, laissant leur père Zébédée à ses filets.
Avec Saint Pierre, ils sont les disciples les plus proches du Seigneur.

C'est lui le "disciple que Jésus aimait" qui recueillera Marie sa mère après la Passion. Il est l'auteur du dernier Évangile, de deux Épîtres et de l'Apocalypse, dernier livre de la Bible.
Ce disciple qui reposa sur le Cœur de Jésus lors de la Cène est sans doute le plus Contemplatif et visionnaire.

En Orient, il est appelé le "Théologien", "Celui qui connaît Dieu". Il était tout jeune lorsqu'il suivit Jésus, et c'est celui qui vécut le plus vieux. Il mourut sans doute centenaire à Ephèse dont il fut le premier Évêque.

Jeanevangelistep1 2SAINT JEAN L’ÉVANGELISTE
Cette représentation de l’apôtre se trouve au Monastère de Prevelli, sur la côte sud de la Crète.
Saint Jean y est représenté devant un bureau, il écrit son Évangile sur un rouleau de parchemin.
Derrière lui, l’aigle (symbole de Jean dans l’interprétation de la vision apocalyptique AP 4 1-11) tient l’encrier.
Au bas du parchemin, on aperçoit un aigle bicéphale : les armoiries de la famille qui joua un rôle dans la Fondation du Monastère.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/321/Saint-Jean-l-Evangeliste.html.

Saint Jean l'Évangéliste

Apôtre et Évangéliste (+ 101)

Un homme avait deux fils, comme lui pêcheurs sur le lac de Tibériade. Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ne manquaient pas de personnalité: on les appelait "fils du tonnerre".
Grande était leur soif spirituelle. C'est pourquoi ils s'attachèrent à l'enseignement de Jean le Baptiste: "Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi."

Aussi, quand le Baptiste dit un matin, en leur montrant Jésus de Nazareth: "Voici l'agneau de Dieu." Jean suivit cet homme. Jacques dut hésiter encore. Lorsque quelques jours après, Jésus dit aux deux frères qui maillaient leurs filets: "Venez avec moi." Jacques et Jean suivirent le Maître.

Jean était jeune. Il avait un grand Amour du Christ. Il pensait que celui du Christ était plus grand encore. Alors il s'appela: "le disciple que Jésus aimait."
Il fera partie du petit groupe des fidèles d'entre les fidèles. Il est sur le Mont Thabor lors de la Transfiguration, à la Cène, tout contre Jésus et au Calvaire, le seul parmi les apôtres, au pied de la Croix. C'est là que Jésus lui confie Marie, sa mère.

Selon la tradition de l'Église Catholique, c'est toute l'Église qui est confiée à la Mère de Dieu. Au matin de Pâques, il court et précède Pierre au tombeau: "Il voit, il croit."
Une tradition ancienne veut que Jean vécut ensuite à Éphèse avec Marie. Qu'il y écrivit le quatrième évangile. Qu'un séjour à Patmos fut l'occasion d'une révélation qui devint l'Apocalypse.

Qu'enfin, lorsqu'il fut vieux, il ne sut que répéter sans cesse l'essentiel de ce que Le Christ lui avait enseigné et donné de découvrir: "Dieu est Amour. Aimez-vous les uns les autres."

Selon la tradition, Saint Jean aurait été amené d'Éphèse à Rome, chargé de fers, sous l'empereur Domitien.
Il fut condamné par le sénat à être jeté dans l'huile bouillante. Cette condamnation fut exécutée devant l'actuelle Porte Latine. Il en sortit plus frais et plus jeune qu'il n'y était entré. Le fait n'est pas prouvé, mais il fallait bien que Saint Jean soit venu à Rome, comme Pierre et Paul.
Ancienne fête le 6 Mai, solennité du martyre de saint Jean.

Fête de Saint Jean, Apôtre et Évangéliste. Fils de Zébédée, un des premiers appelés par Le Seigneur, il fut, avec son frère Jacques et avec Pierre, témoin de sa Transfiguration et de sa Passion, et il reçut de Lui, au pied de la Croix, Marie pour mère. Dans l’Évangile et les lettres qui portent son nom, il se présente comme le théologien qui a pu Contempler la Gloire du Verbe incarné et qui annonce ce qu’il a vu.
Martyrologe romain.

Saint jean 2 11

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/10a7842c-1c31-4a5a-945e-b984e5d9cd65

Saint Jean
Apôtre et Évangéliste
(† v. 101)

Jean occupe une place de choix et dans l'Évangile et au sein du collège apostolique.

Représentant l'Amour, il marche à côté de Pierre, qui symbolise la Doctrine. Jésus semble avoir réservé à cet Apôtre les plus tendres effusions de son Cœur. Plus que tout autre, en effet, Jean pouvait rendre Amour pour Amour au Divin Maître.

Le Sauveur prit plaisir à multiplier les occasions de témoigner envers son cher disciple une prédilection singulière : il le fit témoin de la résurrection de la fille de Jaïre ; il lui montra sa Gloire sur le Thabor, au jour de sa Transfiguration.

Mais surtout, la veille de sa Passion, à la dernière Cène, il lui permit de reposer doucement la tête sur son Cœur divin, où il puisa cette Charité et cette science des choses de Dieu, qu'il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porta le flambeau de l'Évangile.

Une des gloires de St Jean fut d'être le seul, parmi les Apôtres, fidèle à Jésus dans ses souffrances ; il Le suivit dans l'agonie du calvaire ; il accompagna, dans ces douloureux instants, la Mère du Sauveur.
« Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère :Femme, voici ton fils.Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn 19,26-27)     

L'Apôtre, en cette circonstance, nous disent les Sts Docteurs, représentait l'humanité tout entière ; en ce moment solennel Marie devenait la Mère de tous les hommes, et les hommes recevaient le droit de s'appeler les enfants de Marie.
Il était juste que St Jean, ayant participé aux souffrances de la Passion, goûtât, l'un des premiers, les joies pures de la Résurrection.

Le jour où le Sauveur apparut sur le rivage du lac de Génésareth, pendant que les disciples étaient à la pêche, St Jean fut le seul à Le reconnaître.
C'est Le Seigneur, dit-il à Pierre.
Jean était donc bien, comme tout l'Évangile le prouve, le disciple que Jésus aimait.

Saint 32 Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :

  >>> 1) Jean, apôtre
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]  

 >>> 2) Jean, le théologien
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 >>> 3) Jean, le Voyant de Patmos
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 

1517108429 497061704d 2SAINT JEAN ET PROCHORE
L'Évangéliste est représenté âgé, dans une retraite sur l'ile de Patmos.
Assis face à son disciple Prochore, qui lui tient lieu de secrétaire, il tourne la tête vers la chaise pour mieux entendre la voix de l'ange qui lui parle en secret et lui révèle l'Apocalypse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_l%27%C3%89vang%C3%A9liste.

Vie de Jean l'Évangéliste

Le disciple bien-aimé a fini sa vie au début du IIe siècle à Éphèse. Irénée qui le dit un témoin authentique de la tradition des apôtres précise qu'il y est mort très âgé sous le règne de Trajan (98-117).
Clément d'Alexandrie, précise que Jean, d'abord exilé dans l'île de Patmos où il acheva son Apocalypse, attendit la disparition de Domitien pour revenir à Éphèse.

De là, il rayonna dans la région, invité par les communautés chrétiennes locales, « tantôt pour y établir des Évêques, tantôt pour y organiser des Églises complètes, tantôt pour choisir comme clerc un de ceux qui étaient désignés par l'Esprit ».

Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il montre beaucoup d'ardeur à organiser la jeune Église de Palestine. Fuyant les persécutions des Romains, il quitte la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et Baptise de nombreuses personnes.

En 94, suite aux persécutions qui avaient repris contre les Chrétiens, il fut exilé sur l'île de Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse, texte d'une grande richesse spirituelle, présentant de nombreuses analogies de vocabulaire et de thématique avec son évangile.

À Patmos, île montagneuse, luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la « Parole » dans la bouche.
Jean s'agenouille et il est Béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent, et ce qui doit arriver plus tard ».

Puis il lui aurait révélé en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps : l'accroissement de l'iniquité, la venue de l'Antéchrist, son combat contre les fidèles et sa lutte ultime qui le jettera finalement pour toujours en Enfer avec le diable et ses anges maléfiques. Il contempla aussi les bouleversements du Monde, la consommation de toute chose sous le feu Divin, puis le triomphe du Fils de l'homme, la résurrection de tous au Jugement dernier, et enfin la descente sur terre de la Jérusalem Céleste, cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes.

Après la mort de Domitien en l'an 96, l'empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse.
Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge d'environ quatre-vingt-dix ans.
Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une Basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.

Jean 2

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/JeanZebedee.htm.

 Jean, fils de Zébédée
L'Apôtre et Évangéliste, surnommé fils du tonnerre (Boanerguès).
Illustration ci-dessus d'après un dessin de Renato Ammanito

 Présentation général

Galiléen de Bethsaïda.

Premier disciple de Jésus et évangéliste, celui que Jésus aimait. Surnommé fils du tonnerre comme son frère Jacques, l'apôtre (5.18). Il a 20 ans environ au moment de la rencontre avec Jésus au bord du Jourdain.

C'est le fils de Zébédée, patron-pêcheur et de Marie Salomé. Sa famille est apparemment nombreuses car il a des frères et des sœurs.

Sa parenté habite à Jérusalem (1.40 – p.150) Sa famille a d'ailleurs des relations d’affaires avec Caïphe et Anne, les grands prêtres, que Jean connaît en personne (8.38). Il va les trouver en désespoir de cause pour plaider la cause de Jésus menacé (9.15).

Cet apôtre, le plus jeune, est déjà remarqué par Jean Baptiste qui prophétise : "Voilà moi le premier, lui le dernier. Et puis ce sera lui le premier et moi le dernier".
On n'a jamais compris ce qu'il voulait dire." disent les bergers eux aussi disciples du Baptiste. (2.45).
Plus tard, Nathanaël (Barthélemy) confirmera ses prédispositions : "Tu fais, par instinct spirituel, ce que j'accomplis péniblement par réflexion mentale; notre transformation d'Israélites en chrétiens...
Mais tu arriveras plus vite au terme, car tu sais plutôt aimer que penser. C'est l'amour qui te transporte et te transforme." (7.196).

Il a assisté au Baptême de Jésus et, avec son frère Jacques, l’interpelle à son retour des quarante jours au désert, du terme employé par le Baptiste "Agneau de Dieu". (2.7).

Un des tous premiers disciples, après Simon le zélote, à faire un "sermon" après son élection comme apôtre, à l’invite de Jésus (3.26 - p.117).
Thème : l’appel de l’Amour révélé en Jésus.

Il assiste avec Pierre et son frère Jacques au miracle de la fille de Jaïre (4.91). C'est ce même groupe qui assiste à la Transfiguration du Seigneur sur le Thabor (5.37).

C'est le premier disciple a faire un miracle au nom de Jésus (3.84), ceci sera révélé implicitement (3.86) puis explicitement par Jésus (4.122) :
"Jean, près de Jabnia a fait un miracle par amour, en guérissant un mourant par une onction et une prière".

Ce très grand apôtre n'est pourtant pas exempt d'humanité comme le prouvera la demande de siéger de chaque côté de Jésus triomphant (8.38).
Le jour vint où même mon Jean et son frère désirèrent cette gloire qui vous éblouit comme un mirage, même dans les choses du Ciel (2.67 et 9.2).

C'est à l'apôtre préféré que la Vierge Marie sera confiée par Jésus mourant sur la Croix.
C'est tout naturellement lui qui assistera Marie (et ce sera le seul) dans son glorieux passage : la dormition d'abord (mort) (10.35) suivie de l'Assomption (montée au Ciel du corps et de l'âme de Marie) (10.36).


Caractère et aspect

Son portrait est dressé dans le chapitre 7.157.

Jean est un être de pureté, de douceur et de franchise qu'accentue sa jeunesse. "C'est un ange" dit de lui en résumé Marie (2.66)

"Jean avec son regard pur et rieur dans son charmant visage juvénile qui paraît celui d'une jeune fille. On lui donne, plus ou moins, vingt ans et sur ses joues roses, on ne remarque rien qu'un duvet blond qui paraît un voile d'or." (2.7)

"[Jean] est tout à fait jeunet. Un visage rose et imberbe d'homme à peine formé et blond par dessus le marché. Aussi, pas trace de moustache ou de barbe, mais seulement le teint rose des joues lisses et des lèvres rouges et la joyeuse lumière de son beau sourire et de son regard pur, non pas tant pour la couleur de turquoise foncée de ses yeux que pour la limpidité de l'âme vierge qui y transparaît. Ses cheveux, blonds châtains, longs et soyeux". (2.10)

"J'ai toujours remarqué la clarté qui semble s'allumer là où est Jean. Son sourire si doux, si franc, d'enfant, son œil limpide et riant comme un beau ciel d'avril, sa voix joyeuse quand il salue affectueusement ses compagnons, sont comme un rayon de soleil ou un arc-en-ciel de paix. (8.14)

Ce portrait angélique n’empêche pas Jean d’être impétueux : Il reçoit de Jésus le surnom de "Fils du tonnerre" pour sa véhémence contre ses adversaires, notamment en voulant aider son frère Jacques à régler son compte à Judas et à tous les opposants. (5.18)

Il le prouve de nouveau lorsque, chassé d'un village samaritain, il propose avec son frère de faire descendre le feu du ciel sur le village rebelle (8.36)

Ce tempérament qui sait se montrer bouillonnant aura une autre occasion de se manifester : Au retour de l'embaumement du Christ, Elchias le synhédriste, profère des injures à l'encontre de Marie. Jean le saisit à la gorge : d'un saut de panthère s'élance et le terrasse. Il le presse avec ses genoux, lui met les mains autour du cou et lui dit : "Demande-lui pardon ou bien je t'étrangle, démon." (9.31)

Blond comme il vient d'être rappelé et aux cheveux longs selon la mode galiléenne, Jean est plutôt petit, Jésus le dépasse "de la tête et du cou" (9.9). Il devait donc mesurer 1,60 m environ.

Au passage, Maria Valtorta croque une de ses attitudes envers la Vierge Marie : "un peu courbé selon son habitude et le visage levé pour regarder Celle à laquelle il parle…" (8.29 - p. 273)

Lors de l'élection de Mathias, Maria Valtorta s'attarde à décrire les différents apôtres et qualifie Jean d'une expression sereine et rêveuse (10.24)

 Voir un descriptif complémentaire de Jean, comparé à Jésus puis à Judas, dans la vision du 2 janvier 1944. Jésus explique quelques ressemblances physiques que la voyante croit noter entre lui et Jean.
 

Parcours apostolique

Témoin privilégié de la plupart des grands évènements : Transfiguration (5.37) - Cène (9.19) - Crucifixion (9.29) - Résurrection (10.12) - Ascension (10.23) - Pentecôte (10.25) - l'Assomption (10.36).

"Jean, mon confident pour les faits les plus graves de ma vie, ne s'est jamais pompeusement prévalu de ces faveurs que je lui faisais". (7.157).

"La paix, il la possède en lui-même par la pureté de sa vie et je l'ai aimé à cause de la pureté qui resplendit en lui.
C'est à elle que j'ai confié mes enseignements, mes secrets, la Créature qui m'était la plus chère" (2.8).
C'est donc logiquement que Jésus lui confère une autre mission; le continuer par l'Évangile : "L'amour pour ton Jésus sera parole.
Et beaucoup, beaucoup, même parmi ceux qui ne seront pas de mon Église, qui ne seront d'aucune église, mais qui chercheront une lumière et un réconfort, aiguillonnés par leurs esprits insatisfaits, par besoin que l'on compatisse à leurs peines, viendront à toi et me trouveront Moi." (7.205).

"Le premier de mes apôtres, ce fut Jean. Le premier à me reconnaître. Le premier à m'adresser la parole, le premier à me suivre, le premier à m'annoncer" (2.11).

"Jean est mon préféré ? Oui, mais n'a-t-il pas encore cette ressemblance avec Moi ? Pur, aimant, obéissant, mais humble aussi. Je me mirais en lui et en lui je voyais mes vertus. Je l'aimais, pour cette raison comme un second Moi-Même". (2.11).

"Avant déjà que je donne la Mère à Jean et Jean à la Mère. Ils s'étaient aimés pour s'être reconnus semblables: fils et frères du Père et du Fils". (2.11).

Une grâce que le Père m'a faite. "Joie de ton Maître".

Il se consacre à l’amour et s’offre lui aussi pour le salut de Judas (5.46) Je dirai au Père de faire de moi quelqu'un qui sait seulement aimer, je ne veux plus que cela.
Je songeais à donner ma vie pour Toi, ou à faire briller ta puissance à travers mes œuvres.
Maintenant plus rien de cela.
Je renonce à tout, je choisis la vie la plus humble et la plus commune et je demande au Père de donner tout ce que j'ai à Judas... pour le satisfaire... et pour qu'ainsi il se tourne vers la sainteté.

Im st jean apotre 2

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta de Septembre à Novembre 1950 (dans les Cahiers de 1945 à 1950)…page 610 et suivantes.
Jésus dit :
JEAN,
le quatrième Évangéliste, est l’aigle.
Il tient de l’aigle le vol haut, puissant et solitaire, ainsi que la capacité à fixer le soleil. On retrouve chez Jean l’Évangéliste la noblesse de cet oiseau royal, son vol puissant et le pouvoir de fixer le soleil Divin, Jésus (Lumière du monde, Lumière du Ciel, Lumière de Dieu, Splendeur Infinie), le pouvoir de s’élever à des hauteurs surnaturelles qu’aucun autre Évangéliste ne sut atteindre comme, par cette ascension, le pouvoir de pénétrer le mystère, la vérité et la doctrine, tout sur l’Homme qui était Dieu.

En planant comme un aigle royal bien haut au-dessus des réalités de la terre et de l’humanité, il a vu Le Christ sous sa véritable nature de Verbe de Dieu. Plus que le thaumaturge et le martyr, Jean nous présente « le Maître », l’unique Maître parfait que le monde ait connu.
Le Maître-Dieu, La Sagesse faite chair et enseignante orale des hommes, le Verbe ou Parole du Père, autrement dit La Parole qui rend sensibles aux hommes les pensées de Son Père, La Lumière venue éclairer les ténèbres et faire fuir la pénombre.

L’Évangile de Jean nous présente sincèrement les vérités les plus sublimes, les plus suaves, les plus profondes, comme les vérités les plus rudes.
De son œil d’aigle et par élévation de son esprit à la suite de l’esprit de Maître, il a vu de haut les grandeurs sublimes comme les extrêmes bassesses, il a mesuré toute l’étendue de L’Amour du Christ et de la haine du monde Juif pour Le Christ.

Il a vu le combat entre La Lumière et les ténèbres (Ces ténèbres trop nombreuses), c’est-à-dire celles de trop d’ennemis de Son Maître, parmi lesquels se trouve même un disciple et apôtre que Jean désigne clairement, dans son évangile de la vérité et de la lumière, par un de ses vrais noms : « voleur ».

Il a vu les complots obscurs, les pièges subtils employés pour faire que Le Christ soit mal vu des Romains, des Juifs et de ces « petits » qui formaient le troupeau des fidèles du Christ.
Il les connaît toutes et les fait connaître, tout en montrant Jésus dans Sa Sainteté sublime, non seulement de Dieu mais aussi d’homme.

C’est un Homme qui ne fait pas de compromis avec ses amis pour gagner leur amitié.
Un Homme qui sait dire la vérité aux puissants et démasquer leurs fautes et leurs hypocrisies. Sans empêcher les personnes méritantes de l’approcher si elles sont poussées par un vrai désir de l’âme d’être sauvées, il sait jeter l’anathème sur ceux qui, même s’ils sont puissants, cherchent à le circonvenir par de fausses professions d’amitié pour pouvoir le prendre en faute.

Il respecte La Loi mais écrase tout ce qu’on y surajoute, les « fardeaux » que les pharisiens font peser sur les petits.
Il refuse le royaume et la couronne terrestres et les fuit pour s’en libérer, mais ne cesse de proclamer son Royaume Spirituel, et il prend la couronne de Rédempteur pour confirmer par son propre sacrifice, son enseignement sur le sacrifice.
Il est l’Homme très saint qui a tout voulu connaître de l’homme, sauf le péché.

L’aigle ne chante pas, au contraire des autres oiseaux, plus ou moins mélodieusement, mais il lance un cri strident à faire trembler le cœur des hommes et des animaux tant il est affirmation de puissance.
Jean, de même, ne chante pas avec douceur l’histoire du Christ, mais il lance un cri strident pour célébrer le Héros, un cri si puissant pour affirmer La Divinité et La Sagesse lumineuse du Christ, qu’il en fait trembler l’âme et le cœur dès les premiers mots de son prologue.

L’aigle aime les sommets solitaires sur lesquels le soleil darde tous ses feux, et plus le soleil resplendit plus l’aigle le fixe, comme fasciné par son éclat et sa chaleur.
Jean était lui aussi un solitaire, même s’il vivait avec ses compagnons aussi bien avant qu’après la Passion et l’Ascension du Maître.
C’était vraiment un apôtre différent, un homme et un disciple unique sous bien des aspects, qui n’était uni aux autres que par un très vif amour.

Lui aussi, à l’instar de l’aigle, aimait à se tenir sur les sommets, sous l’incendie de son Soleil et ne regarder que Lui, en écouter chaque parole prononcée ou secrète, c’est-à-dire les leçons et les conversations profondes et aimables du Christ, comme ses effusions solitaires, ses prières et communions au Père, dans le silence de la nuit ou au plus profond des bois, là où le Christ (Ce grand solitaire, puisque grand inconnu et incompris) s’isolait pour trouver quelques réconfort dans l’union à Son Père.

Jésus est le Soleil de L’Amour, Jean celui qui aime le Soleil de L’Amour, l’homme vierge épousé par L’Amour, attiré, lui le pur, par Jésus, qui est Pureté parfaite.
L’Amour permet de comprendre d’une façon toute particulière. Et plus L’Amour est fort, plus celui qui aime comprend les mouvements intimes de l’être aimé.
Jean, qui fut fidèle à Jésus en tant que Dieu et homme et l’a tant aimé, comprit toutes choses comme Lui, comme s’il ne se trouvait pas sur Son Divin Cœur, mais dans Son Cœur.

Personne n’a compris Le Christ intime aussi bien que Jean. Il en a connu toutes les perfections. Il a pénétré dans le mystère et l’océan de ses vertus et a vraiment mesuré la hauteur, la largeur et la profondeur de ce Temple vivant non fait de main d’homme et que les hommes cherchaient en vain à détruire.

Des dizaines d’années plus tard, il les a écrites et décrites, nous laissant l’Évangile le plus parfait en véridicité historique, le plus puissant en doctrine, le plus lumineux de lumières sapientielles et caritatives, le plus fidèle pour décrire les épisodes et les caractères, capable de dépasser les étroitesses d’esprit des Juifs et de décrire même ce que les autres Évangélistes n’avaient osé dire : La Samaritaine, l’officier royal, le scandale, la fuite et la révolte des disciples contre Le Maître après le discours sur le Pain descendu du Ciel, et encore la femme adultère, les discussions ouvertes avec les Juifs, les pharisiens, les scribes et les docteurs de La Loi, le fait qu’Il se soit réfugié en Samarie à Ephraïm, ses contacts avec les païens, la vérité sur Judas « qui était un voleur », ou bien d’autres choses encore.

Lorsqu’il écrivit son Évangile, Jean était plus qu’un homme mûr puisqu’il avait atteint un âge avancé, mais il est toujours resté jeune en raison de sa Pureté et toujours aussi brûlant d’Amour pour Le Christ, car nul autre Amour humain n’avait détourné la moindre flamme de Son Amour pour L’Aimé.
Jean, l’aigle aimant du Christ, nous a révélé Le Christ avec une puissance supérieure à toute autre, uniquement inférieure à celle du Christ nous révélant Son Père, laquelle était infinie puisque c’était La Puissance même de Dieu.

LES QUATRES VIVANTS (Ap 4 7-8) qui se tenaient autour du Trône étaient constellés d’yeux. Ils étaient en effet les contemplatifs, ceux qui avaient bien contemplé Le Christ pour bien pouvoir le décrire et le confesser.
Mais Jean, l’aigle, l’avait contemplé en aigle de ses yeux mortels et immortels, en pénétrant d’un regard d’aigle dans l’ardent mystère du Christ.
Par delà la vie sur terre, désormais aux côtés de L’Aimé, il Le fixe d’un regard parfait qui pénètre jusqu’au cœur du mystère et entonne l’hymne de louange que les autres Vivants et les vingt-quatre autres vieillards suivent, pour encourager leur âme à annoncer les évènements des derniers temps :

L’horreur suprême, la persécution suprême, les fléaux ultimes et les suprêmes victoires du Christ, ainsi que les joies suprêmes et éternelles de ses disciples fidèles.
Les premiers mots de son cantique évangélique constituent une louange à la Lumière. Les derniers mots de l’Apocalypse sont un cri de réponse Aimante en même temps qu’un appel Aimant : « Oui, Mon retour est proche ! », « Viens, Seigneur Jésus ! ».  

Plus que tout, ces deux cris, celui de l’être Aimé et celui de l’être Aimant, nous dévoilent qui était Jean pour Jésus, et Jésus pour Jean : Il était L’Amour.
Cet homme porté par un Amour ardent qui s’éleva par l’esprit et l’intelligence en des sphères éminentes et pénétra les mystères les plus élevés comme aucun autre apôtre ou évangéliste, comparons-le à l’homme, à Matthieu.
Jean était tout esprit, de plus en plus esprit. Matthieu était matière, complètement matière jusqu’à ce que Le Christ le convertisse et en fasse son disciple.

Jean était un ange à l’apparence humaine, mieux, un séraphin dont les ailes d’aigle l’emportaient là où il est donné à bien pu de personnes de s’élever.

Chaque Évangéliste a servi à composer la mosaïque qui nous révèle Jésus-Christ Homme-Dieu, Sauveur, Maître, Rédempteur, Vainqueur de la Mort et du Démon, Juge éternel et Roi des rois pour l’Eternité.
C’est la raison pour laquelle, dans la théophanie (Ap 4 5-9) décrite par l’apôtre Jean dans son Apocalypse, ils servent tous les quatre, sous l’aspect propre à chacun, de fondement et de couronne au Trône où siège celui qui est, qui était et qui doit venir, et qui est l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin de tout ce qui était, est et sera.
Et leurs voix, unies à celles des vingt-quatre vieillards (C’est-à-dire des douze principaux patriarches et des douze plus grands prophètes, ou prophètes majeurs) chantent un hymne de louange éternel à celui qui est très Saint et Tout-Puissant.

Lecture
Il faut donc oser dire que, de toutes les Écritures, les évangiles sont les prémices et que, parmi les évangiles, les prémices sont celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est reposé sur la poitrine de Jésus et n’a reçu de Jésus Marie pour mère.
Et, pour être un autre Jean, il faut devenir tel que, tout comme Jean, on s’entende désigner par Jésus comme étant Jésus lui-même.
Car, selon ceux qui ont d’elle une opinion saine, Marie n’a pas d’autre fils que Jésus ; quand donc Jésus dit à sa mère : « Voici ton fils » et non : « Voici, cet homme est aussi ton fils », c’est comme s’il lui disait : « Voici Jésus que tu as enfanté. »
En effet, quiconque est arrivé à la perfection « ne vit plus, mais Le Christ vit en lui » et, puisque le Christ vit en lui, il est dit de lui à Marie : « Voici ton fils », Le Christ.
Origène, Sur l’Évangile de Jean

Date de dernière mise à jour : 27/12/2023

Commentaires

  • du Fayet

    1 du Fayet Le 26/01/2016

    Je dois dire que ceux qui récusent le Fait que st Jean n' aurait pas fondé d' Eglise est totalement faux Il suffit d' aller en Turquie pour les voir
  • ChoMi

    2 ChoMi Le 09/11/2020

    Bonjour,
    Après avoir visité le site sur l'île de Patmos dans le Dodécanèse, il me semble que St Jean évangéliste et St Jean de l'Apocalypse ne sont pas les mêmes personnes...
    Cordialement !

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