Eucharistie du Jeudi 31 Octobre 2019 : Jeudi de la 30ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

Eucharistie du Jeudi 31 Octobre 2019 : Jeudi de la 30ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

Fête de Saint Wolfgang de Ratisbonne, Évêque (934-994).
Fête de Saint Alphonse Rodriguez, Jésuite (1533-1617).
Fête de Saint Feuillen, Prêtre et Abbé († v. 655).
Fête de Saint Quentin, Martyr (IIIe s.).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,31b-39… Psaume 109(108),21-22.26-27.30-31… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,31-35.
Commentaire de Saint Jérôme (347-420), Prêtre, traducteur de la Bible, Docteur de l'Église.
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autres commentaires de l’Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez (Barcelona, Espagne).
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Jeudi 31 Octobre 2019 : Fête de Saint Wolfgang de Ratisbonne, Évêque (934-994).
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Saint Wolfgang de Ratisbonne.

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Jeudi 31 Octobre 2019 : Fête de Saint Alphonse Rodriguez, Jésuite (1533-1617).
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Saint Alphonse Rodriguez.

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Jeudi 31 Octobre 2019 : Fête de Saint Feuillen, Prêtre et Abbé († v. 655).
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Saint Feuillen.

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Jeudi 31 Octobre 2019 : Fête de Saint Quentin, Martyr (IIIe s.).
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Saint Quentin, Martyr.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,31b-39.
Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.
alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le glaive ?
En effet, il est écrit : C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir.
Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,
ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

 

Psaume 109(108),21-22.26-27.30-31.
Mais toi, Seigneur Dieu, agis pour moi à cause de ton nom. Ton amour est fidèle : délivre-moi.
Vois, je suis pauvre et malheureux ; au fond de moi, mon cœur est blessé.
Aide-moi, Seigneur mon Dieu : sauve-moi par ton amour !
Ils connaîtront que là est ta main, que toi, Seigneur, tu agis.
A pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur, je le louerai parmi la multitude,
car il se tient à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,31-35.
À ce moment-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu !
Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

 

Commentaire du jour.
Saint Jérôme (347-420), Prêtre, traducteur de la Bible, Docteur de l'Église.
Traité sur le psaume 95 : CCL 78, p. 154-155 ; Lettre 58,2-4 : PL 22, 580 (trad. Orval)

« Jérusalem, Jérusalem, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants »

La Croix du Christ est le soutien du genre humain : sur cette colonne est bâtie sa demeure. Quand je parle de la Croix, je vise non pas le bois mais la Passion.
Cette Croix, elle se trouve aussi bien en Bretagne qu'en Inde, et dans l'univers entier... Heureux celui qui porte dans son cœur la Croix et la Résurrection, ainsi que le lieu de la Naissance et le lieu de l'Ascension du Christ.
Heureux celui qui possède Bethléem dans son cœur et dans le cœur de qui Le Christ naît chaque jour...
Heureux celui dans le cœur de qui Le Christ ressuscite chaque jour parce que chaque jour il fait pénitence pour ses péchés même légers.
Heureux celui qui chaque jour s'élève du Mont des Oliviers au Royaume des Cieux, là où sont grasses les olives et où naît la Lumière du Christ...

Ce n'est pas d'avoir été à Jérusalem, mais d'avoir bien vécu à Jérusalem que l'on doit se féliciter.
La cité qu'il faut chercher, ce n'est pas celle qui a tué les prophètes et versé le Sang du Christ, mais celle qu'un fleuve impétueux met en liesse (Ps 46,5), celle qui, bâtie sur une montagne, ne peut être cachée (Mt 5,12), celle que l'apôtre Paul proclame la mère des Saints et en laquelle il se réjouit de résider avec les Justes (Ga 4,26-27).

 

Autre commentaire du jour.
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant

L’épisode est étrange et son interprétation difficile. L’intervention des pharisiens a-t-elle pour but d’avertir Jésus du danger qu’il court, ce qui supposerait que Jésus compte des amis dans leur parti ?
Ou agissent-ils au nom d’Hérode qui veut chasser de son territoire ce Rabbi encombrant ? Les deux interprétations sont fragiles car on voit mal les pharisiens se préoccuper du sort de Jésus, mais on a tout autant de peine à les imaginer dans le rôle de porte-parole d’Hérode Antipas, cet usurpateur du trône de David.
Plus probablement s’agit-il d’une coalition des frères ennemis qui se sont entendus sur cette stratégie pour tenter d’éloigner celui dont ils redoutent l’influence - nous avions déjà assisté à ce genre d’alliance contre-nature à propos de la question de l’impôt dû à César.
Tout comme les pharisiens, le tétrarque craint en effet de s’opposer ouvertement à Jésus en raison de la sympathie que lui témoignent les foules ; mais il appréhende également la réaction des Romains devant l’influence grandissante de ce prédicateur, susceptible de devenir un agitateur politique malgré lui.
Comme un renard qui se cache en plein jour et ne chasse que de nuit, Hérode tente d’éloigner Jésus par ruse, en le menaçant.
Mais le Seigneur n’a que faire des intrigues des hommes : sa vie est entre les mains de Dieu son Père, et « nul ne peut rien arracher de sa main » (Jn10, 29).
Ses actions - chasser les démons et opérer des guérisons - prouvent qu’il vient de Dieu et agit en son Nom.
Peut-être la progression étalée sur trois jours est-elle significative de la Passion désormais proche : le premier jour, le Vendredi-Saint, Jésus triomphe du démon ; le Samedi il guérit les âmes des justes retenues prisonnières de l’Hadès, et au matin de Pâques, il atteint le but en étant intronisé à la droite du Père.
Jésus sait que le plan de Dieu se réalisera à son Heure, en se servant précisément des projets meurtriers de ses ennemis.
Aussi monte-t-il à Jérusalem dans la pleine conscience de ce qui l’attend. Mais loin de s’apitoyer sur son sort, c’est sur la Ville Sainte qu’il pleure, comme une mère sur des enfants qui courent à leur perte en refusant la main qu’elle leur tend.
Le « vous n’avez pas voulu » s’oppose orgueilleusement au « j’ai voulu rassembler tes enfants ». Jérusalem n’a pas reconnu la présence de Dieu dans son Envoyé, Temple véritable de la Nouvelle Alliance.
Aussi « Dieu abandonne-t-il ce temple entre les mains » de ceux qui s’apprêtent à le détruire. Mais la mort du Juste ne sera pas le dernier mot : Jésus ressuscitera, et ce jour-là les yeux des aveugles s’ouvriront pour accueillir Le Christ vainqueur qui seul donne sens à nos vies.
Car « si Dieu n’a pas refusé son propre Fils, s’il l’a livré pour nous tous, comment pourrait-il avec Lui ne pas nous donner tout ? » (1ère lect.)

« “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de ton Amour, Seigneur, qui est en Jésus Notre-Seigneur” (1ère lect.).
Rien, si ce n’est mon refus d’accueillir ta grâce, mon obstination à prétendre parvenir à me sauver moi-même, par mes propres œuvres prétendument méritoires.
Non ce n’est pas toi qui me condamne, “puisque Jésus-Christ est mort pour moi ; plus encore : il est ressuscité, il est à ta droite et intercède pour moi” (Ibid.) ; mais je suis à moi-même mon propre juge et bourreau en “ne voulant pas” venir me réfugier sous les ailes de ta miséricorde : ton Fils en qui tu m’as réconcilié avec toi, et l’Esprit Saint que tu as envoyé pour la rémission de mes péchés.
Aussi je t’en supplie, Seigneur : arrache de ma poitrine mon cœur de pierre, et donne-moi un cœur simple qui sache reconnaître tes bienfaits. Alors je pourrai “te rendre grâce à pleine voix et te louer parmi la multitude, car tu te tiens à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent” (Ps 108). »

Père Joseph-Marie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_274
Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez (Barcelona, Espagne).

«Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!»

Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32).
Avec cette attitude, Le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels.
Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le Martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend.
Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le Martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde.
Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel.
Les seuls à rester sont les Missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35).
Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, Chrétiens du XXIème siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien.
Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://us3.campaign-archive.com/?e=078dfcefda&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=7f5496ba0f

 

HYMNE : QU'IL SOIT BÉNI

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez plus vos cœurs !
Il vient à nous sans faste,
Grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Entendez-le qui parle,
Sortez tous de l'erreur !
Malheur à l'homme riche
S'il ne veut écouter
Le Christ de la Promesse
Qui vient nous racheter !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il montre à tous les humbles
La face du Sauveur !
A lui sont en partage
La gloire et le pouvoir,
Ce qu'à la fin des âges
Les peuples pourront voir !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il donne aux misérables
La paix du Bon Pasteur,
Il est doux. Il est humble.
Son joug sera léger!
Et c'est lui qui nous mène
Jusqu'à la liberté !

 

HYMNE : PÈRE DU PREMIER MOT

Père du premier mot
Jailli dans le premier silence
Où l’homme a commencé,
Entends monter vers toi,
Comme en écho,
Nos voix
Mêlées aux chants que lance
Ton Bien-Aimé.

Père du premier jour
Levé sur les premières terres
Au souffle de l’Esprit,
Voici devant tes yeux,
Comme en retour,
Le feu
Qui prend au cœur les frères
De Jésus Christ.

Père du premier fruit
Gonflé de la première sève
Au monde ensemencé,
Reçois le sang des grains
Qui ont mûri,
Et viens
Remplir les mains qui cherchent
Ton Premier-Né.

 

HYMNE : Ô PÈRE, SOURCE DE L’AMOUR

Ô Père,
Source de l’amour,
Tu nous as gardés en ce jour
Dans ta tendresse.
Si je n’ai pas compris ta voix,
Ce soir je rentre auprès de toi,
Et ton pardon me sauvera
De la tristesse.

Seigneur,
Étoile sans déclin,
Toi qui vis aux siècles sans fin,
Près de ton Père !
Ta main, ce jour, nous a conduits,
Ton corps, ton sang nous ont nourris :
Reste avec nous en cette nuit,
Sainte lumière.

Seigneur,
Esprit de vérité,
Ne refuse pas ta clarté
À tous les hommes.
Éteins la haine dans les cœurs,
Et que les pauvres qui ont peur
D’un lendemain sans vrai bonheur
En paix s’endorment.

Seigneur,
Reviendras-tu ce soir
Pour combler enfin notre espoir
Par ta présence ?
La table est mise en ta maison
Où près de toi nous mangerons.
Pour ton retour, nous veillerons
Pleins d’espérance.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Nous te prions, Seigneur, Toi qui es la vraie Lumière et le Créateur de la Lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté.

 

Parole de Dieu : (Rm 14, 17-19)… (Office des Laudes).
Le Royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est Justice, Paix et Joie dans L’Esprit Saint.
Celui qui sert Le Christ de cette manière-là plaît à Dieu, et il est approuvé par les hommes. Recherchons donc ce qui contribue à la Paix, et ce qui nous associe les uns aux autres en vue de la même construction.

 

Parole de Dieu : (1 P 1, 22-23)… (Office des Vêpres).
En obéissant à la Vérité, vous vous êtes purifiés pour vous aimer sincèrement comme des frères. D’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres, car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable, sa Parole vivante qui demeure.

Date de dernière mise à jour : 31/10/2019

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