Eucharistie du Dimanche 22 Décembre 2019 : Quatrième Dimanche de l’Avent (Année A).

Eucharistie du Dimanche 22 Décembre 2019 : Quatrième Dimanche de l’Avent (Année A).

Fête de Sainte Françoise-Xavière Cabrini, Vierge et Fondatrice des «Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur », Sainte Patronne des émigrés (1850-1917).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre d'Isaïe 7,10-16… Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6… Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Commentaire de Léon XIII, Pape de 1878 à 1903.
Autre commentaire de Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), Moine Cistercien.
Autre commentaire de Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
Autre commentaire de Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Jean-Louis D'Aragon, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).
Autre commentaire de l’Abbé Pere GRAU i Andreu (Les Planes, Barcelona, Espagne).
Révélations de Marie à Maria Valtorta sur cet épisode de Joseph.
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Antienne, Oraison et Parole de Dieu.

Sainte francoise xaviere cabrini 11

Dimanche 22 Décembre 2019 : Fête de Sainte Françoise-Xavière Cabrini, Vierge et Fondatrice des «Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur », Sainte Patronne des émigrés (1850-1917).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Françoise-Xavière Cabrini.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 7,10-16.
Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond des vallées ou bien en haut sur les sommets. »
Acaz répondit : « Non, je n'en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l'épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
Eh bien ! Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, (c'est-à-dire : Dieu-avec-nous).
De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon.

 

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7.
Moi Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé par Dieu pour être Apôtre, mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle
que Dieu avait déjà promise par ses prophètes dans les saintes Écritures, je m'adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome.
Cette Bonne Nouvelle concerne son Fils : selon la chair, il est né de la race de David ;
selon l'Esprit qui sanctifie, il a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
Pour que son nom soit honoré, nous avons reçu par lui grâce et mission d'Apôtre afin d'amener à l'obéissance de la foi toutes les nations païennes,
dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
Vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, que la grâce et la paix soient avec vous tous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse

 

Commentaire du jour.
Léon XIII, Pape de 1878 à 1903.
Encyclique « Quanquam pluries »

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

Les raisons et les motifs spéciaux pour lesquels Saint Joseph est nommément le patron de l'Église et qui font que, en retour, l'Église espère beaucoup de sa protection et de son patronage, sont que Joseph fut l'époux de Marie et qu'il fut réputé le père de Jésus Christ.

De là ont découlé sa dignité, sa faveur, sa sainteté, sa gloire. Certes, la dignité de la Mère de Dieu est si haute qu'il ne peut être créé rien au-dessus.
Mais, toutefois, comme Joseph a été uni à la bienheureuse Vierge par le lien conjugal, il n'est pas douteux qu'il n'ait approché plus que personne de cette dignité suréminente par laquelle la Mère de Dieu surpasse de si haut toutes les natures créées.

Le mariage est, en effet, la relation personnelle et l'union la plus intime de toutes, qui entraîne de sa nature la communauté des biens entre l'un et l'autre conjoints.
C'est pourquoi, en donnant Joseph pour époux à la Vierge, Dieu lui donna non seulement un compagnon de sa vie, un témoin de sa virginité, un gardien de son honneur, mais encore, en vertu même du pacte conjugal, un participant de sa dignité sublime.

Semblablement, Joseph brille entre tous par la plus grande dignité parce qu'il a été, par la volonté divine, le gardien du Fils de Dieu, regardé par les hommes comme son père.
D'où il résultait que le Verbe de Dieu était humblement soumis à Joseph, qu'il lui obéissait et qu'il lui rendait tous les devoirs que les enfants sont obligés de rendre à leurs parents.

De cette double dignité découlaient d'elles-mêmes les charges que la nature impose aux pères de famille, de telle sorte que Joseph était le gardien, le gérant et le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef...
Or, la divine maison que Joseph gouverna comme avec l'autorité du père contenait les prémices de l'Église naissante...
Telles sont les raisons pour lesquelles ce bienheureux Patriarche regarde comme lui étant particulièrement confiée la multitude des chrétiens qui compose l'Église.

 

Commentaire du jour.
Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), Moine Cistercien.
Sermon pour l'Annonciation (trad. cf coll. Pain de Cîteaux, n°24, p. 216 et Solesmes, Lectionnaire, t. 1, p. 395).

« On lui donnera le nom d'Emmanuel »

« Emmanuel, qui se traduit ‘ Dieu avec nous. ’ » Oui, Dieu avec nous ! Jusqu'alors, il était Dieu au-dessus de nous, Dieu en face de nous, mais aujourd'hui il est « Emmanuel ».
Aujourd'hui il est Dieu avec nous dans notre nature, avec nous dans sa grâce ; avec nous dans notre faiblesse, avec nous dans sa bonté ; avec nous dans notre misère, avec nous dans sa miséricorde ; avec nous par Amour, avec nous par lien de famille, avec nous par tendresse, avec nous par Compassion.

Dieu avec nous ! Vous n'avez pas pu, vous les fils d'Adam, monter au Ciel pour être avec Dieu (cf Dt 30,12) ; Dieu descend du Ciel pour être Emmanuel, Dieu avec nous.
Il vient chez nous pour être Emmanuel, Dieu avec nous, et nous, nous négligeons de venir à Dieu pour être avec Lui !
« Vous, humains, jusqu'à quand votre cœur sera-t-il appesanti ? Pourquoi aimer le néant et chercher le mensonge ? » (Ps 4,3)
Voici venue la vérité : « pourquoi aimer le néant ? » Voici venue la Parole vraie et inaltérable : « pourquoi chercher le mensonge ? » Voici Dieu avec nous.

Comment pourrait-il être davantage avec moi ? Petit comme moi, faible comme moi, nu comme moi, pauvre comme moi — en tout, il est devenu semblable à moi, prenant ce qui est mien et donnant ce qui est sien.
Je gisais mort, sans voix, sans sens ; la lumière même de mes yeux n'était plus avec moi.
Aujourd’hui est descendu cet homme si grand, « ce prophète puissant en œuvres et en paroles » (Lc 24,19).
Il a « posé son visage sur mon visage, sa bouche sur ma bouche, ses mains sur mes mains »
(2R 4,34), et il s'est fait Emmanuel, Dieu avec nous ! 

 

Autre commentaire de Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
http://www.carmel.asso.fr/4eme-Dimanche-de-l-Avent-A.html

Par l’action de L’Esprit-Saint

Dieu a fait en elle « de grandes choses », les choses les plus merveilleuses qui puissent enrichir une créature humaine : enfanter Le Fils de Dieu, donner ses traits à Celui qui est au-delà de tout visage, et pourtant cette grâce immense a tous les dehors d’un drame.
Marie ne peut faire comprendre ce que Dieu seul a fait ; elle ne peut, à elle seule, introduire Joseph dans le plan de Dieu, et elle se réfugie dans le silence, un silence qui la condamne parce Dieu seul pourrait le lever.
Or Dieu répond à la détresse de Marie en envoyant son Messager à Joseph : « Ne crains pas !
Tout ce que tu constates et qui te paraît un non-sens est l’œuvre mystérieuse de Ton Dieu.
Accepte ce bébé et nomme-le Jésus, car par Lui Dieu sauvera son peuple de ses péchés et le délivrera en une fois de ce poids qu’il traîne au long des siècles comme une chape de malheur. »
Ainsi les voies de Dieu déroutent l’homme, mais pour le mettre sur le chemin de la joie, du don parfait et de la totale obéissance.
Les espérances terrestres perdent de leur éclat, parce que Dieu réserve à l’homme un trésor dans le Ciel, qui sera manifesté quand le Ressuscité se manifestera, mais qui surpassera toutes les attentes de ce monde.
Ce qui n’était pas monté au cœur de l’homme et ne pouvait pas y monter, Dieu le réalisera au jour de la Gloire par des chemins connus de lui seul, mais qui sont autant d’inventions de son Amour de Père.

Dieu se plaît à surprendre, et toute son œuvre porte la marque du paradoxe : du plus petit des clans de Juda doit sortir celui qui gouvernera Israël ; Celui qui paraîtra parmi les hommes remonte à l’aube des siècles, une Vierge va enfanter, son Enfant sera à lui seul la Paix, et sa puissance s’étendra jusqu’au bout de la Terre.
La même disproportion se fait jour dans la vie de toutes celles que le Seigneur appelle : d’une humble femme aux pieds meurtris par les cahots du chemin, Dieu fait une reine et lui fait épouser son dessein, qui est de réconcilier avec lui tous les hommes ; d’une Baptisée qui chaque jour doit se convertir il fait une ouvrière de son plan de Salut ; d’une pauvre enfouie dans le silence d’un Carmel il tire des trésors de Bonté, de Pardon et de Joie.

Tel est le parti pris de Dieu, tel est son style qui nous dépayse et nous prend en porte-à-faux, nous qui avons l’habitude de tout calculer selon ce qui se voit.
La seule chose qu’une jubilaire ait envie de célébrer, c’est la fidélité de Son Dieu qui l’a guidée si longtemps par des sentiers inconnus et imprévisibles, mais qui se sont tous révélés des chemins de son Amour.
Dieu a le secret de faire de chaque vie une œuvre irremplaçable et de tout peser au seul poids de la Charité.
Face à ces choix divins, nos réussites humaines pâlissent, et le plus sûr, le plus apaisant et le plus décisif, est de laisser à Dieu tout bilan de notre vie.

C’est la grâce mariale du grand âge, que la Mère de Dieu ne refuse jamais à celles qui lui font confiance.
Nous n’avons pas d’autre chose à chanter que le regard de Dieu qui s’est posé sur nous. Nous n’avons pas d’autre joie, au fond du cœur, que celle de lui appartenir pour toujours parce qu’il a daigné se souvenir de notre humilité.
Aucune autre ambition ne nous habite que de rejoindre Le Fils de Dieu pour le grand repos qu’il nous prépare, pour le jubilé du Ciel qui durera l’éternité, avec tous ceux que notre amour aura rapprochés de Lui.
La Vierge Marie nous y attend, elle que nous n’aurons cessé ici-bas de regarder, de chanter et de servir.
Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

 

Commentaire du jour.
Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
Homélies sur ces paroles de l'Évangile : « L'ange fut envoyé », n°2, 13-15 (trad. Œuvres mystiques, Seuil 1953,  p. 924 rev.)

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

« Joseph, l'époux de Marie, était juste et ne voulait pas la dénoncer ; il décida donc de la renvoyer secrètement. » (Mt 1,19)
Parce qu'il était juste, il ne voulait pas la déshonorer.
Il n'aurait pas été juste, ni s'il s'était fait son complice après l'avoir jugée coupable, ni si, reconnaissant son innocence, il l'avait condamnée.
C'est pourquoi il prit le parti de la renvoyer secrètement. Mais pourquoi la renvoyer ?... Pour la même raison, disent les Pères, qui incitait Pierre à repousser Le Seigneur en disant : «Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur » (Lc 5,8).
De même le centurion lui fermait sa porte en disant : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8,8) .

Joseph, qui se considérait comme pécheur, se disait qu'il était indigne de garder plus longtemps dans sa maison une femme dont l'excellence et la supériorité lui inspiraient la vénération et la crainte.
Il la voyait porter en elle le signe indubitable de la présence divine ; incapable de comprendre le mystère, il voulait la renvoyer.
Saint Pierre a craint la toute-puissance divine ; le centurion a été effrayé par la présence de la majesté du Christ.
Joseph, en homme qu'il était, a été saisi d'épouvante devant un miracle si neuf et un mystère si impénétrable ; c'est pour cela qu'en secret il méditait de renvoyer Marie.
Ne vous étonnez pas de voir Joseph se juger indigne de vivre aux côtés de la Vierge enceinte ; Sainte Élisabeth non plus n'a pas pu supporter sa présence sans être saisie de crainte et de respect : « Comment se fait-il que la Mère de Mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1,43)...

Pourquoi la renvoyer en secret ? Pour qu'on ne cherche pas la cause de leur séparation et qu'on ne vienne pas exiger des explications.
Qu'aurait pu répondre ce juste à...des gens toujours prêts à contester ? S'il avait dévoilé ses pensées, s'il s'était dit convaincu de la pureté de sa fiancée, ces gens sceptiques l'auraient tourné en dérision, et ils auraient lapidé Marie...
Joseph a eu donc raison, lui qui ne voulait ni mentir ni diffamer... Mais l'ange lui dit : « Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de L'Esprit Saint ».

 

Autre commentaire du jour.
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Les textes de la liturgie focalisent de plus en plus notre attention sur la naissance de Jésus. Aujourd’hui, c’est le passage qui fait immédiatement suite à celui de la généalogie du Christ chez Saint Matthieu qui s’offre à notre méditation.

Dans cette généalogie qui remonte à Abraham en passant par David, la transmission du sang s’interrompt subitement (cf. versets antérieurs à ceux de l’Évangile de ce jour).
Le père, dont les listes généalogiques exaltaient le rôle d’engendrement, s'efface maintenant devant l'irruption inattendue d'une femme :
« Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit – littéralement : « fut engendré » - Jésus, que l'on appelle Christ. »
La forme verbale passive – fut engendré – renvoie à Dieu Lui-même, ce que confirme l'engendrement d'en haut, que nous lisons aujourd'hui :
« Marie fut enceinte par l'action du Saint Esprit », alors qu'elle « avait été accordée en mariage à Joseph ».

Le lien conjugal étant déjà contracté, la loi obligeait à dénoncer l’épouse infidèle. Joseph n’envisage absolument pas cela, ce qui prouve qu’il ne soupçonnait pas Marie d’une quelconque infidélité.
Il décide au contraire de la « répudier en secret » pour s’effacer devant un mystère qui le dépasse assumant par la-même l’opprobre de ce geste non motivé.

Mais l’Ange va amener Joseph à reconsidérer sa décision. Le lien conjugal que Joseph était prêt à rompre va au contraire se voir confirmé : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse… » et se révéler comme le fondement de sa mission d’assurer auprès de Jésus une véritable paternité en lui donnant un nom : « elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire ‘le Seigneur sauve’), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

En accueillant Marie et le fruit de ses entrailles, Joseph fait entrer l’enfant divin dans la lignée de David et l’adopte légalement en lui imposant le nom indiqué par l’ange.
N’oublions pas que chez les Juifs, le père est, bien plus que le géniteur, celui qui donne un nom à l’enfant c’est à dire celui qui accepte la responsabilité d’éduquer cet enfant et de le conduire jusqu’à l’âge adulte.

Matthieu s’adresse à des Juifs qui connaissent la prophétie d’Isaïe dans le livret de l’Emmanuel, qu’il cite d’ailleurs peu après.
Voilà pourquoi il annonce sans détour que « Marie se trouve enceinte par la vertu de L’Esprit-Saint ».
La question que se pose le lecteur Juif, et que Matthieu laisse transparaître, est la suivante : comment un enfant, fût-il le fils d’une vierge, peut-il hériter du trône de David ?
Car personne ne peut rien prendre qui ne lui soit donné du Ciel.
La réponse est donnée par l’Ange. Ce n’est pas un homme, même fils de David, qui introduit le Messie dans sa lignée, c’est Dieu seul.

Apparaît ici le rôle essentiel que Joseph joue dans l’économie du Salut. Il est celui qui reçoit le Sauveur d’Israël. Il est le fils de David qui adopte le Fils de Dieu.
Par l’humble accueil qu’il fait de l’Emmanuel dans sa lignée, il est le Juste par excellence. Comme tous les justes, comme Jean Baptiste, il attendait le Messie mais lui seul reçoit la mission de jeter un pont entre » les deux testaments.

Comme tous les justes devant l’intervention de Dieu dans leur vie, il se reconnaît pauvre, pécheur : comme Moïse ôtant ses sandales, comme Isaïe terrifié par l’apparition du Dieu trois fois Saint, comme Élisabeth se demandant pourquoi la mère de son Seigneur vient à elle, comme le centurion de l’Évangile, comme Pierre enfin disant : « Éloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur ».

« Saint Joseph, ton attitude a manifesté ton oui au projet de Salut de Dieu. Ton oui était essentiel à l’accomplissement de la Promesse.
Car si le oui de Marie était indispensable pour que Le Fils de Dieu puisse se faire chair, le tien l’était aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David.
Saint Joseph, merci pour le oui de ta Foi. »

Frère Élie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/I_28
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne).

Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse

Aujourd'hui, la Liturgie de la Parole nous invite à considérer le merveilleux exemple de Saint Joseph. Il fut extraordinairement généreux et délicat envers Marie, sa fiancée.

Il est hors de doute que tous deux étaient d'excellentes personnes, qui s'aimaient plus que tout autre couple. Mais, en même temps, il faut reconnaître que le Très-Haut voulut que leur amour conjugal passât par des circonstances très exigeantes.

Le Pape Jean Paul II a écrit que «le christianisme est la surprise d'un Dieu qui s'est mis du côté de sa créature».
De fait, c'est Lui qui prit “l'initiative”: pour venir en ce monde, il n'a pas attendu que nous le méritions.
Malgré ça, il propose cette initiative, il ne l'impose pas: c'est tout juste s'il ne demande pas la permission, dirions-nous.
Sa vocation de Mère de Dieu, il la proposa à Marie —mais ne la lui imposa pas! «Lui, qui avait eu le pouvoir de tout créer à partir du néant, refusa de refaire sans le concours de Marie ce qui avait été profané» (Saint Anselme).

Mais Dieu ne demande pas seulement notre permission; il veut aussi que nous participions à ses plans, et que cette participation soit héroïque. Et tel fut le cas pour Marie et Joseph. L'Enfant Jésus avait besoin de parents.
Mieux, il avait besoin de parents héroïques, qui durent se battre pour défendre la vie du “petit Rédempteur”.

Il est très beau que Marie n'ait révélé que fort peu de détails de son enfantement: un événement aussi emblématique n'est raconté qu'en deux versets (cf. Lc 2,6-7).
Elle fut en revanche plus diserte sur la délicatesse de Joseph, son époux, envers elle. Le fait est que «avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de L'Esprit Saint» (Mt 1,19), et pour ne pas risquer de ternir sa réputation, Joseph était prêt à disparaître discrètement et à renoncer à son amour (circonstance qui entraînait un certain discrédit social).
Ainsi, avant que la loi de la charité n'ait été promulguée, Saint Joseph la pratiquait déjà: Marie (et sa juste relation avec elle) fut sa loi.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/I_29
Abbé Pere GRAU i Andreu (Les Planes, Barcelona, Espagne).

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit

Aujourd'hui la Liturgie nous invite à réfléchir et à admirer la personne de Saint Joseph, un homme vraiment bon.
On dit de Marie qu'elle était Bénie entre toutes les femmes (cf. Lc 1,42). Sur Joseph on a écrit que c'était un Juste (cf. Mt 1,19).

On doit tous à Dieu Le Père, le Créateur, notre identité individuelle en tant que personnes façonnées à son image et ressemblance, dotés d'une liberté réelle et radicale.
Et en réponse à ce don de liberté nous pouvons l'utiliser soit pour rendre gloire à Dieu comme il se doit, soit pour devenir quelque chose de déplaisant et de désagréable à ses yeux.

Soyons assurés que Joseph, par son travail, son engagement à son milieu familial et social a captivé le "Cœur" du Créateur, qui l'a considéré comme son homme de confiance pour collaborer dans la mission de Rédemption de l'humanité par Son Fils qui s'est fait homme comme nous.

Prenons donc exemple sur la loyauté de Joseph —prouvée depuis le début— et de son dévouement tout au long de sa vie —étroitement— unie à celle de Marie et de Jésus.

Nous avons fait de lui le patron et l'intercesseur de tous les pères de famille, biologiques ou non, qui doivent aider leurs enfants afin qu'ils puissent répondre à Dieu de la même façon que Joseph l'a fait.
Nous l'avons fait patron de l'Église, en tant qu'entité liée à Son Fils, et nous continuons à entendre les paroles de Marie quand elle retrouve son Fils Jésus qui s'était "perdu" dans le Temple: «Ton père et moi…» (Lc 2,48).

C'est ainsi qu'avec Marie notre Mère, nous découvrons Joseph en tant que Père. Sainte Thérèse de Jésus a écrit: «J'ai pris comme avocat et patron le glorieux Saint Joseph en me confiant beaucoup à lui (…).
Jusqu'à maintenant, je ne me rappelle pas lui avoir demandé quelque chose qu'il ne m'ait pas accordé».

Il est un Père spécialement pour tous ceux qui ont entendu l'appel du Seigneur au Ministère du Sacerdoce, place que Jésus Lui-même nous cède pour guider son Église.
Glorieux Saint Joseph! Protège nos familles, protège nos communautés, protège tous ceux qui ont répondu à l'appel de la vocation Sacerdotale... et espérons qu'ils soient nombreux.

 

J’aimerais aussi apporter ici un témoignage de Marie (révélé à Maria Valtorta) qui rétabli cet oubli sur Saint Joseph…Marie est alors enceinte de 3 à 4 mois lorsque Joseph la retrouve après son séjour chez Élisabeth et qu’il découvre son état, n’étant pas au courant de l’Annonciation de l’Ange Gabriel !!!

Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 41 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…

"Si Joseph avait été moins saint, Dieu ne lui aurait  pas accordé sa lumière".

Marie dit :
Mon
Joseph aussi a eu sa Passion. Et elle commença à Jérusalem quand il se rendit compte de mon état, et elle a duré des jours comme pour Jésus et pour moi. Et spirituellement elle ne fut pas moins douloureuse. C'est uniquement par la sainteté de Joseph, mon époux, qu'elle s'est maintenue sous une forme tellement digne et secrète qu'elle est passée peu connue à travers les siècles.

Oh ! Notre première Passion ! Qui peut en dire l'intime et silencieuse intensité ? Qui peut en dire ma douleur en constatant que le Ciel ne m'avait pas encore exaucée en révélant à Joseph le mystère ?

Qu'il l'ignorait, je l'avais compris en le voyant à mon égard simplement respectueux comme à l'ordinaire. S'il avait su que je portais en moi le Verbe de Dieu, il aurait adoré ce Verbe en mon sein, avec des actes de vénération dus à Dieu, et il n'aurait pas manqué de les faire, comme moi je n'aurais pas refusé de les recevoir, non pas pour moi, mais pour Celui qui était en moi, que je portais comme l'Arche d'Alliance portait les tables de la Loi et les vases de la manne.

Qui peut dire mon combat contre le découragement qui tentait de m'accabler pour me persuader que j'avais espéré en vain dans le Seigneur ?

Oh ! Je crois que ce fut une rage de Satan ! Je sentais le doute me saisir aux épaules et allonger ses tentacules pour emprisonner mon âme et l'arrêter dans sa prière.

Le doute, si dangereux, mortel pour l'esprit. Mortel car c'est bien la première attaque de la maladie qui se nomme "désespoir" et contre laquelle l'esprit doit réagir de toutes ses forces pour ne pas voir périr son âme et perdre Dieu.

Qui pourrait dire avec une exacte vérité la douleur de Joseph, ses pensées, le trouble de ses affections ?
Comme une petite embarcation prise dans une grande bourrasque, il se trouvait dans un tourbillon d'idées opposées, de réflexions plus pénibles et plus cruelles l'une que l'autre.

En apparence, c'était un homme trahi par sa femme. Il voyait crouler en même temps son bon renom et l'estime du monde à cause d'elle, il se voyait déjà montré du doigt et l'objet de la compassion du pays.
Il voyait l'amour et l'estime qu'il avait pour moi tomber morts devant l'évidence du fait.

Ici sa sainteté resplendit encore plus que la mienne, et j'en témoigne avec mon amour d'épouse, car je veux que vous l'aimiez, mon Joseph, cet homme sage et prudent, patient et bon, qui n'est pas étranger au mystère de la Rédemption, auquel il a été intimement lié, parce qu'il usa sa douleur et lui-même pour celui-ci, en sauvant le Sauveur au prix de son sacrifice et par sa grande sainteté.

S'il avait été moins saint, il aurait agi humainement en me dénonçant comme adultère pour me faire lapider et faire périr avec moi le fruit de mon péché.
S'il avait été moins saint, Dieu ne lui aurait pas donné la lumière pour le guider en une telle épreuve.

Mais Joseph était saint. Son esprit, toute pureté, vivait en Dieu. La charité en lui était ardente et forte.
Et par sa charité, il vous sauva le Sauveur, tant en ne me dénonçant pas auprès des anciens, qu'en laissant tout par une prompte obéissance pour emmener Jésus en Égypte.
Journées peu nombreuses, mais terribles par leur intensité, celles de la passion de Joseph et de ma passion, de cette première passion dont je dus souffrir.
Car je comprenais sa souffrance et ne pouvais la lui enlever aucunement pour rester fidèle à l'ordre de Dieu qui m'avait dit : "Tais-toi !"

Et quand à notre arrivée à Nazareth, je le vis me quitter après un laconique salut, courbé et vieilli, pour ainsi dire, en peu de temps, quand je vis qu'il ne venait pas chez moi le soir comme il en avait l'habitude, je vous le dis, mes fils, mon cœur éploré eut à souffrir une douleur aiguë.
Enfermée dans ma maison, seule, dans la maison où tout me rappelait l'Annonciation et l'Incarnation, et où tout me ramenait au cœur le souvenir de Joseph uni à moi dans une virginité sans tache, je dus résister au découragement, aux insinuations de Satan et espérer, espérer, espérer.
Et prier, prier, prier. Et pardonner, pardonner, pardonner à Joseph son soupçon, sa révolte de juste indigné.

Mes fils : il faut espérer, prier, pardonner, pour obtenir que Dieu intervienne en notre faveur. Vous aussi vous avez à vivre votre passion. Vos fautes l'ont méritée.
Je vous enseigne comment la surmonter et la transformer en joie. Espérez sans mesure, priez sans défiance, pardonnez pour qu'il vous soit pardonné.
Le pardon de Dieu, mes fils, sera la paix a laquelle vous aspirez.

 

Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 43 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…
"Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs".

Marie dit :
"Que personne n'interprète d'une manière inexacte ma pâleur. Elle ne provenait pas d'une crainte humaine.
Humainement j'aurais dû m'attendre à la lapidation. Mais ce n'était pas le motif de ma crainte. Je souffrais de la douleur de
Joseph. Même la pensée qu'il m'aurait accusée ne me troublait pas en elle-même.
Seulement il me déplaisait qu'en s'arrêtant à la pensée de m'accuser il manquât à la charité. Quand je le vis, mon sang ne fit qu'un bond à cause de cela. C'était le moment où un juste aurait pu offenser la Justice en manquant à la charité.
Et qu'un juste y manquât, lui qui n'y manquait jamais, cela m'aurait causé la plus extrême douleur.

Si je n'avais pas porté l'humilité à son extrême limite comme je l'ai dit à Joseph, je n'aurais pas mérité de porter en moi Celui qui, pour effacer l'orgueil de la race humaine s'anéantissait, Lui, qui était Dieu, jusqu'à devenir un homme.
Je t'ai fait voir cette scène qu'aucun évangile ne rapporte parce que je voulais attirer l'attention des hommes trop étrangère aux conditions essentielles pour plaire à Dieu et recevoir dans le cœur sa continuelle venue.

Foi. Joseph a cru aveuglément à la parole du messager céleste. Il ne demandait qu'à croire parce qu'il était sincèrement convaincu que Dieu est bon et qu'à lui, qui avait espéré dans le Seigneur, le Seigneur n'aurait pas réservé la douleur d'être trahi, trompé, bafoué par son prochain.
Il ne demandait qu'à croire en moi, parce que, honnête comme il l'était, il ne pouvait penser qu'avec douleur que les autres ne le fussent pas.
Il vivait la Loi, et la Loi dit : "Aime ton prochain comme toi-même" (Lévitique 19 18). Nous nous aimons tellement que nous nous croyons parfaits même quand nous ne le sommes pas. Pourquoi alors cesser d'aimer le prochain à la pensée qu'il est imparfait ?

Charité absolue. La charité qui sait pardonner, qui veut pardonner. Pardonner d'avance, en excusant dans son cœur les défauts du prochain. Pardonner tout de suite en accordant toutes les circonstances atténuantes au coupable.

Humilité absolue comme la charité. Savoir reconnaître qu'on a manqué, même par une simple pensée, et ne pas avoir l'orgueil, plus nuisible encore que la faute qui précède, de se refuser à dire : "Je me suis trompé".

Dieu excepté, tout le monde se trompe. Quel est celui ou celle qui peut dire : "Je ne me trompe jamais" ? Et l'humilité encore plus difficile : celle qui sait tenir cachées les merveilles de Dieu en nous, quand il n'est pas nécessaire de les faire connaître pour Lui en donner la louange, pour ne pas déprécier le prochain qui n'a pas reçu ces dons particuliers de Dieu.

S'il le veut, oh ! S’il le veut, Dieu se révèle Lui-même en son serviteur !

Élisabeth me "vit" telle que j'étais, mon époux me reconnut pour ce que j'étais, quand ce fut l'heure pour lui de le savoir.

Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs. Il en est amoureusement pressé, car toute créature qu'Il élève à une mission particulière, est une gloire nouvelle qui s'ajoute à la sienne infinie, parce que c'est le témoignage de ce qu'est l'homme tel que Dieu le voulait : une perfection mineure qui reflète son Auteur.

Restez dans l'ombre et dans le silence, ô privilégiés de la Grâce, pour pouvoir entendre les uniques paroles qui sont "vie", pour pouvoir mériter d'avoir au-dessus de vous et en vous le Soleil qui éternellement resplendit.

Oh ! Lumière plus que bienheureuse, qui es Dieu, qui es la joie de tes serviteurs, resplendis sur ces serviteurs qui t'appartiennent, qu'ils en exultent en leur humilité en te louant, Toi seul qui disperses les orgueilleux, mais qui élèves les humbles qui t'aiment, (Luc 1 52) jusqu'aux splendeurs de ton Royaume."

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://jesusaujourdhui.com/2019-12-22/Jesus-naitra-de-Marie

 

HYMNE : AUBE NOUVELLE

Aube nouvelle dans notre nuit :
Pour sauver son peuple, Dieu va venir.
Joie pour les pauvres, fête aujourd'hui :
Il faut préparer la route au Seigneur.

Bonne nouvelle, cris et chansons :
Pour sauver son peuple, Dieu va venir.
Voix qui s'élève dans nos déserts :
Il faut préparer la route au Seigneur.

Terre nouvelle, monde nouveau :
Pour sauver son peuple, Dieu va venir.
Paix sur la terre, ciel parmi nous :
Il faut préparer la route au Seigneur.

 

HYMNE : VIENNE LA ROSÉE SUR LA TERRE

Vienne la rosée sur la terre,
Naisse l’espérance en nos cœurs,
Brille dans la nuit la lumière
Bientôt va germer le Sauveur.
Au désert un cri s’élève
Préparez les voies du Seigneur.

Berger d’Israël, tends l’oreille,
Descends vite à notre secours ;
Et nos yeux verront tes merveilles,
Nos voix chanteront ton amour.
Fille de Sion, tressaille,
Le Seigneur déjà vient vers toi.

Réveille, ô Seigneur, ta vaillance,
Établis ton règne de paix ;
Que les peuples voient ta puissance,
Acclament ton Nom à jamais.
L’univers attend ta gloire,
Et nous préparons ton retour.

 

HYMNE : TOI QUI VIENS POUR TOUT SAUVER

Toi qui viens pour tout sauver,
L’univers périt sans toi ;
Fais pleuvoir sur lui ta joie,
Toi qui viens pour tout sauver.

Viens sauver tes fils perdus,
Dispersés, mourant de froid ;
Dieu qui fus un jour en croix,
Viens sauver tes fils perdus.

Viens offrir encore ton pain
Et ton vin aux miséreux ;
Pour qu’ils voient le don de Dieu,
Viens offrir encore ton pain.

Toi qui viens pour tout sauver,
Fais lever enfin le jour
De la paix dans ton amour,
Toi qui viens pour tout sauver.

 

Antienne du 22 Décembre.
VI – 22 décembre

O REX gentium et desideratus earum,
lapis angularis qui facis utraque unum:
veni et salva hominem quem de limo formasti.

Ô Roi des nations (Jérémie 10, 7), objet de leur désir (Aggée 2, 7), pierre angulaire (Isaïe 28, 16) qui réunit juifs et païens en un seul peuple (Ephésiens 2, 14): viens sauver l’homme que tu as façonné à partir du limon.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Que ta grâce, Seigneur Notre Dieu, se répande en nos cœurs : par le message de l'Ange, tu nous as fait connaître l'Incarnation de Ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa Passion et par sa Croix jusqu'à la Gloire de la Résurrection.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (Rm 13, 11-12)... (Office des Laudes).
C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil. Car le Salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.
La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche.
Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière.

 

Parole de Dieu : (Ph 4, 4-5)... (Office des Vêpres).
Soyez toujours dans la Joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la Joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes.
Le Seigneur est proche.

Date de dernière mise à jour : 22/12/2019

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