Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ (1er s.). Fête le 22 Juillet.

Lundi 22 Juillet 2024 : Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ, appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.).
La Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.

Sainte marie madeleine

Marie-Madeleine fera désormais l'objet d'une Fête Liturgique

(RV) La Mémoire Liturgique de Sainte-Marie Madeleine sera élevée au rang de Fête dans le calendrier romain.
La décision, voulue par le Pape François, est annoncée dans un décret de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements.
Cette décision se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la Miséricorde Divine.
Dans un commentaire publié par L’Osservatore Romano, le secrétaire de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, rappelle que dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem, Saint Jean-Paul II met en relief le rôle particulier de Marie de Magdala.
Elle est la première à rencontrer Le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. C'est pour cela qu'on l'a même appelée «l'Apôtre des apôtres».

Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la Vérité Divine aux femmes, sur un pied d'égalité avec les hommes.
Le décret publié ce Vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la Mission du Christ et de l’Église.
Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé Le Christ et que Le Christ a tant aimée.

Lorsque Jésus lui dit : «Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers Le Père», c’est à toute l’Église que cette invitation s’adresse, pour qu’elle entre dans une expérience de Foi capable de dépasser toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin.
Ces mots ont une portée ecclésiale et constituent une leçon pour les disciples de Jésus afin qu’ils ne cherchent pas les certitudes humaines ou les titres mondains, mais la Foi dans Le Christ vivant et ressuscité.
Voilà pourquoi la Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.

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http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1549/Sainte-Marie-Madeleine.html

Sainte Marie-Madeleine

Pénitente, disciple du Christ (1er s.)

Elle est la première à rencontrer Le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres.
C'est pour cela qu'on l'a même appelée 'l'Apôtre des apôtres'.

Outre Marie, mère de Jésus, les évangiles nous parlent de plusieurs Marie. Nous fêtons aujourd’hui Marie de Magdala, Madeleine dont Jésus avait chassé sept démons.
Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres.
Lors du crucifiement, elle se tient à distance, mais, après la descente de Croix, elle suit Joseph d’Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques pour les rites de sépulture.
C’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître.
"Rabbouni, Maître" c’est son acte de Foi.

Le culte de Marie Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay.
Découvrez aussi la grotte où selon la tradition de Provence sainte Marie-Madeleine aurait vécu les trente dernières années de sa vie.

Elle est la patronne du diocèse du Var - Dès les premiers siècles Chrétiens, Pénitents, Saints, rois, Papes viennent accomplir leur pèlerinage à la grotte de la Sainte-Baume auprès de Sainte Marie-Madeleine.
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)


Marie Madeleine dans la Bible (source AELF):
- Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. [Mt - 27 : 61]
- Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. [Mt - 28 : 01]
- Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, [Mc - 15 : 40]
- Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis. [Mc - 15 : 47]
- Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. [Mc - 16 : 01]
- Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. [Mc - 16 : 09]
- ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), [Lc - 8 : 02]
- C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. [Lc - 24 : 10]
- Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. [Jn - 19 : 25]
- Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. [Jn - 20 : 01]

Délivrée de sept démons par Le Seigneur Jésus, elle s’attacha avec Amour à ses pas, le suivit jusqu’au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d’entre les morts et de porter aux autres disciples l’annonce de la Résurrection.
Martyrologe romain

"Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Celui que tu cherches, tu le possèdes et tu ne le sais pas ? Tu as la vraie et l’éternelle Joie, et tu pleures ?
Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors. Ton cœur est mon tombeau. Je n’y suis pas mort, mais j’y repose vivant pour toujours. "
(Prière d’un Moine inconnu du 13ème s.).

Stebaume28Pour un approfondissement sur la Sainte Baume
> > > La Grotte de Marie-Madeleine Pénitente

 

Madeleine mdm 2Fresque représentant différentes scènes de la vie de Marie-Madeleine, à l'Église de la Madeleine de Mont-de-Marsan.
Photo de Jibi44.

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/f2052def-531e-4bdc-b320-4c6d28ee110e

Sainte Marie-Madeleine
(Ier siècle)

Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie.
Après la mort de ses parents, Marie vivait dans les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse.

En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où Le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan.
Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son Salut, car Le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite Pénitence.

C'est elle qui, ayant un jour suivi Le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé. »

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile ; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part. »

Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Marie-Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines.
Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité :
« Marie ! » s'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'Amour : « Ô mon Maître ! »

D'après une tradition française, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles.
La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille.
Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes.

Quant à Marie-Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de Pénitence et d'Amour.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Croix ste marie madeleine saint michel greve

http://www.monasterodibose.it/fr/priere/martyrologe/964-juillet/2419-22-juillet

MARIE-MADELEINE, témoin à l’égal des Apôtres

Originaire de Magdala, bourgade du bord du lac de Tibériade, Marie-Madeleine fut délivrée, par la parole de Jésus, des sept démons qui la possédaient ; elle suivit dès lors le Seigneur partout, le servant fidèlement, jusqu’à sa passion.
Pour cette raison, elle fut témoin de sa mort et de sa sépulture.

Après le sabbat, Marie se rendit avec les autres femmes au sépulcre, portant les aromates, d’où le nom de « myrrhophore » qu’on lui attribue. C’est à elle, la première, que le Seigneur ressuscité apparut, l’appelant par son nom tandis qu’elle pleurait dans le jardin. Alors Marie de Magdala courut porter la nouvelle aux disciples, « apôtre des apôtres » comme le dit la tradition.
En Occident, à partir de Grégoire le Grand, Marie-Madeleine est identifiée à la pécheresse pardonnée de l’Évangile de Luc, pardonnée parce qu’elle avait beaucoup aimé. Aussi est-elle devenue celle qui sait ce que veut dire beaucoup pécher et beaucoup aimer, celle qui pleure sur ses péchés et pleure la mort du Maître, en demeurant dans l’attente.

Exemple pour ceux qui se repentent et pour ceux qui, enflammés par l’amour divin, veillent dans l’attente, Marie Madeleine est une figure qui a servi de référence dans tous les mouvements de réforme de l’Église, en particulier pour les mouvements de réforme monastique en Occident, qui se sont multipliés au XI ème siècle.

Lecture
Seigneur, tu as allumé dans le cœur de Marie-Madeleine le feu d’un immense Amour pour Le Christ, qui lui avait rendu la liberté de l’esprit, et tu lui as inspiré le courage de le suivre fidèlement jusqu’au Calvaire. Et même après la mort sur la Croix, elle a cherché son Maître avec une telle passion qu’elle est arrivée à rencontrer Le Seigneur ressuscité et à annoncer la première aux apôtres la joie pascale.
(Liturgie romaine)

Prière
Seigneur Notre Dieu, c’est à Marie Madeleine que Ton Fils Bien-Aimé a confié la première annonce de la Joie Pascale ; accorde-nous, à sa Prière et à son exemple, la grâce d’annoncer Le Christ Ressuscité et de la contempler un jour dans la Gloire. Lui qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Magdalareliques 2Reliques de Marie de Magdala conservées dans la Basilique de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (Var-France).

Commentaires personnels (2).
En approfondissement la vie de Sainte Marie-Madeleine, Jésus (au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta) explique pourquoi il s’est montré à Marie-Magdeleine en premier.


Et après qu’à la Pure, à laquelle par droit de Sainteté et de Maternité il est juste qu’aille son Fils-Dieu, je me présente à la femme rachetée, à celle qui est le chef de file, à celle qui représente toutes les créatures féminines que je suis venu délivrer de la morsure de la luxure, pour qu’elle dise à celles qui vont vers Moi pour guérir, qu’elles aient foi en Moi, qu’elles croient en ma Miséricorde qui comprend et pardonne, que pour vaincre Satan qui fouille leurs chairs, elles regardent ma Chair ornée des cinq plaies.

Je ne me fais pas toucher par elle. Elle n’est pas la Pure qui peut toucher sans le contaminer le Fils qui revient au Père. Elle a encore beaucoup à purifier par la pénitence, mais son amour mérite cette récompense.
Elle a su ressusciter par sa volonté du tombeau de ses vices, étrangler Satan qui la possédait, défier le monde par amour pour son Sauveur, elle a su se dépouiller de tout ce qui n’est pas amour, elle a su n’être plus que L’Amour qui se consume pour son Dieu.


Et Dieu l’appelle : “Marie”. Entends-la répondre: “Rabboni !” Il y a son cœur dans ce cri. C’est à elle, qui l’a mérité, que je donne la charge d’être la messagère de la Résurrection.

Et encore une fois elle sera méprisée comme si elle avait déliré.
Mais rien ne lui importe à Marie de Magdala, à Marie de Jésus, du jugement des hommes. Elle m’a vu ressuscité et cela lui donne une joie qui apaise tout autre sentiment.


Tu vois comme j’aime même celui qui a été coupable, mais a voulu sortir de la faute?
Ce n’est même pas à Jean que je me montre d’abord, mais à la Magdeleine. Jean avait déjà eu de Moi la qualité de fils.
Il le pouvait avoir car il était pur et il pouvait être le fils non seulement spirituel, mais aussi donnant et recevant ces besoins et ces soins qui concernent la chair, à la Pure et de la Pure de Dieu.

Marie-Magdeleine, la ressuscitée à la Grâce, a la première vision de la Grâce Ressuscitée.

Quand vous m’aimez jusqu’à vaincre tout pour Moi, je vous prends la tête et le cœur malades dans mes mains transpercées et je vous souffle au visage ma Puissance.
Et je vous sauve, je vous sauve, fils que j’aime. Vous redevenez beaux, sains, libres, heureux. Vous redevenez les fils aimés du Seigneur.
Je vous fais porteurs de ma Bonté parmi les pauvres hommes, les témoins de ma Bonté envers eux, pour les persuader d’Elle et de Moi.

Ayez, ayez, ayez foi en Moi. Ayez l’amour. Ne craignez pas.
Que vous rende sûrs de l’amour de votre Dieu tout ce que j’ai souffert pour vous sauver.


Ne nous moquons pas de Dieu (Rien de ce que nous faisons, vivons ou pensons ne lui est caché car il voit au plus profond de nos cœurs et de nos pensées), répondons à Son Amour par notre Amour vrai, pur et sincère (même s’il est bien faible), reconnaissons-nous pécheur et demandons Lui de nous pardonner et de nous guérir.

Et Lui, en merveilleux Père, nous tendra les bras, au Ciel, dans Son Royaume, en nous disant :
« Venez à Moi, vous qui êtes mes enfants bénis. Entrez dans La Joie de votre Père…Mon Royaume est à vous…Le veau gras a été servi…Réjouissez-vous pour l’éternité ».

Marie-Magdeleine de pécheresse se moquant de Dieu, rachetée par Dieu, est devenue une Amoureuse inconditionnelle de Dieu, Passionnée de Dieu, d’une Passion dévorante comme aucune autre vouant une reconnaissance éternelle et infinie à Son Sauveur.


Jésus dira d’elle (Marie de Magdala ) :
"C'est la plus grande ressuscitée de mon Évangile. Âmes qui avez erré, apprenez d'elle la Science qui prépare au Ciel".

Marie-Magdeleine après avoir été la plus grande pécheresse et prostituée de Magdala est devenu, à force de volonté et de ténacité la plus grande Amoureuse de Jésus, l’appelant amoureusement « Rabbouni », au point que Jésus dira à son frère Lazare juste avant Sa Passion et Sa Mort Crucifié sur La Croix :

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 9, chapitre 6 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
L'adieu à Lazare.


Jésus dit :
"Sais-tu qui, parmi mes plus intimes, confieras Jésus à Lazare, a su changer sa nature pour devenir du Christ, comme le Christ le veut ? Une seule : ta sœur Marie. Elle est partie d'une animalité complète et pervertie pour atteindre une spiritualité angélique.
Et cela par l'unique force de l'amour."


Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 10, chapitre 16 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…

Jésus ressuscité au Gethsémani.

Jésus Ressuscité dit (en parlant aux apôtres de Marie-Magdeleine et du Golgotha) :
Elle est aussi une des premières personnes à aller vénérer le Golgotha après la Passion de Jésus :

J’y suis mort. Et je l’ai sanctifié pour toujours. En vérité je vous dis que jusqu’à la fin des siècles il n’y aura pas de lieu plus saint que celui-là, et il attirera les foules de toute la Terre et de toutes les époques pour baiser cette poussière.
Et il y a déjà quelqu’un qui vous y a précédés, sans craindre les moqueries et les vengeances, sans craindre de se contaminer.
Et pourtant celle qui vous a précédés avait une double raison de craindre cela.” dira Jésus à ses apôtres craintifs


Marie-Magdeleine aimant déjà Jésus d’un véritable Amour a demandé à Jésus, peu de temps avant Sa Passion, à l’Aimer d’un Amour Infini.


Extrait de ma Réflexion n°2 : Qui est Marie ???
Aimons Dieu comme Marie-Magdeleine partie de très grande pécheresse et arrivée au sommet de l’Amour :
Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 8, chapitre 11 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé)…

Jésus à Béthanie.


Demande de Marie-Magdeleine à Jésus…peu après la Résurrection de Lazare, son frère.
"Alors, brûle-moi, Seigneur. Je te le demande en grâce."

"Ne te suffit-elle pas la force d'amour que tu possèdes ?"
"C'est trop peu, Seigneur. Elle pouvait servir pour aimer des hommes, pas pour Toi qui es le Seigneur infini."
"Mais justement parce que je suis tel, il serait alors nécessaire d'avoir un amour sans limites..."
"Oui, mon Seigneur. C'est cela que je veux. Que tu mettes en moi un amour sans limites."
"Marie, le Très-Haut, qui sait ce qu'est l'amour, a dit à l'homme : "Tu m'aimeras de toutes tes forces". Il n'exige pas davantage, car Il sait que c'est déjà un martyre d'aimer avec toutes ses forces…"
"N'importe, mon Seigneur. Donne-moi un amour infini pour t'aimer comme tu dois être aimé, pour t'aimer comme je n'ai aimé personne."

"Tu me demandes une souffrance semblable à un bûcher qui brûle et consume, Marie. Il brûle et se consume lentement... Penses-y."
"Il y a si longtemps que j'y pense, mon Seigneur, mais je n'osais te le demander. Maintenant je sais combien tu m'aimes. Maintenant vraiment je sais à quel point tu m'aimes, et j'ose te le demander. Donne-moi cet amour infini, Seigneur."

Jésus la regarde. Elle est devant Lui, encore amaigrie par les veilles et la souffrance, avec un vêtement modeste et une coiffure simple, comme une fillette sans malice, avec un visage pâle où s'allume le désir, les yeux suppliants et pourtant déjà étincelants d'amour, déjà plus séraphin que femme. C'est vraiment la contemplatrice qui demande le martyre de la contemplation absolue.

Jésus lui dit un seul mot après l'avoir bien regardée, comme pour mesurer sa volonté : "Oui"

"Ah ! Mon Seigneur ! Quelle grâce de mourir d'amour pour Toi !" elle tombe à genoux pour baiser les pieds de Jésus.

"Lève-toi, Marie, prends ces fleurs. Ce seront celles de tes noces spirituelles. Sois douce comme le fruit de l'amandier, pure comme sa fleur et lumineuse comme l'huile que l'on extrait de son fruit quand on l'allume, et parfumée comme cette huile quand saturée d'essences on la répand dans les banquets ou sur la tête des rois, parfumée par tes vertus. Alors vraiment tu répandras sur ton Seigneur le baume qui Lui sera infiniment agréable."

Marie prend les fleurs mais ne se lève pas de terre et embaume à l'avance par son amour avec ses baisers et ses larmes répandues sur les pieds de son Maître.
Sainte marie madeleine penitente disciple du christ 1er s 1

Autre commentaire personnel :
Et JESUS est mort pour MOI et pour me sauver.

Il a répandu Son Sang sur MOI pour obtenir ma Rédemption et me permettre d’aller dans Son Royaume pour l’éternité.

A moi, ensuite, de reconnaître mes fautes, de les regretter, de me convertir et de réparer le mal que j’ai fait, par des actes d’Amour, d’Humilité, de Compassion, de Miséricorde, ainsi que par mes prières, mes sacrifices et mes souffrances offertes avec Amour.

Marie-Magdeleine a souffert atrocement de réaliser le mal qu’elle avait fait par « son péché », mais contrairement à Saint Pierre qui après son reniement refusait de se relever en refusant de se pardonner tout en sachant que Jésus lui avait pardonné, que La Très Sainte Vierge Marie lui avait pardonné et que les autres apôtres, aussi coupables que lui par leur lâcheté en fuyant dès son arrestation, lui avait pardonné aussi…

Marie-Magdeleine a pris sur elle de se relever et d’affronter la honte de se retrouver en public face à ceux qui n’avait vu, ne voyait et ne verrais toujours en elle…que La prostituée de Magdala.

Marie-Magdeleine a pris sur elle d’Aimer amoureusement et inconditionnellement Jésus, de l’Aimer même à la folie…au risque de se faire moquer d’elle par ceux qui ne voyait en elle (ou qui ne désirait voir en elle…tellement elle était jolie, désirable…et avait su combler tant d’hommes de ses charmes !!!) qu’une prostituée…et vendant maintenant ses charmes à Jésus. 

Marie-Magdeleine a pris sur elle d’Aimer amoureusement et inconditionnellement Jésus, de l’Aimer même à la folie…au risque de faire dire et penser aux détracteurs de Jésus (notamment les juifs influents du Temple) que Jésus fréquentait assidûment les prostituées… pour satisfaire ses vices !!!

Marie-Magdeleine a pleuré amèrement d’embaumer de ses mains de pécheresse qui avait caressées langoureusement et donné tant de plaisirs à une multitude d’hommes…de ses mains corrompues par le vice...d’embaumer avec ses mains Son Dieu...La Pureté Infinie...L’Amour Vrai et Infini.

Elle devait le faire car elle était la seule à avoir assez de force de caractère pour le faire tellement toutes les femmes de l’entourage de Jésus étaient effondrées…quand à La Très Sainte Vierge Marie…elle était en train de vivre La Passion du Christ…une armée d’épées lui traversant le cœur (voir ma Réflexion n°6 : Le Samedi Saint ).

Elle devait le faire…mais que de souffrances et de pleurs.

(Voir l’extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 10, chapitre 1 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, que j’ai cité en début de cette Réflexion, lorsque Marie-Magdeleine entend les cris de Pierre en train de gémir…Le matin de la Résurrection).

Pour retrouver ces deux commentaires ainsi que l’intégralité de ma Réflexion (n°64), ouvrir le lien suivant sur mon site :
> > > Fête de Marie-Madeleine

 MagdalaammannitoCi-dessus, illustration de Renato Ammannito d'après les descriptif de Maria Valtorta.

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/MarieMagdala.htm

Marie de Magdala ou Marie-Madeleine.

La disciple passionnée.

Présentation générale

Myriam, surnommée familièrement "Miri" par sa sœur Marthe, naît à Antioche de Syrie vers l'an 4, d'un père syrien, Théophile, gouverneur local de la province, et d'Euchérie, une judéenne de la lignée royale de David.

À Jérusalem, où ses parents s'installent, elle ne tarde pas à créer le scandale : "À peine pubère elle s'est montrée légère. Mais, depuis quatre ans !!!" rapporte Judas (Tome 2, chapitre 63). Après son divorce, elle mène une vie dissolue à Magdala, dans la propriété qu'elle a héritée de ses parents, morts de chagrin.
Elle y brûle sa vie en compagnie d'amants successifs et pousse l'un d'eux au meurtre par jalousie (Tome 3, chapitre 43).
Ce scandale permanent rejailli aussi sur Lazare, son frère aîné, qui déserte son palais de Sion, à Jérusalem pour se réfugier dans la propriété de leur sœur Marthe, à Béthanie.

Mais les rencontres avec Jésus – dont celle, provocatrice, du Sermon sur la Montagne (Tome 3, chapitre 34) - et certains évènements dramatiques, dont le meurtre qu'elle occasionne, l'amènent à évoluer.
C'est pour elle, qui écoute cachée derrière un muret, que Jésus dit la parabole de la brebis perdue (Tome 4, Chapitre 94).

Sa conversion intervient au terme de combats internes violents, tout à son image (Tome 5, chapitre 67) : elle se précipite chez Simon, le pharisien où Jésus dîne. Elle essuie de ses cheveux les pleurs qu'elle verse sur ses pieds (Tome 4, chapitre 97). Bouleversée, elle se réfugie à Nazareth auprès de la Vierge Marie (Tome 4, Chapitre 100).

À partir de ce moment, elle rejoint le groupe des femmes-disciples qui suivent épisodiquement la troupe apostolique et l'aide de leurs biens.
Son caractère fougueux, mis jusqu'ici au service de la vie dissolue, se retourne au service de Jésus avec la même intensité : elle affronte le mépris de ses anciens amants, l'hostilité grandissante du Sanhédrin, revit dans le délire de son frère Lazare mourant tout le mal qu'elle a fait.
Elle connaît le dépouillement après la richesse : "Moi, je vous dis ce que vous ne savez pas : que tous les biens personnels de Marie (sœur) de Lazare sont pour les serviteurs de Dieu et pour les pauvres du Christ" (Tome 4, Chapitre 140).

Jésus confie à Lazare : "Sais-tu qui, parmi mes plus intimes, a su changer sa nature pour devenir du Christ, comme le Christ le veut ?
Une seule : ta sœur Marie. Elle est partie d'une animalité complète et pervertie pour atteindre une spiritualité angélique. Et cela par l'unique force de l'amour" (Tome 9, Chapitre 6).
Son impétuosité, la force de son amour, la position sociale qu'elle occupe comme protégée de l'administration romaine dont son père était issu, en font un personnage de premier plan dans l'Évangile comme dans l'œuvre de Maria Valtorta.

Elle choisit "la meilleure part" aux pieds de Jésus quand sa sœur Marthe s'active aux devoirs de l'hôtesse (Tome 5, chapitre 67). Elle prophétise la Passion par l'onction de Béthanie. (Tome 8, chapitre 47).

Les soins qu'elle procure à son frère mourant, sont l'occasion d'une dernière purification : dans son délire, Lazare lui fait revivre toutes les étapes douloureuses de son passé honteux (Tome 8, chapitre 4).
Jésus lui avait confié : "Tu es une des âmes que Satan hait le plus, mais tu es aussi une des plus aimées de Dieu" (Tome 7, chapitre 180).

Impétueuse, elle tient tête au Sanhédrin, sur le Golgotha (Tome 9, chapitre 29), par sa seule autorité.
La même qui maintient le courage des femmes disciples dans les heures troubles qui suivent la mort de Jésus (du Tome 9, chapitre 30, jusqu'au chapitre 35).

Elle est la première à voir le tombeau vide, Tout son amour éclate enfin dans son cri affectueux qui salue Jésus ressuscité : "Rabbouni !" (Tome 10, chapitre 5).

Elle est aussi une des premières personnes à aller vénérer le Golgotha après la Passion de Jésus :
"Il y a déjà quelqu’un qui vous y a précédés, dit Jésus ressuscité à ses apôtres craintifs. sans craindre les moqueries et les vengeances, sans craindre de se contaminer.
Et pourtant qui vous a précédés avait une double raison de craindre cela" (Tome 10, chapitre 16).

Jésus avait prophétisé la fin de vie érémitique de Marie de Magdala : "Il n'y a pas d'autre voie pour toi, Marie, que l'amour.
En effet quelle que soit la voie que tu prendras, elle sera toujours amour. Amour si tu rends service en mon nom. Amour si tu évangélises. Amour si tu t'isoles. Amour si tu te martyrises. Amour si tu te fais martyriser. Tu ne sais qu'aimer, Marie. C'est ta nature" (Tome 8, chapitre 11).
Dans ce même dialogue, Marie de Magdala souhaite le martyre par l'amour. Il lui est accordé : "Quelle grâce de mourir d'amour pour Toi !".

Caractère et aspect

Marie a environ 23 ans quand elle croise, en compagnie de quelques fêtards, Jésus en Galilée. Elle est grande, blonde, avec des "tresses grosses comme le bras, descendant jusqu’aux genoux".
Sa voix de contralto, passionnée et chaude, est à l'unisson de son caractère fougueux. Sa beauté est servie par un regard très vif, des yeux et des mains splendides.
 Sa physionomie rappelle celle de sa mère, une sainte, selon l'avis de ceux qui l'ont connue (Tome 2, chapitre 63).

La fin de vie de Marie Madeleine

Les persécutions contre les Chrétiens s'accentuent avec l'avènement d'Hérode-Agrippa 1er et la famille de Béthanie s'expatrie : "… avec une extrême douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter ailleurs la Parole divine qui ici aurait été étouffée par les juifs" (Tome 10, chapitre 34).
Ceci corrobore la tradition bien établie sur leur exil en Gaule : Lazare à Marseille, Marthe à Tarascon, Marie à la Sainte-Baume et leur intendant Maximin* dans la ville qui porte son nom.

D'ailleurs, dans une vision rapportée dans les Cahiers de 1944, Maria Valtorta voit la mort de Marie Madeleine dans une grotte qui semble être celle de la Sainte Baume (Provence).
Elle meurt aux alentours de l'an 80 de notre ère, probablement à l'âge de 75 ans environ.

On suppose que la fin de sa vie se passe dans la douleur si l’on en croit cette phrase de Jésus à Maria Valtorta :
"Puis viendra le jour où je dirai comme à Marie de Magdala mourante : Repose-toi. Il est temps pour toi de reposer. Donne-moi tes épines. Il est temps de roses. Repose-toi et attends" (Tome 1, chapitre 22).

Ce chemin aboutit à la félicité finale : "Marie, une bonne servante pour Moi. Aujourd'hui plus qu'hier. Demain plus qu'aujourd'hui. Jusqu'à ce que je te dise : Cela suffit, Marie. C'est l'heure de ton repos.

" - C'est dit, Seigneur, lui répond Marie Madeleine. Je voudrais que tu m'appelles, alors. Comme tu as appelé mon frère hors du tombeau. Oh ! appelle-moi, Toi, hors de la vie !

"- Non, pas hors de la vie, dit Jésus. Je t'appellerai à la Vie, à la vraie Vie. Je t'appellerai hors du tombeau qu'est la chair et la Terre. Je t'appellerai aux Noces de ton âme avec Ton Seigneur" (Tome 8, chapitre 11).

Marie-Magdeleine est parti dans le midi de La France.
Fête le 22 Juillet. Selon une tradition bien établie, elle s’est exilée en Provence avec toute la famille de Béthanie, après la Résurrection de Jésus et probablement poussée par les persécutions naissantes.
Cette émigration ne peut surprendre, la Gaule Narbonnaise (sud de la France de l'époque romaine) était, à cette époque, un lieu d'éloignement comme nous le confirme les sources historiques. On y retrouve en effet bannis et disgraciés comme Hérode Antipas et Hérodiade (St Bertrand de Comminges dans le Pyrénées), Pilate (Vienne de France) et Claudia Procula (Narbonne)... Ce n'est donc pas étonnant que ce lieu d'éloignement ait porté refuge à la famille persécutée.

Ermite dans le massif de la Sainte Baume, elle y est morte à l'âge de 70/75 ans environ. Son tombeau, à Saint Maximin (Var), tenu par les dominicains, est le troisième tombeau de la chrétienté. Voir "Le premier siècle chrétien" de Jean Aulagnier sur l’authenticité probable de cette tradition (éditions Résiac). L'ostentation de ses reliques a lieu dans la Basilique de Saint-Maximin à partir du 22 Juillet et pendant huit jours. On peut aussi faire un pèlerinage à la grotte de la Sainte-Baume, toute proche.
Maria Valtorta, dans sa vision du 30 mars 1944, confirme cet exil dans la grotte de la Sainte-Baume (même si la précision n'est pas donnée). Cette vision décrit notamment la mort de Marie Madeleine.
Un doute demeure cependant pour la localisation de la grotte : Maria Valtorta croit distinguer le reflet de la mer.

La grotte serait donc sur le versant opposé au sanctuaire actuel, à moins que ce reflet indique un lac ou une rivière. À noter aussi que, contrairement à la tradition, Maximin n'est pas présent à sa mort (mais il peut avoir été prévenu).

Son nom

En hébreu Miriâm ????. Ce nom répandu peut désigner l'amertume ou "celle qui est élevée", "Prophétesse" ou le féminin de "Seigneur".
La tradition Chrétienne joue, notamment pour la Vierge Marie, du rapprochement avec "mar yam", goutte d'au de mer, ce qui est traduit en latin par le vocable Stella Maris, l'étoile de la mer.

En savoir plus sur ce personnage

Marie Madeleine est fêtée le 22 Juillet. Chaque année, à cette date, l'ostentation de ses reliques (sa tête) a lieu à la Basilique de Saint-Maximin en Provence.

Ce personnage fascinant a donné lieu de tous temps à de nombreux écrits. La Légende Dorée de Jacques de Voragine (XIIIème siècle) fait écho à certains éléments repris dans Maria Valtorta : "Marie, surnommée Magdeleine, du château de Magdalon, naquit des parents les plus illustres, puisqu'ils descendaient de la race royale.
Son père se nommait Syrus et sa mère Eucharie. Marie possédait en commun avec Lazare, son frère et Marthe, sa sœur, le château de Magdalon, situé à deux milles de Génézareth, Béthanie qui est proche de Jérusalem, et une grande partie de Jérusalem.
Ils se partagèrent cependant leurs biens de cette manière : Marie eut Magdalon d'où elle fut appelée Magdeleine, Lazare retint ce qui se trouvait à Jérusalem, et Marthe posséda Béthanie".

Ce même ouvrage, se référant à Hégesippe, un historien du IIème siècle, atteste « qu'elle vint au territoire d'Aix, s'en alla dans un désert où elle resta inconnue l’espace de trente ans".
Dès le début du Vème siècle, Jean Cassien qui établit une communauté Monastique à la Sainte Baume, à 20 km de Saint-Maximin, confirmait cette tradition.

Pour Anne-Catherine Emmerich, la famille de Béthanie s'est bien exilée en Gaule.

Selon Jean Aulagnier, cette présence des Saints de Béthanie explique l'évangélisation précoce de la Gaule qui ne peut se référer à aucun apôtre contrairement aux autres régions de l'empire romain.

La Basilique de Saint-Maximin s'honore d’abriter les tombeaux d'autres Saints liés, selon Maria Valtorta, à la famille de Béthanie: Suzanne*, la jeune épouse de Cana et une des femmes qui suivaient Jésus16, Marcelle* la servante de Marthe, Sidoine* l'aveugle-né17, et plus loin en Provence, Sara*, une des femmes-disciples.

Une partie des reliques de Marie Madeleine, transportées au 11ème siècle en Bourgogne, à Vézelay, a fondé la célèbre Basilique Sainte-Madeleine et ses pèlerinages.
Ceux de Saint-Maximin trouvent un regain d'intérêt, au 13ème siècle, avec la découverte de tombeaux perdus de vue pendant les siècles.
Celui de Marie-Madeleine est découvert en 1279 par Charles II d’Anjou, le neveu du roi Saint-Louis : l’emplacement lui a été indiqué par la Sainte elle-même !
Avec l’appui du Pape Boniface VII, il fait construire sur sa tombe une Basilique et un Couvent.
Le chantier entrepris en 1295, dura trois siècles et vit s’épanouir le plus grand édifice gothique de Provence, toujours debout.

Copie 15

http://missel.free.fr/Sanctoral/07/22.php

Biographie

Marie-Madeleine, ainsi nommée en l'évangile selon saint Luc[1] parmi les femmes qui suivent Jésus depuis la Galilée, se retrouve dans les récits de la Passion et de la Résurrection. Son identité avec Marie de Béthanie et la pécheresse[2] est depuis toujours discutée. Si la chose était de nature à pouvoir être parfaitement éclaircie, elle devrait l'être à présent, puisque tant d'habiles personnages l'ont traitée.

1° La pécheresse

Invité chez un pharisien, Jésus, la Sagesse de Dieu[3], accueille les pécheurs. Sa parole révèle la puissance de l'amour et la grâce du pardon à l'homme trop préoccupé de soi et peu conscient de son médiocre amour. L'attitude de Simon se caractérise par une triple inaction, alors que la pécheresse multiplie les gestes de repentir et d'amour qui, loin d'être pour Jésus une cause de scandale, manifestent une profonde contrition ; d'elle-même elle dénoue sa chevelure[4] et vénère les pieds du Maître avec une intense émotion. L'onction des pieds est un geste extraordinaire, signe d'un amour d'une intensité exceptionnelle. Le pharisien doute du caractère prophétique de Jésus qui se laisse toucher par une pécheresse au détriment de sa propre pureté, mais Jésus connaît le cœur de cette pénitente et, délicatesse suprême, il ne lui révèle la connaissance de ses péchés qu'au moment de les lui pardonner.

Ce texte fonde la nécessité de la contrition parfaite pour la rémission des péchés et son antériorité par rapport à elle, bien que cette contrition est elle-même le fruit de la grâce prévenante du Dieu de pardon. Il souligne l'importance de la foi dans le salut du pécheur, message si utile dans la maison du pharisien. Tandis qu'elle s'en va en paix, elle porte en elle le royaume de Dieu.

2° Disciple de Jésus.

En l'évangile selon saint Luc[5], Marie, appelée la Magdaléenne, est la première nommée des femmes qui assurent la subsistance de Jésus et des Douze. Ces femmes, étroitement associées à la vie du Maître, sont avec lui, ce qui est le propre de la vocation apostolique[6], mais leur présence est un acte permanent de reconnaissance envers celui qui les a guéries d'esprits mauvais et de maladies. Marie-Madeleine est privilégiée, puisqu'elle a été libérée de sept démons[7]. Le passé n'est mentionné que dans la mesure où il est vaincu par Jésus, et où l'être racheté se trouve désormais intimement lié à lui. Peut-on l’assimiler à la pécheresse ? La possession démoniaque n'est pas, de soi, synonyme de péché, mais en l'évangile selon saint Jean[8], l'équivalence est établie entre être pécheur et avoir un démon.

On la retrouve dans les récits de la Passion et peut-être avant, si on l’identifie à Marie de Béthanie. On remarque que Marie de Béthanie, comme la pécheresse et Marie de Magdala, se complait aux pieds de Jésus et connaît en même temps de grands élans d'amour ; on ne peut interpréter le deuxième verset du onzième chapitre de l'évangile selon saint Jean comme une allusion à la seule onction de Béthanie. L'unification des trois donne une cohérence certaine aux récits de la Passion. La relation entre l'onction et la mort apparaît plus étroite, si la femme qui pose un geste prophétique de grande portée, souligné par Jésus, est assimilée à celle qui est présente au pied de la croix et au tombeau.

Saint Marc[9] et saint Matthieu[10] signalent sa présence à quelque distance de la Croix, en tête des femmes qui ont suivi et servi Jésus depuis la Galilée ; l'évangile selon saint Jean[11] la place au pied de la croix près de Marie et de la femme de Cléophas. Les synoptiques la montrent au sépulcre regardant où l'on dépose le corps[12]. Elles furent, pour l'Église primitive, les témoins de la réalité de cet ensevelissement et les garantes d'une connaissance exacte de l'emplacement du tombeau de Jésus. Comparée à l'attitude des apôtres au cours de la Passion[13], la présence des femmes au Calvaire témoigne d'une fidélité sans faille et d'une communion persévérante aux épreuves du Christ. Ce sont elles qui accomplissent la parole de Jésus aux disciples : Vous êtes, vous, ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves[14].

Apôtre des apôtres[15]

Les évangiles de Pâques notent la présence de Marie-Madeleine au tombeau. Marc et Luc soulignent le côté négatif de son attitude : perplexité, crainte devant le vide du tombeau. Marc achève par leur étonnant silence, tandis que Matthieu montre leur grande joie, leur hâte à remplir leur mission, et décrit une rapide apparition de Jésus : et elles de s'approcher et d'étreindre ses pieds en se prosternant devant lui[16], détail qui permet de rendre compte de la réaction de Jésus en l'évangile selon saint Jean (XX 17). Saint Marc dit qu’il est d'abord apparu à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons.

Ici, En l’évangile selon saint Jean, Marie quitte deux fois le tombeau pour aller vers les disciples : la première fois, d'elle-même, pour annoncer la disparition du Seigneur ; la seconde fois, envoyée en mission pour révéler la présence du Ressuscité auprès du Père et de ses frères. Son amour pour le Christ apparaît dans toute son intensité : ses pleurs, mentionnés quatre fois, révèlent la profondeur du vide qu'elle ressent et l'épaisseur de son ignorance du mystère. Elle est si préoccupée de retrouver le corps qu'elle est incapable de reconnaître le Vivant. Sa foi ne s'éveille qu'à l'écoute de son nom : Marie. Un retournement total s'opère, elle retrouve son Maître avec le désir de ne plus le quitter. Mais Jésus l'invite à dépasser l'ordre du sensible pour devenir l'annonciatrice du mystère pascal. La relation de Marie-Madeleine à son Seigneur subit ici une véritable mutation, une transfiguration dans le feu de l'Esprit : Marie est appelée à le rejoindre là où il va, auprès du Père et dans l'Eglise, avec les frères.

[1] Evangile selon saint Luc,VIII 2.

[2] Evangile selon saint Luc,VII, 36-50.

[3] Evangile selon saint Luc,VII, 34-35.

[4] Livre des Nombres,V 11-31.

[5] Evangile selon saint Luc,VIII 1-3.

[6] Evangile selon saint Marc,III 14.

[7] Evangile selon saint Luc,XI 24-26.

[8] Evangile selon saint Jean,VIII 46-49.

[9] Evangile selon saint Marc, XV 40-41.

[10] Evangile selon saint Matthieu, XXVII 55-56.

[11] Evangile selon saint Jean, XIX 25.

[12] Evangile selon saint Marc, XV 47 ; évangile selon saint Matthieu, XXVII 61 ; évangile selon saint Luc, XXIII 55 et XXIV 10.

[13] Evangile selon saint Matthieu, XXVI, 56.

[14] Evangile selon saint Luc,XXII, 28.

[15] Evangile selon saint Matthieu, XXVIII 1-10 ; évangile selon saint Marc, XVI 1-11 ; évangile selon saint Luc, XXIV 1-11 ; évangile selon saint Jean, XX 1-18.

[16] Evangile selon saint Matthieu, XXVIII, 9.

Morceaux choisis

Ne me touchez pas, parce que je ne suis pas encore remonté vers mon Père. O Sainte femme qui avez saisi les pieds du Seigneur pour qu'il vous emporte vers le Père ! C'est une race nouvelle qu'il emportera : Eve qui désormais ne s'égare plus, mais saisit de toutes ses forces l'arbre de vie. Après cela le Christ l'envoie comme apôtre aux apôtres. O merveilleux renversement : Eve devient apôtre.
Saint Hippolyte de Rome.

Puisque c'est par une femme que fut inaugrée la séparation d'avec Dieu par la désobéissance, il convenait qu'une femme fût aussi le premier témoin de la Résurrection, afin que la catastrophe qui avait résulté de la désobéissance fût redressée par la foi dans la Résurrection.
Saint Grégoire de Nysse.

De même qu'au début la femme fut l'instigatrice du péché pour l'homme, l'homme consommant l'erreur ; de même à présent celle qui avait goûté la première à la mort a vu la première la Resurrection. Selon l'ordre de la faute, elle fut la première au remède ; elle compense le désastre de l'antique déchéance par l'annonce de la Résurrection. Les lèvres de la femme avaient autrefois donné passage à la mort, les lèvres de cette femme rendent la vie.
Saint Ambroise de Milan.

Il y a trois Saints qui m'ont agréé par-dessus tous les autres : Sainte Marie, ma mère, Saint Jean-Baptiste et Sainte Marie-Madeleine.
Notre-Seigneur à Sainte Brigitte de Suède.

Sa pénitence est amour, son désert est amour, sa vie est amour, sa solitude est amour, sa croix est amour, sa langueur est amour et sa mort est amour. Je ne vois qu'amour en Madeleine. Je ne vois que Jésus en son amour, je ne vois que Jésus et amour dans son désert.
Le Cardinal de Bérulle.

Marie Madeleine, après être venue au tombeau sans y trouver le corps du Seigneur, crut qu'on l'avait enlevé et porta cette nouvelle aux disciples. Une fois venus, ceux-ci constatèrent et ils crurent qu'il en était comme elle l'avait dit. L'Évangile note aussitôt : « Après cela, les disciples rentrèrent chez eux. » Puis il ajoute : « Mais Marie restait là dehors, à pleurer. »

A ce sujet, il faut mesurer avec quelle force l'amour avait embrasé l’âme de cette femme qui ne s'éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l’avaient quitté. Elle recherchait celui qu'elle ne trouvait pas, elle pleurait en le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu'elle croyait enlevé. C'est pour cela qu'elle a été la seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher, car l'efficacité d'une œuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole : « Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. »

Elle a donc commencé par chercher, et elle n'a rien trouvé ; elle a persévéré dans sa recherche, et c'est pourquoi elle devait trouver ; ce qui s'est produit, c'est que ses désirs ont grandi à cause de son attente, et en grandissant ils ont pu saisir ce qu'ils avaient trouvé. Car l'attente fait grandir les saints désirs. Si l'attente les fait tomber, ce n'étaient pas de vrais désirs. C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité. Aussi David dit-il : « Mon âme a soif du Dieu vivant : quand pourrai-je parvenir devant la face de Dieu ? » Aussi l'Église dit-elle encore dans le Cantique des cantiques : « Je suis blessée d'amour. » Et plus loin : « Mon âme a défailli. »

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » On lui demande le motif de sa douleur, afin que son désir s'accroisse, et qu'en nommant celui qu'elle cherchait, elle rende plus ardent son amour pour lui. Jésus lui dit : « Marie. » Après qu'il l'eut appelée par le mot banal de « femme », sans être reconnu, il l'appelle par son nom. C'est comme s'il lui disait clairement : « Reconnais celui par qui tu es reconnue. Je ne te connais pas en général, comme les autres, je te connais d'une façon particulière. » Appelée par son nom, Marie reconnaît donc son créateur et elle l'appelle aussitôt « Rabboni, c'est-à-dire maître », parce que celui qu'elle cherchait extérieurement était celui-là même qui lui enseignait intérieurement à le chercher.
Saint Grégoire le Grand.

Date de dernière mise à jour : 22/07/2024

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