Eucharistie du Dimanche 03 Septembre 2023.

Eucharistie du Dimanche 03 Septembre 2023 : Dimanche de la 22ème semaine du Temps Ordinaire, Année A.

L’Église fait mémoire (obligatoire) de la Fête de Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604).

Célébration de la Fête propre pour l'Angleterre (à Malte, Fête le Mercredi après Pâques),
Mémoire obligatoire ce 03 Septembre pour l'Église universelle
Textes propres à la mémoire de Saint Grégoire le Grand :

http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-32951867.html
(Mais la Célébration du 22ème Dimanche du Temps Ordinaire a la préséance sur la mémoire de la Fête de Saint Grégoire le Grand).

Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre de Jérémie 20,7-9… Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9… Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,1-2… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,21-27.
Commentaire à partir de « L'Imitation de Jésus Christ », traité spirituel du 15ème siècle.
HOMELIE DE SAINT GRÉGOIRE SUR ÉZÉCHIEL.
SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LE PSAUME 74 : Le Christ est mort pour nous, pécheurs.
Autre commentaire de Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d (Carmel).
Autre commentaire de l’Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne).
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Saint gregoire le grand 11

Dimanche 03 Septembre 2023 : Fête de Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Grégoire le Grand, Pape.

Tous les saints 11

Les Saints du 03 Septembre.
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/septembre/saints-saintes-et-fetes-du-jour.html

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 20,7-9.
Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ; tu m'as fait subir ta puissance, et tu l'as emporté. A longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j'ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et pillage ! » A longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l'injure et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.

 

Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9.
Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,1-2.
Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,21-27.
Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.

 

Commentaire du jour.
L'Imitation de Jésus-Christ, traité spirituel du 15ème siècle.
Livre II, ch. 12

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

Si tu portes la croix de bon cœur, c’est elle qui te portera et te conduira à la fin désirée, c’est-à-dire là où tu cesseras de souffrir ; mais ce ne sera pas ici-bas.
Si tu la portes à contrecœur, tu t’en fais un fardeau et tu la rends plus lourde, et pourtant il faudra quand même la porter.
Si tu rejettes une croix, tu en trouveras certainement une autre peut-être plus pesante.

Crois-tu échapper à ce qu'aucun homme n’a pu éviter ? Qui parmi les Saints a été sans croix et sans tribulation dans ce monde ?
Jésus Christ Lui-même, Notre Seigneur, n’a pas été une seule heure dans toute sa vie sans peine et sans douleur.
« Ne fallait-il pas que Le Christ endure ces souffrances, qu’il ressuscite d’entre les morts pour entrer dans sa Gloire ? »  (Lc 24,46s)
Comment donc peux-tu chercher une autre voie que cette voie royale de la Sainte Croix ?...

Cependant, celui qui est affligé par tant de peines n’est pas sans une consolation qui les adoucisse, car il sent croître les fruits de sa patience à supporter sa croix.
Car, lorsqu’il la porte de bon cœur, tout son poids se change en douce confiance qui lui redonne courage…
Cela n’est pas l’effet de la vertu de l’homme mais de la grâce du Christ qui est assez puissante pour transformer une chair fragile au point que ce qu’elle redoute et fuit instinctivement, elle l’embrasse et l’aime dans la ferveur de l’esprit.

Il n’est pas dans la nature de l’homme de porter la croix, d’aimer la croix…; si tu ne comptes que sur toi-même, tu ne pourras rien faire de tel.
Mais si tu mets ta confiance dans Le Seigneur, la force te sera donnée d’en haut, et tu auras pouvoir sur la chair et le monde.
Et tu ne craindras pas même le démon, notre ennemi, si tu es armé par la Foi et marqué par la Croix de Jésus Christ.

 

HOMELIE DE SAINT GRÉGOIRE

SUR ÉZÉCHIEL.

Fils d'homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d'Israël.
Il faut noter que Le Seigneur désigne comme un « guetteur » celui qu'il envoie prêcher. Le guetteur se tient toujours sur la hauteur pour voir de loin tout ce qui va venir.
Et tout homme qui reçoit le poste de guetteur doit se tenir sur la hauteur par sa vie, afin de pouvoir rendre service par sa vigilance.

Combien il m'est cruel de dire ces paroles ! Car en parlant, je me frappe moi-même : je ne pratique pas la prédication comme je le devrais ; et lorsque cette prédication est suffisante, ma vie ne concorde pas avec ma parole.

Je ne nie pas ma culpabilité, je vois ma torpeur et ma négligence. Peut-être que de reconnaître ma faute m'obtiendra le pardon auprès du Juge Miséricordieux ?
Sans doute, quand j'étais au Monastère, j'étais capable de retenir ma langue des paroles inutiles et de garder presque continuellement mon esprit attentif à la Prière.
Mais, après avoir endossé le fardeau de la charge pastorale, mon esprit ne peut plus se recueillir assidûment, parce qu'il est divisé par quantité de soucis.

En effet, je suis obligé d'examiner les affaires tantôt des Églises, tantôt des Monastères, et souvent de juger la vie et les actes des personnes privées ; tantôt de m'occuper longuement de certains problèmes civiques, tantôt de gémir devant l'assaut meurtrier des barbares et de redouter les loups qui menacent le troupeau que Dieu m'a confié.
Tantôt je suis contraint de prendre des mesures pour que les secours ne manquent pas à ceux-là mêmes qui sont tenus par la règle Monastique ; tantôt je dois supporter avec patience certains pillards, et tantôt m'opposer à eux pour sauvegarder la Charité.

Lorsque l'esprit est amené à se disperser et à se déchirer par le souci d'affaires si nombreuses et si importantes, comment peut-il rentrer en lui-même afin de se recueillir entièrement pour la prédication, et ne pas renoncer au Ministère de la Parole ?
Mais, parce que les obligations de ma charge m'obligent souvent à rencontrer des hommes du monde, il m'arrive de relâcher la discipline de ma langue.
Car, si je maintiens constamment une sévérité rigoureuse, je sais que je mets en fuite les plus faibles, et je ne les attirerai jamais comme je le voudrais.
C'est pourquoi il m'arrive souvent d'écouter leurs paroles inutiles. Mais parce que je suis faible, moi aussi, je me laisse quelque peu entraîner aux discours inutiles, et je me mets à parler volontiers sur des sujets que j'avais d'abord écoutés de mauvais gré : et là où cela m'ennuyait de manquer au silence, je trouve plaisir à m'étendre.

Quel « guetteur » suis-je donc, qui ne me tiens pas posté sur la montagne de l'efficacité, mais plutôt gisant dans la vallée de la faiblesse ?
Mais le Créateur et Rédempteur du genre humain est assez puissant pour me donner, malgré mon indignité, et la noblesse de la Vie et l'efficacité de la prédication, car c'est pour son Amour que je me consacre totalement à sa Parole.

 

SERMON DE SAINT AUGUSTIN

SUR LE PSAUME 74

Le Christ est mort pour nous, pécheurs

Notre vie est réussie pourvu que nous pratiquions ce que nous entendons et chantons. Entendre, c'est ensemencer ; pratiquer, c'est faire porter du fruit à la semence.
J'en avais déjà précédemment averti votre charité : n'entrez pas à l'église sans porter du fruit, ce qui arrive lorsque l'on entend des paroles aussi bonnes sans agir bien. Car, ainsi que dit l'Apôtre, c'est par sa grâce que nous sommes sauvés ; cela ne vient pas de nos actes, il n'y a pas de quoi s'en vanter ; oui, c'est par sa grâce que nous sommes sauvés.
Cela n'a pas été précédé par une vie méritoire que Dieu aurait aimée, et qui lui aurait fait dire : Venons en aide à ces hommes, car ils mènent une vie excellente.

Notre vie lui déplaisait, tout ce que nous faisions lui déplaisait, mais non pas ce que lui-même a fait en nous. Par conséquent, il condamnera ce que nous avons fait, et il sauvera ce que Lui-même a fait.

Donc, nous n'étions pas bons. Et Dieu a eu pitié de nous ; il a envoyé Son Fils, qui mourrait non pour des bons mais pour des méchants, non pour des justes mais pour des impies.
En effet, Le Christ est mort pour des impies.
Et quelle est la suite du texte ? Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile, peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien.
On peut trouver peut-être quelqu'un qui ait le courage de mourir pour un homme de bien. Mais pour un injuste, pour un impie, pour un criminel, qui donc voudrait mourir, sinon Le Christ seul, lui qui est tellement juste qu'il justifie même les injustes ?

Nous n'avions donc, mes frères, aucune œuvre bonne ; toutes nos œuvres étaient mauvaises. Alors que les hommes agissaient ainsi, la Miséricorde de Dieu ne les a pas abandonnés.
Et Dieu a envoyé Son Fils pour qu'il nous rachète, non à prix d'or ou d'argent, mais au prix de son Sang répandu.
Il a été l'agneau sans tache conduit à l'abattoir pour les brebis tachées (si du moins elles étaient seulement tachées et non pas profondément viciées !)
Nous avons donc reçu cette grâce. Vivons d'une manière qui en soit digne, pour ne pas lui faire injure.
Un si grand médecin est venu à nous, il a fait partir tous nos péchés.
Si nous voulons retomber malades, nous nuirons à nous-mêmes, et en outre nous serons ingrats envers le médecin.

Suivons donc ses chemins, ceux qu'il nous a montrés, surtout le chemin d'Humilité qu'il est devenu pour nous.
En effet, il nous a montré le chemin de l'Humilité par ses enseignements, et il l'a réalisé en souffrant pour nous.
Le Verbe s'est fait chair et a fait sa demeure parmi nous afin de pouvoir mourir, Lui qui ne pouvait pas mourir. L'immortel a adopté la mortalité afin de mourir pour nous et, par sa mort, de tuer notre mort.

Voilà ce que Le Seigneur a fait, ce qu'il nous a donné. Grand, il s'est abaissé ; abaissé, il a été tué ; tué, mais aussi ressuscitant et élevé dans les hauteurs, afin de ne pas nous abandonner, morts, au séjour des morts.
Il voulait au contraire nous faire monter en Lui, lors de la Résurrection des morts, nous que, naguère, il a fait monter en nous donnant la Foi et la profession de Foi qui rendent justes.

Donc, il nous a enseigné le chemin de l'abaissement. Si nous gardons ce chemin, nous rendrons grâce au Seigneur, car ce n'est pas sans motif que nous chantons :
Nous te rendrons grâce, Seigneur, nous te rendrons grâce, et nous invoquerons ton Nom.

 

Autre commentaire du jour.
http://www.carmel.asso.fr/22eme-Dimanche-T-O-Mt-16-21-27.html
Jean-Christian Lévêque, o.c.d (Carmel).

« Arrière, ennemi ! »

Nous sommes au grand tournant de la vie de Jésus : le Ministère en Galilée s’achève, et malgré le signe de la multiplication des pains l’hostilité des Pharisiens et des Sadducéens ne désarme pas.
Pierre vient de faire sa belle profession de Foi : « Tu es Le Christ, Le Fils du Dieu vivant » ; et désormais Jésus va se consacrer en priorité à la formation du petit groupe de ses disciples immédiats.
C’est dans cet axe de la pédagogie de Jésus qu’il faut replacer les trois annonces de la Passion qui jalonnent le récit de Saint Matthieu : d’emblée Jésus veut couper court à tous les rêves de messianisme politique et préparer les siens à reconnaître en lui le Messie souffrant.

C’est alors que le bon sens de Pierre commence à se révolter : « Dieu t’en préserve, Seigneur, cela ne t’arrivera pas ! »
Il dit cela par attachement pour le Maître, c’est sûr, mais peut-être aussi parce que la peur est entrée en lui, cette peur de l’inconnu, de l’insécurité et de l’inconfort, qui nous fait dire, à nous : « Dieu m’en préserve, Seigneur, cela ne m’arrivera pas ! »

Nous voudrions que la vérité nous parvienne au creux de nos évidences humaines, que la révélation de Dieu épouse nos chemins préférés, et que la source de Dieu coule toujours à la fontaine que nous avons choisie.
Nous attendrions que les exigences de l’Évangile viennent simplement prolonger nos désirs humains d’épanouissement.

Nous aimerions effacer de nos vies l’ascèse et la vigilance, comme on fait la chasse aux rides sur un visage.
Sans cesse renaît pour nous la tentation d’imaginer Dieu comme satellite de l’homme, au service de l’homme pour répondre au moindre de ses désirs ; or Dieu reste Dieu quand il s’approche de l’homme.

Nous préférerions un Christ sans mystère, sans histoire et sans croix, qui serait passé, dans un sourire, de Nazareth à la résurrection ; nous préférerions Béthanie sans le calvaire, les Béatitudes sans les renoncements, le Salut sans le Pardon.

« Arrière, ennemi ! », nous dit Jésus comme à Pierre. « Tu reconstruis tout avec tes pensées d’homme, tu arranges tout avec tes désirs de femme.
Si tu veux servir un autre maître, pourquoi avoir choisi de me suivre ?
Là où je suis sera mon serviteur ; là où je suis passé, pourquoi ne passerais-tu pas ? Le disciple n’est pas plus grand que son maître !
Si tu tiens la charrue, va droit devant, creuse ton sillon sans regarder en arrière. Si tu veux me suivre, prends ta croix. »

Jésus ne dit pas : « Prends ma Croix, ma Croix de bois », car il n’y aura jamais qu’un seul Golgotha, mais bien « prends ta croix ».
Non pas une croix imaginée et angoissante, mais le réel de ta vie, les contraintes de ta santé, le poids de tes responsabilités, le souci de tous ceux que tu aimes.

Assume avec le sourire les séquelles de ton histoire affective ; n’aie plus peur des cicatrices que la vie t’a laissées, et cesse de te chercher dans le miroir des autres.
Prends ta croix, et surtout ne cesse pas de me suivre !«  »
Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, ajoute Jésus, mais celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera".
De fait, celui qui prend sa croix commence à vivre, en suivant le Maître, une étrange folie qui est la plus douce des sagesses.

Il se met à perdre l’avoir, le valoir, le pouvoir ; il se perd lui-même des yeux, n’ayant de regard que pour Celui qui marche devant.
Il perd sa vie, sans rien tuer en lui-même, mais en vivant son temps d’homme au compte de Dieu.
Il perd sa vie en tant que sienne, parce qu’il laisse Dieu libre de la prendre pour la survolter ou pour l’enfouir, pour en faire une parole ou un silence.

Et voilà « l’admirable échange » : l’homme s’est fait perdant et il a gagné ; il s’est laissé gagner par Dieu.
Souvent il a perdu ce qui fait courir l’esclave des choses, mais il a trouvé son âme, il a trouvé un sens à sa vie ; il s’est trouvé lui-même en Dieu et selon Dieu, il a trouvé Dieu.

Frères et sœurs, il ne servirait à rien de laisser dans le monde une traînée de puissance. Ce que Le Christ nous demande, c’est de creuser un sillon de bonté, et d’aller à Dieu humblement par le chemin du don de nous-mêmes.
Là est la Paix, là est la Joie, car c’est le choix qu’a fait Le Christ pour réussir l’homme.
Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_196
Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne).

Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive

Aujourd'hui, nous contemplons Pierre -figure emblématique, un grand témoin et maître de la Foi- comme un homme en chair et en os, avec ses défauts et faiblesses comme chacun de nous.
Il faut remercier les évangélistes de nous avoir présenté les personnalités des premiers disciples de Jésus avec beaucoup de réalisme.
Pierre qui fait la profession de Foi par excellence comme nous l'avons vu dans l'Évangile XXI et qui mérite un grand éloge de la part du Seigneur ainsi que la promesse d'autorité suprême au sein de l'Église (cf. Mt 16,16-19) reçoit cette fois-ci une sévère réprimande de la part de Jésus, car en effet, sur le parcours de la Foi, il a encore beaucoup à apprendre:
«Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23).

Entendre la réprimande que Jésus fait à Pierre nous donne une bonne motivation pour faire un examen de conscience sur notre façon d'être Chrétiens.
Sommes-nous vraiment fidèles aux enseignements de Jésus? Au point de penser réellement comme Dieu, ou est-ce que nous façonnons nos pensées et critères en fonction de ceux du monde?
Tout au long de l'histoire, les fils de l'Église sont tombés dans la tentation de penser à la manière du monde, de s'appuyer sur les richesses matérielles, de chercher avec ardeur le pouvoir politique et le prestige social, et parfois les intérêts mondains les motivent plus que l'esprit de l'Évangile.
Face à cela, la question revient: «Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie?» (Mt 16,26).

Après avoir mis les choses au point, Jésus nous apprend ce que penser comme Dieu veut dire: aimer, avec tout ce que cela comporte comme renoncement de soi pour le bien du prochain.

C'est pour cela que le chemin pour suivre Le Christ passe par la croix. C'est un chemin de tendresse car «avec la présence d'un ami et capitaine aussi bon que Jésus, qui s'est mis à l'avant-garde de la souffrance nous pouvons tout endurer: Il nous aide et nous encourage, Il ne nous fait jamais défaut, Il est un vrai ami» (Ste Thérèse d'Avila).
Et, quand la croix est symbole d'Amour sincère elle devient lumineuse et symbole de Salut.

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://jesusaujourdhui.mariedenazareth.com/2023-09-03/si-quelquun-veut-marcher-a-ma-suite

 

HYMNE : VOICI LA NUIT

Voici la nuit,
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour,
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau,
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.

Voici la nuit,
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant,
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair,
Dieu transformait tous nos déserts
En Terre d'immortels printemps.

Voici la nuit,
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps,
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié,
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort.

Voici la nuit,
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.

Voici la nuit,
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu,
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons,
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !

 

HYMNE : Ô PÈRE DES SIÈCLES DU MONDE

Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du Premier-né de ton amour.

C’est lui qui pour toi fit éclore,
C’est lui qui devant toi chantait
L’aurore,
Quand il n’était pas d’homme encore
Pour avoir part à sa beauté.

Par lui tout demeure en genèse,
Nos jours dans leur vieillissement
Se dressent
À leur éveil vers sa jeunesse,
Car il se lève à l’Orient.

C’est lui qui sans cesse ranime,
C’est lui qui sur les temps maintient
Cette hymne
Émerveillée dès l’origine
Devant l’ouvrage de tes mains.

Voici la nouvelle lumière
Montant au plus secret des corps ;
Ô Père,
Envoie le souffle sur la terre
Du Premier-né d’entre les morts.

 

HYMNE : PEUPLES, CRIEZ DE JOIE

Peuples, criez de joie
Et bondissez d’allégresse :
Le Père envoie son Fils
Manifester sa tendresse ;
Ouvrons les yeux :
Il est l’image de Dieu
Pour que chacun le connaisse.

Loué soit notre Dieu,
Source et Parole fécondes :
Ses mains ont tout créé
Pour que nos cœurs lui répondent ;
Par Jésus Christ,
Il donne l’être et la vie :
En nous sa vie surabonde.

Loué soit notre Dieu
Qui ensemence la terre
D’un peuple où son Esprit
Est plus puissant que la guerre ;
En Jésus Christ,
La vigne porte du fruit
Quand tous les hommes sont frères.

Loué soit notre Dieu
Dont la splendeur se révèle
Quand nous buvons le vin
Pour une terre nouvelle ;
Par Jésus Christ,
Le monde passe aujourd’hui
Vers une gloire éternelle.

Peuples, battez des mains
Et proclamez votre fête :
Le Père accueille en lui
Ceux que son Verbe rachète ;
Dans l’Esprit Saint
Par qui vous n’êtes plus qu’un,
Que votre joie soit parfaite !

 

Oraison du matin (Office des Laudes)Propre au Pape Saint Grégoire.
Dieu qui prend soin de ton peuple et le gouvernes avec Amour, écoute la Prière du Pape Saint Grégoire ; accorde Ton Esprit de Sagesse aux hommes chargés de conduire l'Église : que les progrès de ton peuple saint fassent la Joie éternelle de ses pasteurs.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'Amour de ton Nom ; resserre nos liens avec Toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir.

 

Parole de Dieu : (Ez 36, 25-27)… (Office des Laudes).
Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes Commandements et vous y serez fidèles.

 

Parole de Dieu : (2 Th 2, 13-14)… (Office des Vêpres).
Nous devons continuellement rendre grâce à Dieu pour vous, frères aimés du Seigneur, car Dieu vous a choisis dès le commencement, pour être sauvés par L’Esprit qui sanctifie et par la Foi en la Vérité.
C’est à cela qu’il vous a appelés par notre Évangile, à posséder la Gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Date de dernière mise à jour : 03/09/2023

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