Eucharistie du Mardi 14 Avril 2020 : L’Église Célèbre la Solennité du Mardi dans l’Octave de Pâques.

Eucharistie du Mardi 14 Avril 2020 : L’Église Célèbre la Solennité du Mardi dans l’Octave de Pâques.

Fête de Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).
Fête de Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41… Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
Commentaire de Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église.
Autre commentaire de Saint Anselme (1033-1109), Moine, Évêque, Docteur de l'Église.
HOMÉLIE DE SAINT ANASTASE D'ANTIOCHE SUR LA PASSION : « Il fallait que Le Christ souffrît pour entrer dans sa Gloire »
Autre commentaire du Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne).
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

Sainte lidwine de schiedam 11

Mardi 14 Avril 2020 : Fête de Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Lidwine de Schiedam.

768px saint benezet

Mardi 14 Avril 2020 : Fête de Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.

 

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

 

Commentaire du jour.
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église.
Homélie 25 sur l'Évangile ; PL 76, 1188 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 292)

« Pourquoi pleures-tu ? »

Marie, en pleurs, se penche et regarde dans le tombeau. Elle avait pourtant déjà vu qu'il était vide, et elle avait annoncé la disparition du Seigneur.
Pourquoi se penche-t-elle encore ; pourquoi désire-t-elle encore voir ? Parce que l'Amour ne se contente pas d'un seul regard ; l'Amour est une quête toujours plus ardente. Elle l'a déjà cherché, mais en vain ; elle s'obstine et finit par le découvrir...

Dans le Cantique des cantiques, l'Église disait du même Époux : « Sur ma couche, la nuit, j'ai cherché celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé. Je me lèverai et parcourrai la ville ; dans les rues et sur les places, avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,1-2)
Deux fois, elle exprime sa déception : « Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé ! » Mais le succès vient enfin couronner l'effort : « Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville. Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?
À peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. » (Ct 3,3-4) 

Et nous, quand est-ce que, sur nos couches, nous cherchons l'Aimé ? Pendant les brefs repos de cette vie, lorsque nous soupirons en l'absence de notre Rédempteur.
Nous le cherchons la nuit, car même si notre esprit veille déjà sur Lui, nos yeux ne voient encore que son ombre.

Mais puisque nous n'y trouvons pas l’Aimé, levons-nous ; parcourons la ville, c'est-à-dire la sainte assemblée des élus.
Cherchons-le de tout notre cœur ; regardons dans les rues et sur les places, c'est-à-dire dans les passages escarpés de la vie ou dans ses voies spacieuses ; ouvrons l'œil, cherchons-y les pas de notre Bien-aimé...
Ce désir faisait dire à David : « Mon âme a soif du Dieu de Vie. Quand irai-je voir la face de Dieu ? Sans relâche, poursuivez sa face. » (Ps 42,3)

 

Commentaire du jour.
Saint Anselme (1033-1109), Moine, Évêque, Docteur de l'Église.
74ème oraison, PL 158, 1010-1012

« Pourquoi pleures-tu ? »

« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Seigneur très aimant, comment cherches-tu à savoir pourquoi elle pleure ?
Ne t'avait-elle pas vu immolé cruellement, percé de clous, suspendu au gibet comme un brigand, livré aux railleries des impies ?
Comment donc peux-tu lui dire : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle n'avait pas pu t'arracher à la mort, et elle voudrait au moins embaumer ton corps, pour le garder le plus longtemps possible de toute corruption...
Et voilà que, pour comble, elle croit perdu ce corps qu'elle avait la joie de posséder encore. Avec lui tout espoir s'est évanoui pour elle, si elle n'a plus ce qu'elle voulait garder en souvenir de Toi.
Comment peux-tu donc lui demander à cet instant : « Femme pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Ô bon Seigneur, c'est ta disciple fidèle, rachetée par ton Sang, qui est tourmentée du désir de te voir.
Vas-tu permettre longtemps une telle peine ? Maintenant que tu échappes à la corruption, as-tu perdu toute Compassion ?
Parvenu à l'immortalité, as-tu oublié la Miséricorde ?
Non, ta douce bonté, Ami, te fait intervenir sans retard, pour que celle qui pleure Son Seigneur ne cède pas à l'amertume du cœur.

« Marie ! » Ô Seigneur, tu as appelé ta servante par son nom familier, et elle reconnaît tout de suite la voix familière de Son Seigneur.
« Marie. » Parole si douce, si débordante de Tendresse et d'Amour !
Il t'est impossible, Maître, de dire plus bref et plus fort : « Marie ! Je sais qui tu es. Je sais ce que tu veux. Me voici ! Ne pleure plus. Me voici, Moi que tu cherches. »
Aussitôt, les larmes changent de nature : comment pourraient-elles s'arrêter, maintenant qu'elles jaillissent d'un cœur en fête ?

 

HOMÉLIE DE SAINT ANASTASE D'ANTIOCHE

SUR LA PASSION

« Il fallait que Le Christ souffrît pour entrer dans sa Gloire »

Le Christ, par ses paroles et ses actions, montrait qu'il était vrai Dieu et Seigneur de l'univers. Il disait donc à ses disciples, avant de monter à Jérusalem : Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié.
Il annonçait ce qui s'accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem.

Donc, puisque la sainte Écriture avait, dès le début, prédit la mort du Christ, et les souffrances précédant sa mort, elle prédit aussi ce qui arriva à son corps après la mort, et elle prédit que ce Dieu, à qui cela arriverait, demeurerait impassible et immortel.
Autrement, il n'aurait jamais été Dieu.
Mais, considérant la réalité de l'Incarnation, nous comprenons pourquoi il est vrai et juste d'affirmer tout ensemble et la Passion du Christ et son impassibilité.
Nous comprenons pourquoi le Verbe de Dieu qui, autrement, serait impassible, a dû subir la Passion ; car l'homme n'aurait pu être sauvé par un autre moyen.
Lui seul l'a su, ainsi que ceux à qui il l'a révélé. En effet, il a su tout ce qui vient du Père ; c'est ainsi que L'Esprit voit même les profondeurs des Mystères Divins.

Cependant, il fallait que Le Christ souffrît ; il était absolument impossible que la Passion n'eût pas lieu, comme Lui-même l'a affirmé lorsqu'il a appelé lents à croire et inintelligents ceux qui ne savaient pas que Le Christ devait souffrir ainsi pour entrer dans sa Gloire.
En effet, il est venu pour sauver son peuple, en renonçant à la Gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement du monde.
Ce Salut était la perfection qui devait s'accomplir par la Passion, et qui serait imputée à l'auteur de notre Vie, selon l'enseignement de Saint Paul : Il a été l'auteur de notre Vie, en atteignant la perfection par ses souffrances.

Et l'on voit comment la Gloire du Fils unique, dont il avait été écarté pendant peu de temps en notre faveur, lui a été rendue par la Croix dans la chair qu'il avait adoptée.
Saint Jean le dit en effet dans son Évangile, lorsqu'il explique ce qu'était cette eau dont le Sauveur a dit qu'elle jaillirait, comme des fleuves, du cœur du croyant. Or, en disant cela, il parlait de L'Esprit-Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui.
En effet, L'Esprit-Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore entré dans sa Gloire
.
Ce qu'il appelle sa Gloire, c'est sa mort sur la Croix. C'est pourquoi Le Seigneur, lorsqu'il priait, avant de subir la Croix, demandait au Père de lui donner cette Gloire qu'il avait auprès de Lui avant le commencement du monde.

 

Autre commentaire du jour.
Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

En « se penchant vers l’intérieur », Marie reproduit le geste du « disciple que Jésus aimait », geste qui s’apparente à la prosternation, à l’Adoration.
Ce n’est qu’alors – ou ayant adopté cette attitude intérieure ? – qu’elle découvre que le sépulcre n’est pas vide : deux Anges vêtus de blanc – c’est-à-dire de lumière – occupent les lieux, « assis l’un à la tête, l’autre aux pieds ».
Par leur nature même et leur position, ils rappellent les Chérubins postés de part et d’autre du propitiatoire qui couvrait l’Arche d’Alliance, dans le Saint des Saints (Ex 25, 18).

L’Évangéliste précise que Marie « aperçoit » ces Anges à travers ses larmes suggérant ainsi une vision ; pas question cependant d’une illusion, puisque les messagers lui adressent la parole : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Il est clair que le Ciel est déjà au courant de la Résurrection, sans quoi cette question serait vraiment malvenue !
Mais à travers la demande perce déjà la Bonne Nouvelle : « Il n’y a plus de raison de pleurer : cherche et tu trouveras ; mais ne cherche pas parmi les morts celui qui est vivant ! Tu peux constater qu’il n’y a plus ici de cadavre. Regarde plus attentivement, ou plutôt : change ton regard ! »

Absorbée par son chagrin Marie justifie son attitude en invoquant l’enlèvement du « Seigneur son Maître » ; cependant, les paroles des Anges l’ont ébranlée : « elle se retourne » ; c'est-à-dire : elle amorce un mouvement de conversion, qui va précisément lui permettre d’ « apercevoir Jésus qui était là » - l’Évangéliste ne dit pas qu’il s’est approché : il était donc déjà présent, mais le regard de Marie n’était pas ajusté à l’événement.

Le Seigneur reprend la question des Messagers divins, mais en lui demandant de préciser le but de sa recherche : « Qui cherches-tu ? ». La formulation est importante : l’interrogation ne porte pas sur un objet tel qu’une dépouille mortelle, mais est une invitation à nommer une Personne vivante.

La pédagogie de Notre-Seigneur porte son fruit : Marie sort de son isolement ; elle ne répond plus à la troisième personne, invoquant le « on » impersonnel, mais à la seconde, suggérant une action complice entre « toi » et « moi ».
Jésus peut dès lors se faire reconnaître explicitement en l’appelant par son nom : « Marie ». En l’invitant à une relation personnelle, Jésus provoque un second mouvement de conversion – elle se tourne à nouveau – qui permet cette fois à Marie Madeleine d’acquérir la certitude de la Résurrection de son Seigneur et Maître.

Si l’on se souvient que dans un premier temps elle s’était détournée du tombeau pour aborder le soi-disant « gardien », ce second demi-tour la ramène donc face à l’ouverture de la tombe apparemment vide !
Là où dans un premier temps elle n’avait « vu » que l’absence du corps, ses yeux s’ouvrent maintenant sur la présence du Vivant glorieux.
Croyons-nous vraiment que le tombeau de chacune de nos pauvres vies, marquées par le péché et la mort, est devenu lui aussi le Temple du Dieu vivant, où le Roi de gloire a été intronisé au jour de notre Baptême, le remplissant du parfum de sa présence ?

Laissons donc éclater notre Joie et notre action de grâce : quel que soit le triste état de notre humanité, Jésus l’a assumée pour la transformer en son Temple, ruisselant de lumière ; il attend seulement que nous l’accueillions : « Je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Apoc 3,20).
Ne le faisons pas patienter, mais hâtons-nous de lui manifester la bienvenue avec les paroles du Psaume : « Que ton Amour Seigneur soit sur nous, comme notre espoir est en Toi ! » (Ps 32[33]).
Père Joseph-Marie.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_06
+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne).

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu Le Seigneur»

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier.
Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus.
Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par Amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu.
Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'Évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé Le Seigneur Mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15).
Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'Octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle Foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort.
Elle nous transporte dans le domaine de la Foi dans le Ressuscité.
Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la Foi imparfaite.
Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!».
Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours.
Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu Le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des Chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la Résurrection de Jésus.
Suis-je comme eux? Beaucoup de Chrétiens ont la Foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer.
Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://jesusaujourdhui.com/2020-04-14/%22J'ai-vu-le-Seigneur-!%22

 

HYMNE : COMME NOUS ALLIONS RÊVANT DIEU

Comme nous allions rêvant Dieu

Comme nous allions rêvant Dieu,
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici,
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,
Retour du Seigneur des enfers,
Chantez son hymne !
Ce lieu profond, il est à Dieu !
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait,
Vos morts futures ;
Allez donc sans crainte à la vie !
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures.

 

HYMNE : LUMIÈRE DU MONDE, Ô JÉSUS

Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.

 

HYMNE : QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT

Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui nous as fait passer de la mort à la Vie en nous offrant les Sacrements de Pâques, poursuis toujours l’œuvre de ta Grâce : que ton peuple trouve une Liberté parfaite et parvienne à la Joie du Ciel dont tu lui donnes déjà le goût sur la Terre.

 

Parole de Dieu : (Ac 13, 30-33)… (Office des Laudes).
Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts. Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré.

 

Parole de Dieu : (1 P 2, 4-5)… (Office des Vêpres).
Approchez-vous du Seigneur : il est la Pierre Vivante, que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur.
Vous aussi, soyez des pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le Sacerdoce Saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.

Date de dernière mise à jour : 14/04/2020

Ajouter un commentaire