Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré. Fête le 07 Avril.

Dimanche 07 Avril 2024 : Fête de Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré (? 1241).

Statue17Statue de Saint Hermann-Joseph. Détail.
Basilique Saint-Hermann-Joseph. Steinfeld.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/930/Saint-Hermann-Joseph.html

Saint Hermann-Joseph

Prêtre Prémontré (? 1241)

Né de parents pauvres, il entra chez les Prémontrés de Steinfeld en Rhénanie. Ceux-ci l'envoyèrent d'abord faire des études en Frise.
Devenu sacristain, il en profitait pour passer ses journées en Prière dans l'église. Ordonné Prêtre, il fut l'aumônier de plusieurs Couvents de Religieuses Contemplatives pour lesquelles il composa divers traités de piété et même, à la lumière de ses expériences Mystiques, un commentaire du "Cantique des Cantiques".
Il sortait peu. Il pensait tellement à Dieu qu'il ignorait ce qui se passait hors de son Couvent, mais son cœur était comme un vaste hôpital où venaient se refaire les âmes en difficultés qui y trouvaient un tendre accueil et un refuge assuré.

Hermann naquit à Cologne vers 1150. Il se distingua dès sa tendre enfance par une dévotion à Notre-Dame. C’était une âme privilégiée.
Son prieur raconte qu’il entrait quotidiennement à l’église Sainte-Marie du Capitole pour prier.
Un jour qu’il tendait une pomme à la Vierge, celle-ci s’inclina afin que l’Enfant-Jésus puisse la prendre.

A 12 ans, il entra à l’Abbaye de Steinfeld. Il étudia ensuite à l’Abbaye Prémontrée de Mariëngaarde en Frise où, encore jeune clerc, il s’adonnait à la pratique d’une austère Pénitence.
De retour à Steinfeld, il fut ordonné Prêtre et remplit les fonctions de sacristain et de réfectorier.

Il cultivait une Vie intérieure exceptionnelle pendant le travail manuel et reçut des grâces Mystiques.
On ajouta le nom de Joseph au sien car il avait eu une vision où la Vierge l’avait reconnu comme son fiancé spirituel.
Mais ses nombreuses extases furent la cause de l’incompréhension de quelques Frères qui le considérèrent comme simple d’esprit.

Humble et pauvre en toute occasion, patient et bienveillant pour tous et plus particulièrement envers ceux qui le comprenaient le moins, obéissant à ses supérieurs, prompt à satisfaire ses confrères dans le souci de les rendre bien heureux, Hermann-Joseph représente le modèle achevé du Religieux Augustinien.

Il composa plusieurs chants à la Vierge, ainsi qu’un commentaire sur le Cantique des Cantiques et des poèmes sur les «Dix-mille vierges», une dévotion très répandue à Cologne.

Autant d’œuvres qui témoignent de sa sensibilité et révèlent ses talents poétiques. Il est un des premiers à mentionner explicitement le Cœur de Jésus. Authentique Mystique nourri de la Sainte Écriture, sa «conversation était dans les Cieux», mais on vantait aussi sa dextérité dans la fabrication et la réparation des horloges.
Chapelain des Cisterciennes, il était un directeur spirituel recherché et entretenait de nombreuses relations avec elles.
Au cours d’un Carême, il se rendit chez les Cisterciennes de Hove, à quelques kilomètres de Steinfeld et tomba malade.

Il mourut le 4 Avril 1241, âgé de 91 ans.
Son corps fut solennellement ramené à Steinfeld où il est conservé dans un tombeau monumental au milieu de l’église.
Les témoignages de considération et de vénération se multiplièrent.
Son prieur écrivit sa Vita.
Le Pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier/8 mars 1728 et il consacra un autel en son honneur dans le «Collegio san Norberto» à Rome.
Le 11 Août 1958, le Pape Pie XII lui attribuait officiellement le titre de «Saint». On le vénère en Rhénanie comme patron de la jeunesse et des étudiants.
Vie des Saints et Bienheureux - Postulator Generalis Ordinis Praemonstratensis

Au Monastère prémontré de Steinfeld en Allemagne, entre 1241 et 1252, Saint Hermann-Joseph, Prêtre, qui brilla d’un amour très suave envers la Vierge Marie et célébra dans des hymnes et des louanges sa dévotion envers le Divin Cœur de Jésus.

Martyrologe romain.

Notre 19Notre Dame reçoit la pomme offerte par Saint Hermann-Joseph.
Antonius Van Dick. XVIIe.

https://levangileauquotidien.org/FR/display-saint/ac0b7c53-8727-4e02-80a6-acc6ef84d713

Saint Hermann-Joseph  
Prémontré
(† 1230)

Saint Hermann de Steinfeld, dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique ; il passait de longs moments chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à son Divin enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs.
Il disait souvent, en terminant sa visite :
"Mon cher petit Jésus, je resterais bien avec Vous et avec votre Sainte Mère ; mais il faut que j'aille à l'école ; Bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour !"
Un jour, il présenta une pomme à la sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir.
Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations Célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec Jésus et Marie.

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre.
Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain.

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes ; il était sans cesse embaumé de parfums Célestes ; Marie lui apparut et mit l'Enfant Jésus dans ses bras ; une autre fois elle lui fit savoir qu'elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité.
Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile sur la terre ; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées.

Dieu lui envoya des Croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de Jésus crucifié.
Jamais une plainte ne sortit de sa bouche ; il souffrit tout, le sourire sur son visage ; il ajoutait même à ces Croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications.
Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son cœur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Date de dernière mise à jour : 07/04/2024

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