Eucharistie du Samedi 14 Avril 2018 : Samedi de la 2ème semaine du Temps Pascal.

Eucharistie du Samedi 14 Avril 2018 : Samedi de la 2ème semaine du Temps Pascal.

Fête de Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).
Fête de Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile)
Livre des Actes des Apôtres 6,1-7… Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19… Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
Commentaire de Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église.
Autre commentaire de l’Abbé Vicenç GUINOT i Gómez (Sant Feliu de Llobregat, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Samedi 14 Avril 2018 : Fête de Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Lidwine de Schiedam.

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Samedi 14 Avril 2018 : Fête de Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. 
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. 
Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. 
En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » 
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche. 
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. 
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

 

Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19.
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! 
Hommes droits, à vous la louange ! 
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, 
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu'il fait. 
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour. 

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour, 
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. 
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. 
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. 
Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » 
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

 

Commentaire du jour.
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église.
Sermon 50, 1.2.3 ; PL 52, 339-340 (trad Bouchet, Lectionnaire, p. 324 rev.)

« Aussitôt, la barque atteignit le rivage où ils se rendaient »

Le Christ monte dans une barque : n'est-ce pas Lui qui a découvert le lit de la mer après avoir rejeté ses eaux, afin que le peuple d'Israël passe à pied sec comme en une vallée ? (Ex 14,29) N'est-ce pas Lui qui a affermi les vagues de la mer sous les pieds de Pierre, de sorte que l'eau fournisse à ses pas un chemin solide et sûr ? (Mt 14,29) 

Il monte dans la barque. Pour traverser la mer de ce monde jusqu'à la fin des temps, Le Christ monte dans la barque de son Église pour conduire ceux qui croient en Lui jusqu'à la patrie du Ciel par une traversée paisible, et faire citoyens de son Royaume ceux avec qui il communie en son Humanité.
Certes, Le Christ n'a pas besoin de la barque, mais la barque a besoin du Christ.
Sans ce pilote venu du Ciel, en effet, la barque de l'Église agitée par les flots n'arriverait jamais au port.

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/III_17
Abbé Vicenç GUINOT i Gómez (Sant Feliu de Llobregat, Espagne).

«C'est Moi. Soyez sans crainte»

Aujourd'hui Jésus nous déconcerte. Nous étions habitués à un Rédempteur qui, prêt à s'occuper de n'importe quel type d'indigence humaine, n'hésitait pas à avoir recours à son pouvoir divin.
Dans les faits, l'action se déroule juste après la multiplication des pains et des poissons pour nourrir la foule affamée.
Alors que, maintenant, au contraire, le miracle nous déconcerte. Marcher sur la mer ressemble, plutôt, une action faite pour épater la galerie.
Mais, certainement pas! Jésus avait déjà écarté l'emploi de son pouvoir divin pour chercher un éclat ou un profit personnel lorsque, au commencement de sa mission Il avait refusé les tentations du Malin.

En marchant sur les eaux, Jésus-Christ nous montre son pouvoir sur les choses crées. Mais nous pouvons aussi y voir une mise en scène de son pouvoir sur le Malin, représenté par un lac houleux, dans la nuit.

«Soyez sans crainte» (Jn 6,20), leur disait-Il à ce moment-là. «Mais ayez confiance: Moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), leur dira-t-il plus tard, dans le Cénacle.
Finalement, c'est Jésus qui dit aux femmes le matin du Pâques, après s'être relevé du sépulcre: «N’ayez pas peur».
Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons sa victoire sur les ennemis de l'homme, le péché et la mort.
C'est pourquoi, aujourd'hui, ses paroles résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles de Quelqu'un qui est vivant.

Les mêmes paroles que Jésus adressait à Pierre et aux Apôtres, Jean Paul II, le successeur de Pierre, les répétait au commencement de son Pontificat: «N'ayez pas peur».
C'était un appel à ouvrir le cœur, notre existence même, au Rédempteur afin qu'avec Lui nous n'ayons plus peur devant les coups de tabac des ennemis du Christ.

Devant notre fragilité personnelle pour mener à bien les missions que Le Seigneur nous confie (une vocation, un projet apostolique, un service...), nous sommes rassurés en apprenant que Marie aussi —créature comme nous— a entendu ces mêmes paroles, dites par l'ange avant de s'affronter à la mission que Le Seigneur lui réservait.
Apprenons d'elle à accueillir l'invitation de Jésus chaque jour, en chaque circonstance.

 

HYMNE : COMME NOUS ALLIONS RÊVANT DIEU

Comme nous allions rêvant Dieu

Comme nous allions rêvant Dieu, 
Une voix venue du grand creux 
Des fonds de l'Homme 
Nous a surpris : Veillez ici, 
Veillez et priez cette nuit 
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert, 
Retour du Seigneur des enfers, 
Chantez son hymne ! 
Ce lieu profond, il est à Dieu ! 
Nul ne le sonde avec des yeux 
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés 
Dans la mort qui vous obsédait, 
Vos morts futures ; 
Allez donc sans crainte à la vie ! 
Jésus vous a déjà ravi 
Dans sa Passion vos sépultures.

 

HYMNE : QUAND IL DISAIT À SES AMIS

Quand il disait à ses amis

Quand il disait à ses amis : 
" Si vous saviez le don de Dieu ! " 
Nous avons asséché 
Les sources de la vie... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre naissance a jailli du tombeau ! 
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis : 
" Venez à moi, je suis le jour ! " 
Nous avons sacrifié 
Aux forces de la nuit... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre lumière a jailli du tombeau ! 
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis : 
" Je suis vainqueur, pourquoi trembler ? " 
Nous avons nié Dieu 
En face de la peur... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre pardon a jailli du tombeau ! 
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis : 
" Heureux celui qui veut la paix ! " 
Nous avons déserté 
Le lieu de nos combats... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre espérance a jailli du tombeau ! 
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis : 
" Séchez vos pleurs ! Prenez ma joie ! "
Nous avons perdu cœur 
À force de trahir... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre bonheur a jailli du tombeau ! 
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis : 
" Soyez mon corps ! Soyez mon sang ! " 
Nous avons pris la mort 
Au lieu de prendre vie... 
Mais ce matin, Alléluia ! 
Notre avenir a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

 

HYMNE : IL S'EST LEVÉ D'ENTRE LES MORTS

Il s'est levé d'entre les morts

Il s'est levé d'entre les morts,
Le Fils de Dieu, notre frère.
Il s'est levé libre et vainqueur ;
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien
Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées
Les grandes eaux baptismales
De la douleur et de la mort ;
Et maintenant, du plus profond
De sa passion,
Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :
Premier enfant du Royaume,
Christ est vivant auprès de Dieu ;
Mais son exode humble et caché,
Le Fils aîné
Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
il nous rejoint sur nos sentiers ;
Mais au-delà de notre mort
C'est lui encore
Qui nous attend sur le rivage.

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec Bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie Liberté et la Vie éternelle.

 

Parole de Dieu : (Rm 14, 7-9)… (Office des Laudes).
Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour Le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour Le Seigneur.
Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.
Car, si Le Christ a connu la mort, puis la Vie, c’est pour devenir Le Seigneur et des morts et des vivants.

 

Parole de Dieu : (1 P 2, 9-10)… (Office des Vêpres).
C’est vous qui êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière.
Car autrefois vous n’étiez pas son peuple, mais aujourd’hui vous êtes le peuple de Dieu. Vous étiez privés d’Amour, mais aujourd’hui Dieu vous a montré son Amour.

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