Samedi-Saint. Fête du Triduum Pascal. Fête le 30 Mars 2024.

Samedi 30 Mars 2024 : Fête du Samedi-Saint.

Saint suaire

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  Samedi-Saint.

Le Samedi-Saint, l'Église entre dans une période d'attente, d'espérance. C'est le « Grand et saint Sabbat ».
Les Tabernacles sont vides, un deuil qui rappelle celui des disciples du Christ.
Une période où il ne se passe strictement rien, ni Messe, ni Mariage, ni funérailles, avant d'entrer, avec la Vigile Pascale, dans la Lumière, la Gloire du Christ Ressuscité. Seule la Liturgie des heures est Célébrées (Office dit "des ténèbres").
Pendant la nuit du Samedi-Saint au Dimanche de Pâques, on Fête la Résurrection du Christ lors de la Vigile (ou veillée) Pascale.

Samedi saint jesus est descendu aux enfers ou ceux qui sont morts en christ sont liberesSamedi-Saint. Jésus est descendu aux enfers où ceux qui sont morts en Christ sont libérés.

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Triduum Pascal : Samedi Saint
Extraits de la Catéchèse du Pape Benoît XVI
(19 Mars 2008)

Chers frères et sœurs,
[...] en ces jours uniques, orientons résolument notre vie vers une adhésion généreuse et convaincue aux desseins du Père Céleste; renouvelons notre oui à la Volonté Divine comme l'a fait Jésus avec le Sacrifice de la Croix.
Les rites suggestifs du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, le silence riche de prière du Samedi Saint et la Veillée Pascale Solennelle nous offrent l'opportunité d'approfondir le sens et la valeur de notre vocation Chrétienne qui naît du Mystère pascal et de la concrétiser en nous mettant fidèlement à la suite du Christ en toute circonstance, comme Il l'a fait, jusqu'au don généreux de notre vie.

Faire mémoire des mystères du Christ signifie aussi vivre dans une adhésion profonde et solidaire au moment présent de l'histoire, convaincus que ce que nous célébrons est une réalité vivante et actuelle.

Le Samedi-Saint est marqué par un profond  silence.  Les  Églises  sont dépouillées et aucune liturgie particulière n'est prévue.
Attendant le grand événement de la Résurrection, les croyants persévèrent avec Marie dans l'attente, en priant et en méditant.
Nous avons en effet besoin d'un jour de silence pour méditer sur la réalité de la vie humaine, sur les forces du mal et sur la grande force du bien issue de la Passion et de la Résurrection du Seigneur.
Une grande importance est accordée, en ce jour, à la participation au sacrement de la réconciliation, chemin indispensable pour purifier le cœur et se préparer à célébrer la Pâque, profondément renouvelés.
Nous avons besoin, au moins une fois par an, de cette purification intérieure, de ce renouvellement de nous-mêmes.

Ce samedi de silence, de méditation, de pardon, de réconciliation, débouche sur la Veillée pascale, qui introduit dans le dimanche le plus important de l'histoire, le dimanche de la Pâque du Christ.
L'Eglise veille près du feu nouveau, béni, et médite la grande promesse, contenue dans l'Ancien et le Nouveau Testament, de la libération définitive de l'ancien esclavage du péché et de la mort.
Au cœur de la nuit, le cierge pascal, symbole du Christ qui ressuscite glorieux, est allumé à partir du feu nouveau.

Le Christ, Lumière de l'humanité, dissipe les ténèbres du cœur et de l'esprit et illumine tout homme qui vient dans le monde.
Près du cierge pascal résonne dans l'Eglise la grande annonce Pascale:  Le Christ est vraiment ressuscité, la mort n'a plus aucun pouvoir sur Lui.
Par sa mort il a vaincu le mal pour toujours et a donné à tous les hommes la vie même de Dieu.
Selon une ancienne tradition, au cours de la Veillée pascale, les catéchumènes reçoivent le Baptême, pour souligner la participation des Chrétiens au mystère de la mort et de la Résurrection du Christ.
A partir de la merveilleuse nuit de Pâques, la Joie, la Lumière et la Paix du Christ se répandent dans la vie des fidèles de chaque communauté chrétienne atteignant tous les points de l'espace et du temps.

Chers frères et sœurs, en ces jours uniques, orientons résolument notre vie vers une adhésion généreuse et convaincue aux desseins du Père Céleste; renouvelons notre "oui" à la volonté Divine comme l'a fait Jésus avec le Sacrifice de la Croix.
Les rites suggestifs du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, le silence riche de Prière du Samedi Saint et la Veillée pascale Solennelle nous offrent l'opportunité d'approfondir le sens et la valeur de notre vocation Chrétienne qui naît du Mystère Pascal et de la concrétiser en nous mettant fidèlement à la suite du Christ en toute circonstance, comme Il l'a fait, jusqu'au don généreux de notre vie.

Faire mémoire des mystères du Christ  signifie  aussi vivre dans une adhésion profonde et solidaire au moment présent de l'histoire, convaincus que ce que nous célébrons est une réalité vivante et actuelle.
Portons donc dans notre prière les faits et les situations dramatiques qui, ces jours-ci, affectent un grand nombre de nos frères dans toutes les régions du monde.
Nous savons que la haine, les divisions, la violence, n'ont jamais le dernier mot dans les événements de l'histoire.
Ces jours réaniment en nous la grande espérance: Le Christ Crucifié est ressuscité et a vaincu le monde.
L'Amour est plus fort que la haine, il a vaincu et nous devons nous associer à cette victoire de l'Amour.
Nous devons donc repartir du Christ et travailler en communion avec Lui pour un monde fondé sur la Paix, sur la Justice et sur l'Amour.
Dans cet engagement, qui nous concerne tous, laissons-nous guider par Marie qui a accompagné son divin Fils sur le chemin de la Passion et de la Croix et a participé, avec la force de la Foi, à l'accomplissement de son dessein salvifique.
Avec ces sentiments, je vous présente d'ores et déjà mes vœux les plus cordiaux de joyeuse et sainte Pâque à vous tous, à ceux qui vous sont chers et à vos communautés.

Pour lire la Catéchèse complète :
>>> Le Triduum Pascal

Samedi saint

Que se passe-t-il ?
Un Grand Silence règne aujourd'hui sur la terre,
un Grand Silence et une grande Solitude.
Le Roi dort.
Le Seigneur va chercher le premier homme...
Il le prend par la main et le relève en disant : "Eveille-toi, ô Toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera !"

"Lève-toi, partons d'ici.
Les trésors du bonheur sont ouverts
et le Royaume des Cieux est prêt de toute éternité."
Extrait d'une homélie de Saint Léon le Grand

 

Le Samedi-Saint

Le Samedi-Saint, Le Christ descend aux enfers annoncer la Bonne Nouvelle aux morts. Il accomplit et achève ainsi la Rédemption.

« "La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts..." (1P 4,6).
La descente aux enfers est l'accomplissement, jusqu'à la plénitude, de l'annonce évangélique du Salut.
Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d'extension de l'œuvre Rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption. »   (Catéchisme de l'Eglise catholique 634)

Le Samedi-Saint, l'Église, avec Marie, attend et espère la Résurrection du Seigneur. Et notre époque est de manière particulière un "Samedi Saint"...

A cause des guerres, et des destructions :
« Notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi-Saint. »
Méditation du Pape Benoît XVI,
Vénération du Saint Suaire, 02 Mai 2010

Le Samedi-Saint est donc particulièrement un mystère de Salut pour notre époque :

« Le Samedi-Saint est le jour où Dieu est caché... un grand silence enveloppe la terre.... Celui qui a été Crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. [...]
L'être humain vit pour le fait qu'il est aimé et qu'il peut aimer; et si dans l'espace de la mort également, a pénétré l'amour, alors là aussi est arrivée la vie. A l'heure de la solitude extrême, nous ne serons jamais seuls: "Passio Christi. Passio hominis".
Tel est le mystère du Samedi-Saint !»
Méditation du Pape Benoît XVI,
Vénération du Saint Suaire, 2 mai 2010

La vénération du Saint-Suaire est une aide précieuse, opportune :
« On peut dire que le Saint-Suaire est l'Icône du Samedi-Saint. »
Vénération du Saint Suaire,
Méditation du Pape Benoît XVI, 02 Mai 2010

Et, surtout à notre époque, la Liturgie du Samedi-Saint mérite attention et développement.
Un développement possible, traditionnel, est l'heure de la Mère.

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« Marie, Mère d’Espérance et de Consolation, je veux passer ces dernières heures d’attente de la Résurrection
de Votre Fils avec vous. Quand les doutes m’assaillent, quand ceux qui m’entourent me méprisent,
soyez ma consolation, ma force et mon soutien. Vous avez été un appui pour les apôtres désemparés
et apeurés : comment ne le seriez-vous pas maintenant pour moi ? Mère d’Espérance et d’Amour,
apprenez-moi à souffrir à vos côtés, afin de jouir plus tard de la joie de la Résurrection de Jésus-Christ. Amen »

Samedi Saint (Grand Sabbat)

Le Samedi-Saint, l'Église demeure en Prière auprès du tombeau de Notre Seigneur, méditant Sa Sainte Passion et Sa Sainte Mort, ainsi que Sa descente aux enfers.
Le silence, le jeûne et l'abstinence sont conseillés pour que l'on parvienne, avec un cœur élevé et libéré, aux joies de Sa Sainte Résurrection (cf : Sacrosanctum Concilium N°110).
En ce Samedi-Saint, « la Tradition enseigne que Marie réunit en quelque sorte en Sa personne le Corps de l’Église tout entière : elle est la "credentium collectio universa".

Ainsi, la Vierge Marie qui se tient près du Sépulcre de Son Fils est l’icône de l’Église-Vierge, qui veille près du tombeau de Son Époux, dans l’attente de la Célébration de la Résurrection.
Cette intuition d’une telle relation étroite entre Marie et l’Église provient du pieux exercice appelé "l’Heure de la Mère" : tandis que le Corps du Fils repose dans le Sépulcre et que Son Âme est descendue aux enfers pour annoncer aux ancêtres dans la Foi, qui vivent encore dans l’ombre de la mort, leur libération imminente, la Vierge, anticipant et personnifiant l’Église, attend la victoire de Son Fils sur la mort en faisant preuve d’une Foi inaltérable » (cf : Directoire de piété populaire N°146-147).

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"Le mystère du Samedi-Saint", méditation de Benoît XVI à l'occasion de la vénération du Saint Suaire

A l'occasion de l'ostention du Saint Suaire (du 10 Avril au 23 Mai 2010), le Pape Benoît XVI s'est rendu à la Cathédrale de Turin pour y vénérer la relique dimanche 2 Mai. Il a lu à cette occasion une méditation intitulée "Le mystère du Samedi-Saint".

Chers amis,
C'est pour moi un moment très attendu. En diverses autres occasions, je me suis trouvé face au Saint-Suaire, mais cette fois, je vis ce pèlerinage et cette halte avec une intensité particulière: sans doute parce que les années qui passent me rendent encore plus sensible au message de cet extraordinaire Icône; sans doute, et je dirais surtout, parce que je suis ici en tant que Successeur de Pierre, et que je porte dans mon cœur toute l'Eglise, et même toute l'humanité.
Je rends grâce à Dieu pour le don de ce pèlerinage et également pour l'occasion de partager avec vous une brève méditation qui m'a été suggérée par le sous-titre de cette Ostension solennelle: "Le mystère du Samedi Saint".

On peut dire que le Saint-Suaire est l'Icône de ce mystère, l'Icône du Samedi-Saint. En effet, il s'agit d'un linceul qui a enveloppé la dépouille d'un homme crucifié correspondant en tout point à ce que les Evangiles nous rapportent de Jésus, qui, crucifié vers midi, expira vers trois heures de l'après-midi.
Le soir venu, comme c'était la Parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat solennel de Pâques, Joseph d'Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha.
Ayant obtenu l'autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la Croix, l'enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46).
C'est ce que rapporte l'Evangile de Saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. A partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu'à l'aube du jour après le Sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l'image de ce qu'était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification.

Le Samedi-Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie: "Que se passe-t-il? Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers" (Homélie pour le Samedi-Saint, PG 43, 439).
Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ "a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts".

Chers frères et sœurs, à notre époque, en particulier après avoir traversé le siècle dernier, l'humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi-Saint.
Dieu caché fait partie de la spiritualité de l'homme contemporain, de façon existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s'est élargi toujours plus.
Vers la fin du xix siècle, Nietzsche écrivait: "Dieu est mort! Et c'est nous qui l'avons tué!". Cette célèbre expression est, si nous regardons bien, prise presque à la lettre par la tradition Chrétienne, nous la répétons souvent dans la Via Crucis, peut-être sans nous rendre pleinement compte de ce que nous disons.
Après les deux guerres mondiales, les lager et les goulag, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint: l'obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s'interrogent sur la vie, et de façon particulière nous interpelle, nous croyants. Nous aussi nous avons affaire avec cette obscurité.

Et toutefois, la mort du Fils de Dieu, de Jésus de Nazareth a un aspect opposé, totalement positif, source de réconfort et d'espérance.
Et cela me fait penser au fait que le Saint-Suaire se présente comme un document "photographique", doté d'un "positif" et d'un "négatif".
Et en effet, c'est précisément le cas: le mystère le plus obscur de la Foi est dans le même temps le signe le plus lumineux d'une espérance qui ne connaît pas de limite.
Le Samedi-Saint est une "terre qui n'appartient à personne" entre la mort et la résurrection, mais dans cette "terre qui n'appartient à personne" est entré l'Un, l'Unique qui l'a traversée avec les signes de sa Passion pour l'homme: "Passio Christi. Passio hominis".
Et le Saint-Suaire nous parle exactement de ce moment, il témoigne précisément de l'intervalle unique et qu'on ne peut répéter dans l'histoire de l'humanité et de l'univers, dans lequel Dieu, dans Jésus Christ, a partagé non seulement notre mort, mais également le fait que nous demeurions dans la mort. La solidarité la plus radicale.

Dans ce "temps-au-delà-du temps", Jésus Christ "est descendu aux enfers".
Que signifie cette expression? Elle signifie que Dieu, s'étant fait homme, est arrivé au point d'entrer dans la solitude extrême et absolue de l'homme, où n'arrive aucun rayon d'amour, où règne l'abandon total sans aucune parole de réconfort: "les enfers".
Jésus Christ, demeurant dans la mort, a franchi la porte de cette ultime solitude pour nous guider également à la franchir avec Lui.
Nous avons tous parfois ressenti une terrible sensation d'abandon, et ce qui nous fait le plus peur dans la mort, est précisément cela, comme des enfants, nous avons peur de rester seuls dans l'obscurité, et seule la présence d'une personne qui nous aime peut nous rassurer.
Voilà, c'est précisément ce qui est arrivé le jour du Samedi Saint: dans le royaume de la mort a retenti la voix de Dieu.
L'impensable a eu lieu: c'est-à-dire que l'Amour a pénétré "dans les enfers": dans l'obscurité extrême de la solitude humaine la plus absolue également, nous pouvons écouter une voix qui nous appelle et trouver une main qui nous prend et nous conduit au dehors.
L'être humain vit pour le fait qu'il est aimé et qu'il peut aimer; et si dans l'espace de la mort également, a pénétré l'Amour, alors là aussi est arrivée la vie. A l'heure de la solitude extrême, nous ne serons jamais seuls: "Passio Christi. Passio hominis".

Tel est le mystère du Samedi-Saint! Précisément de là, de l'obscurité de la mort du Fils de Dieu est apparue la lumière d'une espérance nouvelle: la lumière de la Résurrection.
Et bien, il me semble qu'en regardant ce saint linceul avec les yeux de la Foi, on perçoit quelque chose de cette lumière.
En effet, le Saint-Suaire a été immergé dans cette obscurité profonde, mais il est dans le même temps lumineux; et je pense que si des milliers et des milliers de personnes viennent le vénérer, sans compter celles qui le contemplent à travers les images - c'est parce qu'en lui, elles ne voient pas seulement l'obscurité, mais également la Lumière; pas tant l'échec de la vie et de l'amour, mais plutôt la victoire, la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine; elles voient bien la mort de Jésus, mais elles entrevoient sa Résurrection; au sein de la mort bat à présent la vie, car l'amour y habite.
Tel est le pouvoir du Saint-Suaire: du visage de cet "Homme des douleurs", qui porte sur lui la passion de l'homme de tout temps et de tout lieu, nos passions, nos souffrances, nos difficultés, nos péchés également - "Passio Christi. Passio hominis" - de ce visage émane une majesté solennelle, une grandeur paradoxale.
Ce visage, ces mains et ces pieds, ce côté, tout ce corps parle, il est lui-même une parole que nous pouvons écouter dans le silence.
Que nous dit le Saint-Suaire? Il parle avec le Sang, et le Sang est la Vie! Le Saint-Suaire est une Icône écrite avec le Sang; le Sang d'un homme flagellé, couronné d'épines, crucifié et transpercé au côté droit.
L'image imprimée sur le Saint-Suaire est celle d'un mort, mais le Sang parle de sa Vie. Chaque trace de Sang parle d'Amour et de Vie.
En particulier cette tâche abondante à proximité du flanc, faite de Sang et d'Eau ayant coulé avec abondance par une large blessure procurée par un coup de lance romaine, ce Sang et cette eau parlent de Vie.
C'est comme une source qui murmure dans le silence, et nous, nous pouvons l'entendre, nous pouvons l'écouter, dans le silence du Samedi Saint.

Chers amis, rendons toujours gloire au Seigneur pour son Amour fidèle et Miséricordieux. En partant de ce lieu saint, portons dans les yeux l'image du Saint-Suaire, portons dans le cœur cette parole d'Amour, et louons Dieu avec une vie pleine de Foi, d'espérance et de charité. Merci.

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Turin: Le Saint-Suaire daterait bien de l'antiquité

Le linge aurait enveloppé le corps de Jésus crucifié.

Turin, 27 Mars 2013 (Apic) De nouvelles expériences scientifiques menées à l'Université de Padoue confirmeraient que la toile du Suaire de Turin date bien du premier siècle après Jésus-Christ.
C'est ce qu'affirment le professeur Giulio Fanti et le journaliste Saverio Gaeta dans un livre sorti le 27 Mars 2013 en Italie.

Selon les auteurs, les résultats de l'analyse chimique et mécanique menées à l'Université de Padoue confirment l'antiquité de la toile du Suaire.
Cet élément est donc compatible avec la tradition qui considère que la toile de lin imprimée avec l'image d'un homme crucifié est bien celle qui a enveloppé le corps de Jésus descendu de la croix, rapporte le vaticaniste Andrea Tornelli, sur le site 'Vatican Insider'.
Giulio Fanti est professeur de mécanique et de thermique à l'Université de Padoue. Ses recherches vont également être publiées dans une revue scientifique et donc ont été soumises à l'examen d'un comité de lecture.
Les examens ont été effectués sur de petites fibres du Suaire, un matériel fourni par le professeur Giovanni Riggi qui avait participé à la recherche en 1988. Décédé en 2008, il avait fait don de ces matériaux à Gulio Fanti à travers la Fondation 3M.
Les deux premières analyses ont été réalisées avec un système de FT-IR, soit avec de la lumière infrarouge et l'autre avec la spectroscopie 'Raman'.
Le troisième est une analyse mécanique concernant la tension du fil. Pour cette enquête sur les fibres, les scientifiques ont mis au point un appareillage pour des essais de traction capable d'évaluer des fibres extrêmement fines.
Ils ont effectué des comparaisons avec une vingtaine d'échantillons de tissus datés formellement de 3000 avant JC à 2000 après JC.
Les résultats finaux indiquent que les fibres de la toile remontent bien à l'antiquité entre 200 avant JC et 250 après JC.
Ils infirmeraient donc ceux du carbone 14 réalisés en 1988 et donnant une datation médiévale du Suaire entre le XIIIe et XIV siècle.

Une ostension télévisée du Suaire pour le Samedi-Saint

Au-delà des querelles scientifiques quant à son authenticité et à sa datation, le Saint-Suaire reste pour les croyants une icône du Christ.
Quelques jours avant son départ, Benoît XVI a autorisé une ostension télévisée exceptionnelle du Suaire de Turin, qui déroulera dans l’après-midi du Samedi-Saint 30 Mars 2013.

L’Archevêque de Turin, Mgr Cesare Nosiglia, présidera une Célébration spéciale pour permettre de voir le Suaire que Benoît XVI lui-même a qualifié d’"icône du Samedi-Saint", lors de la dernière ostension qui avait attiré plus de deux millions de pèlerins à Turin en mai 2010.
Le Saint Suaire n’a été exposé que quatre fois au cours des cent dernières années, les dernières en 2000, pour le Jubilé, et en 2010. La prochaine ostension publique n’est pas prévue avant 2025. (apic/vi/mp)

2010suaireJuste une parenthèse pour rejoindre ce que notre bien-aimé Pape Benoît XVI nous dit ci-dessus, en parlant du Samedi-Saint, alors que Jésus est au tombeau :

L'impensable a eu lieu: c'est-à-dire que l'Amour a pénétré "dans les enfers"
"Jésus-Christ est descendu aux enfers, est ressuscité des morts le troisième jour"

http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2003/03-055.htm#DescenduAuxEnfers.

"Mais tu dis que tu ouvriras les portes des Cieux. Ne sont-elles pas fermées à cause du grand Péché ? Maman me disait que personne n'y pouvait entrer tant que ne serait pas venu le pardon et que les justes l'attendaient dans les Limbes."

"Il en est ainsi. Mais, ensuite, j'irai vers le Père, après avoir annoncé la parole de Dieu et. ..et vous avoir obtenu le pardon, et je dirai :
"Père, maintenant j'ai accompli entièrement ta volonté. Maintenant je veux la récompense de mon Sacrifice. Que viennent les justes qui attendent ton Royaume".
Et le Père me dira : "Qu'il en soit comme tu veux". Et alors, je descendrai appeler tous les justes et les Limbes ouvriront leurs portes au son de ma voix, et sortiront dans l'allégresse les saints Patriarches, les lumineux Prophètes, les femmes bénies d'Israël et puis sais-tu combien d'enfants ?
Comme une prairie en fleurs, des enfants de tous âges ! Et, en chantant, ils me suivront en montant au beau Paradis."

Moloch intro 5516 2Sainte Vierge au cœur transpercé d’épées.
(Mater dolorosa ou Vierge aux sept douleurs).
Église des Augustins. Fribourg (Suisse).

Nous sommes maintenant Samedi matin (Le Samedi Saint), et pour beaucoup, nous ne pensons plus qu’à Pâques, grande fête pour les païens, Résurrection et Joie Pascale pour les Chrétiens que l’on fêtera à l’église ce soir, prolongé d’un week-end de Fête.
J’ai l’impression que l’on occulte la mémoire de tout ce qui a précédé et suivi la mort du Christ, notre Sauveur, moment très long d’angoisse, de souffrances atroces, de détresse, d’incompréhension aussi bien des apôtres, que des disciples restés fidèles, même si peu nombreux, face aux foules ayant crachés leur venin sur Jésus, et surtout face à la détresse et aux souffrances atroce et à la désolation de Marie, La Très Sainte Vierge.

On parle si peu de la détresse de Marie. Juste est rappelé la prophétie du vieillard Siméon, alors qu’elle est aux pieds de La Croix (Une épée lui transpercera le cœur), mais après la mort de Jésus...On ne parle que de Sa Résurrection que l’on fête dés ce Samedi soir.

En fait, La Résurrection de Jésus est survenue à l’aube du dimanche matin (vers 5h00 du matin) et l’agonie de La Très Sainte Vierge Marie a commencé le Jeudi soir au moment de La Sainte Cène, pour arriver à son summum le Vendredi avec La Passion, La Crucifixion et La Mort de SON FILS (même s’Il était DIEU, Il était Son Fils, et elle était Sa Mère, avec tout ce que cela implique comme sentiments et comme souffrances) et se prolonger, encore plus fort et plus intensément durant tout ce temps jusqu’au dimanche matin, moment où elle retrouve Son Fils Ressuscité.
Seule d’ailleurs une mère de famille peut s’unir vraiment et comprendre La Souffrance de La Très Sainte Vierge Marie de voir son Fils (Innocent et Pur) martyrisé comme Il l’a été, cloué sur une Croix, mort et enterré, avec en elle la mémoire de toutes ces tortures.

Cette souffrance s’exprimera d’ailleurs dans une des nombreuses prières qu’Elle a faite durant tout ce temps précédent La Résurrection de Son Fils, ne pouvant, ni dormir, ni manger, ni avoir La Paix.
Pour poursuivre notre méditation et nous unir à la douleur de La Passion de Marie tel que Jésus (et Marie) nous la révèle au travers des Révélations à Maria Valtorta, alors que nous l’avons quitté à son retour au Cénacle après la mise au tombeau de Jésus, vivons avec elle, sa souffrance (cette épée qui lui traverse le cœur) tout au long de le nuit du Vendredi, puis tout au long du jour et de la nuit du Samedi, avant de revoir à l’aube du Dimanche Son Fils Jésus ressuscité et venant lui rendre visite, au travers des liens suivants desquels je prendrais quelques extraits.
La nuit du Vendredi saint.
La lamentation de la Vierge.
Dans la journée du Samedi saint.

La nuit du Samedi saint.

Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 9, chapitre 33 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
La lamentation de la Vierge
"Jésus ! Jésus ! Où es-tu ? M'entends-tu encore ? L'entends-tu ta pauvre Maman qui crie, en ce moment, ton Nom saint et béni, après l'avoir gardé dans son cœur pendant tant d'heures ? Ton Nom saint, qui a été mon amour, l'amour de mes lèvres qui goûtaient une saveur de miel en disant ton Nom, de mes lèvres qui maintenant, au contraire, semblent en le disant boire l'amertume qui est restée sur tes lèvres, l'amertume de l'atroce mixture...
J'en ai le cœur broyé, de ce Nom que j'ai dû renfermer pendant tant d'heures et dont le cri augmentait à mesure que croissait ta douleur, jusqu'à l'abattre, comme une chose piétinée par le pied d'un géant. Oh ! Oui, ma douleur est gigantesque, elle m'écrase, me broie et il n'est rien qui puisse la soulager.
À qui je dis ton Nom ? Rien ne répond à mon cri. Même si je hurlais jusqu'à fendre la pierre qui ferme ton tombeau, tu ne l'entendrais pas puisque tu es mort. Ne l'entends-tu plus ta Maman ? Que de fois ne t'ai-je pas appelé, pendant ces trente-quatre ans, ô mon Fils !

Je croyais avoir connu l'abîme de la douleur... c'était l'aube de cette douleur, c'en était le bord. Maintenant, c'en est le midi. Maintenant c'est le fond. C'est l'abîme ce que je touche maintenant, après y être descendue en ces trente-quatre années, bousculée par tant de choses et prostrée, aujourd'hui, sur le fond horrible de ta Croix.

Combien durera cet enfer pour ta Maman ? Tu as dit : "En trois jours, je réédifierai ce Temple".
C'est tout aujourd'hui que je me répète ces paroles que tu as dites, pour ne pas tomber tuée, pour être prête à te saluer à ton retour, et te servir encore...
Mais comment pourrai-je te savoir mort, pendant trois jours ? Trois jours dans la mort, Toi, Toi, ma Vie ?
Mais comment, Toi qui sais tout, puisque tu es la Sagesse infinie, ne la connais-tu pas la douleur de ta Maman ?

Je le sais que tu es mort. L'illusion n'est pas possible. Je t'ai vu tuer. Même si la douleur me le faisait oublier, voici ton Sang sur mon voile, qui me dit : "Il est mort ! Il n'a plus de sang ! Celui-ci est le dernier sorti de son Cœur !" De son Cœur ! Du cœur de mon Enfant, de mon Fils ! De mon Jésus ! Oh ! Dieu ! Dieu de pitié, ne me fait pas souvenir qu'on Lui a ouvert le Cœur...
Jésus, je ne puis rester seule ici pendant que tu es seul là-bas. Moi qui n'ai jamais aimé les chemins du monde et les foules, et tu le sais, depuis que tu as quitté Nazareth, je t'ai suivi de plus en plus, pour ne pas vivre loin de Toi.
Et maintenant, je suis ici seule, et tu es là-bas seul. Pourquoi ne m'ont-ils pas laissé dans ton tombeau ? Je me serais assise près de ton lit glacé, en tenant une de tes mains dans les miennes, pour te faire sentir que j'étais près de Toi... Non, pour sentir que tu étais près de moi. Tu ne sens plus rien. Tu es mort !
Même si tu n'avais pu me sourire et me parler, il m'aurait semblé t'avoir, de nouveau, petit. Je t'aurais accueilli sur mon cœur pour ne pas te faire sentir la froideur de la pierre, la dureté du marbre.
Ne t'ai-je pas tenu aujourd'hui même ? Le sein d'une mère est toujours capable d'accueillir un fils, même s'il est homme.
Le fils est toujours un enfant pour sa maman, même s'il est déposé de la Croix, couvert de plaies et de blessures.

Combien ! Combien de blessures ! Que de douleur ! Oh ! Mon Jésus, mon Jésus si durement blessé ! Ainsi blessé ! Ainsi tué ! Non. Non. Seigneur, non ! Ce ne peut être vrai ! Je suis folle ! Jésus mort ? Je délire. Jésus ne peut mourir ! Souffrir, oui. Mourir, non. Lui est la Vie ! Lui est le Fils de Dieu. Il est Dieu. Dieu ne meurt pas.

Il ne meurt pas ? Et alors pourquoi s'est-il appelé "Jésus" ? Que veut dire "Jésus" ? Cela veut dire... oh ! Cela veut dire : "Sauveur" ! Il est mort ! Il est mort parce qu'il est le Sauveur. Il a dû sauver tous les hommes, en se perdant Lui-même...
Je ne délire pas, non. Je ne suis pas folle. Non. Si je l'étais ! Je souffrirais moins ! Il est mort. Voici son Sang. Voici sa couronne. Voici les trois clous : c'est avec ceux-ci qu'ils l'ont transpercé !

Hommes, regardez avec quoi vous avez transpercé Dieu, mon Fils ! Et je dois vous pardonner et je dois vous aimer.
Parce que Lui vous a pardonné, parce que Lui m'a dit de vous aimer ! Il m'a fait votre Mère, Mère des assassins de mon Enfant !


Une de ses dernières paroles, en luttant contre le râle de l'agonie... "Mère, voici ton fils... tes fils". Même si je n'avais pas été Celle qui obéit, j'aurais dû obéir aujourd'hui, car c'était le commandement d'un mourant.
Voici. Voici. Jésus, je pardonne, je les aime.
Ah ! Mon cœur se brise dans ce pardon, dans cet amour ! Entends-tu que je leur pardonne et les aime ? Je prie pour eux. Voilà : je prie pour eux...
Je ferme les yeux pour ne pas voir ces objets de ta torture pour pouvoir leur pardonner, pour pouvoir les aimer, pour pouvoir prier pour eux.
Chaque clou sert à crucifier de ma part toute volonté de ne pas pardonner, de ne pas aimer, de ne pas prier pour tes bourreaux.
Siméon l'a dit : "Une épée te transpercera le cœur". Une épée ? Une forêt d'épées ! Combien de blessures ils t'ont fait, Fils ? Combien de gémissements tu as poussés ? Combien de spasmes ? Combien de gouttes de sang tu as versées ?

Eh bien, chacune est une épée pour moi. Je suis une forêt d'épées. En Toi, il n'en est pas une partie de la peau qui ne soit une plaie. En moi, il n'en est pas qui ne soit transpercée. Elles transpercent mes chairs et pénètrent dans le cœur.
Oh ! Dieu ! Dieu, que de blessures a ton Fils, mon Fils ! Comment ai-je pu les voir sans mourir, moi qui m'évanouissais quand tout petit tu te faisais mal ?
Et maintenant ? Maintenant tu as les mains, les pieds, le côté ouvert, maintenant ta chair tombe en lambeaux et ton visage est couvert de contusions. Ce visage que je n'osais effleurer d'un baiser. Ton front et ta nuque sont couverts de plaies et personne ne t'a donné de remède et de réconfort.
Regarde mon cœur, ô Dieu qui m'as frappée dans mon Enfant ! Regarde-le ! N'est-il pas couvert de plaies comme le Corps de Celui qui es mon Fils et le tien ?
Les coups de fouets sont tombés sur moi comme une grêle pendant qu'on le frappait. Qu'est la distance pour l'amour ? J'ai souffert les tortures de mon Fils ! Que ne les ai-je souffertes moi seule ! Que n'ai-je été moi sur la pierre du tombeau ! Regarde-moi, ô Dieu ! Mon cœur ne suinte-t-il pas le sang ? Voici le cercle des épines, je le sens. C'est une bande qui me serre et me transperce. Voici le trou des clous: trois stylets fixés dans mon cœur.
Oh ! Ces coups ! Ces coups ! Comment le ciel ne s'est-il pas écroulé à cause de ces coups sacrilèges dans la chair de Dieu ? Et ne pouvoir crier ! Ne pouvoir m'élancer pour arracher l'arme aux assassins et m'en faire une défense pour mon Enfant mourant. Mais devoir les entendre, entendre et ne rien faire !
Un coup sur le clou, et le clou entre dans les chairs vivantes. Un autre coup, et il entre encore davantage. Un autre et un autre et les os et les nerfs se brisent, et voilà transpercée la chair de mon Enfant et le cœur de sa Maman.
Et quand ils t'ont élevé sur la Croix ? Combien tu dois avoir souffert, Fils Saint ! Je vois encore ta main se déchirer dans la secousse de la chute.
J'ai le cœur déchiré comme elle. Je suis contusionnée, flagellée, piquée, frappée, transpercée comme Toi. Je n'étais pas avec Toi sur la Croix, mais regarde-la, ta Maman ! Est-elle différente de Toi ? Non. Il n'y a pas de différence de martyre.

Et même le tien est fini, le mien dure encore. Tu n'entends plus les accusations menteuses, moi je les entends. Tu n'entends plus les blasphèmes horribles, moi je les entends encore. Tu ne sens plus la morsure des épines et des clous, ni la soif et la fièvre. Je suis pleine de pointes de feu et je suis comme quelqu'un qui meurt brûlé et délirant.
Ton abandon a servi à le faire mourir avant le coucher du soleil, pour Lui éviter d'autres tortures. Tu as été bon. Tu fais tout dans un but de bonté. Nous sommes nous des créatures qui ne comprenons pas. Tu as été bon.
Tu as été bon. Dis-la, mon âme, cette parole pour enlever la morsure de ta souffrance. Dieu est bon et Il t'a toujours aimée, mon âme. Du berceau à cette heure, Il t'a toujours aimée. Il t'a donné toute la joie du temps. Toute. Il t'a donné Lui-même. Il a été bon, bon, bon. Merci, Seigneur, que tu sois béni pour ton infinie bonté.
Merci, Jésus. Je te dis merci à Toi aussi ! Moi seule l'ai sentie dans mon cœur quand j'ai vu le tien ouvert. Maintenant ta lance est dans le mien et elle fouille et déchire. Mais c'est mieux ainsi. Tu ne la sens pas.
Mais Jésus, pitié ! Un signe de Toi ! Une caresse, une parole pour ta pauvre Maman au cœur déchiré ! Un signe, un signe, Jésus, si tu veux me trouver vivante à ton retour."


Il y a les souffrances de Marie tout au long de ce Samedi Saint jusqu’à La Résurrection de Jésusmais, il y a aussi la souffrance des apôtres qui se sont tous enfuis ou qui ont renié comme Saint Pierre, car comment être compatissant avec notre prochain, si nous ne connaissons pas la chute...l’orgueil de Pierre lui faisait dire : « Jamais je ne trahirais » et ainsi condamner ceux qui tombaient...mais cet orgueil même l’a fait tomber, et renier Son Dieu…pouvant devenir ainsi compatissant avec les pécheurs :

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 9, chapitre 35 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé)… Jean ayant retrouvé Pierre, raconte à Marie :
La nuit du Samedi saint
Je suis allé par le sentier pris par le Maître... Et j'ai cru que Simon Pierre était mort lui aussi, car je l'ai vu là tout blotti contre un rocher. J'ai crié. Il a levé la tête... et je l'ai cru fou tant il était changé.
Il a poussé un cri et a cherché à fuir. Mais il titubait, aveuglé par les larmes qu'il avait versées, et je l'ai saisi.
Il m'a dit : "Laisse-moi. Je suis un démon. Je l'ai renié, comme Lui disait... et le coq a chanté et Lui m'a regardé. Je me suis enfui... j'ai couru de tous côtés à travers la campagne et puis je me suis trouvé ici.
Et tu vois ? Ici Jéhovah m'a fait trouver son Sang pour m'accuser. Du sang partout ! Du sang partout ! Sur la roche, sur la terre, sur l'herbe.
C'est moi qui l'ai fait répandre. Comme toi, comme tous. Mais moi, ce Sang, je l'ai renié". Il me paraissait en délire.

J'ai essayé de le calmer et de l'éloigner. Mais il ne voulait pas. Il disait : "Ici ! Ici ! Pour garder ce Sang et son manteau. Et c'est avec mes larmes que je veux le laver.
Quand il n'y aura plus de sang sur l'étoffe, peut-être alors je reviendrai parmi les vivants en me battant la poitrine et en disant : 'J'ai renié le Seigneur' ".

Je lui ai dit que tu le voulais, que tu m'avais envoyé le chercher. Mais il ne voulait pas le croire.
Alors je lui ai dit que tu voulais aussi Judas pour lui pardonner et que tu souffrais de ne pouvoir plus le faire à cause de son suicide.
Alors il a pleuré avec plus de calme. Il a voulu savoir. Tout. Et il m'a raconté que l'herbe avait encore du Sang frais et que le manteau était tout maltraité par Judas, dont il avait trouvé un morceau de vêtement.
Je l'ai laissé parler, parler, et puis je lui ai dit : "Viens près de la Mère". Oh ! Combien j'ai dû prier pour le persuader !


Nous fêtons Jésus qui est ressuscité le troisième jour après Sa Mort. Mais ne faut-il pas s’unir aussi à Ses Souffrances, Lui qui est Le Rédempteur, et ne faut-il pas s’unir aussi aux souffrances de Sa Très Sainte Maman qui participe à La Rédemption de Son Fils Jésus, Lui annulant la faute d’Adam et Elle annulant la faute d’Eve.
Jésus nous demande de prendre Son Chemin de souffrance, de donner notre vie pour le salut de monde et participer, à notre mesure, si faible et si pauvre, à Sa Rédemption.
Alors, en ce jour où Jésus est mort, et pas encore ressuscité, unissons-nous aussi aux souffrances de Sa Très Sainte Maman ainsi qu’aux souffrances des apôtres ayant reniés ou fuis Leur Maître...pour mieux participer à La Joie de Pâques, du Sauveur ressuscité.


Alors que nous approchons de la Résurrection de Jésus, alors qu’il fait encore nuit dans la nuit du Samedi au Dimanche, Pierre se retrouve devant Marie, et celle-ci, en merveilleuse Maman, malgré sa souffrance, entoure de sa tendresse Maternelle Pierre (comme elle le fait avec chacun de nous actuellement) afin de le réconforter et l’apaiser dans son remord…de ne pas croire que Jésus puisse lui pardonner (alors que Jésus est Miséricorde infini et pardonne à tous ceux qui se tourne vers Lui en regrettant amèrement leur faute !!!).
Extrait des Révélations de Marie à Maria Valtorta (tome 9, chapitre 35 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…
La nuit du Samedi saint.
Et Marie doucement : "Simon de Jonas, viens." Rien. "Simon Pierre, viens." Rien. "Pierre de Jésus et de Marie, viens." Un âpre accès de pleurs. Mais il n'entre pas. Marie se lève. Elle laisse le manteau sur la table et va à la porte.
Pierre est blotti là dehors, comme un chien sans maître. Il pleure si fort et tout pelotonné qu'il n'entend pas le bruit de la porte qui s'ouvre en grinçant, ni le bruit des sandales de Marie.
Il s'aperçoit qu'elle est là, quand elle se penche pour lui prendre une main pressée sur ses yeux et l'oblige à se lever. Elle entre dans la pièce en le traînant comme un enfant. Elle ferme la porte et met le verrou, et courbée par la douleur, comme lui l'est par la honte, elle revient à sa place.
Pierre va à ses pieds, à genoux, et il pleure sans retenue. Marie caresse ses cheveux grisonnants, tout en sueur à cause de la douleur. Pas autre chose que cette caresse jusqu'à ce qu'il soit plus calme.
Enfin, quand Pierre dit : "Tu ne peux me pardonner. Ne me caresse donc pas, car je l'ai renié", Marie dit : "Pierre, tu l'as renié, c'est vrai. Tu as eu le courage de le renier en public, le lâche courage de le faire.
Les autres... Tous, sauf les bergers, Manaën, Nicodème et Joseph et Jean, n'ont eu que la lâcheté.
Ils l'ont renié tous : hommes et femmes d'Israël, sauf quelques femmes... Je ne nomme pas les neveux et Alphée de Sara : eux étaient parents et amis. Mais les autres !...
Et ils n'ont même pas eu le courage satanique de mentir pour se sauver, ni le courage spirituel de se repentir et de pleurer, ni celui encore plus grand de reconnaître publiquement l'erreur. Tu es un pauvre homme. Tu l'étais, plutôt, tant que tu as présumé de toi.
Maintenant tu es un homme. Demain, tu seras un saint. Mais même si tu n'avais pas été ce que tu es, je t'aurais cependant quand même pardonné. J'aurais pardonné à Judas, pour sauver son esprit.
Car la valeur d'un esprit, même d'un seul, mérite tous les efforts pour surmonter les répugnances et les ressentiments, jusqu'à en être brisé.
Souviens-t'en Pierre, Je te le répète : "La valeur d'une âme est telle, même si on doit en mourir par l'effort de subir son voisinage, il faut la tenir ainsi dans ses bras comme je tiens ta tête chenue, si on comprend qu'en la tenant ainsi on peut la sauver".
Ainsi, comme une mère qui, après le châtiment paternel, prend sur son cœur la tête du fils coupable, et davantage par les paroles de son cœur déchiré qui bat, qui bat d'amour et de douleur, que par les coups paternels, ravise et obtient.

Pierre de mon Fils, pauvre Pierre qui as été, comme tous, entre les mains de Satan dans cette heure de ténèbres, et ne t'en es pas aperçu, et qui crois avoir agi par toi-même, viens, viens ici sur le cœur de la Mère des fils de mon Fils.
Ici, Satan ne peut plus te faire de mal. Ici se calment les tempêtes et, en attendant le soleil : mon Jésus qui ressuscitera pour te dire : "Paix, mon Pierre", se lève l'étoile du matin, pure, belle, et qui rend pur et beau tout ce qu'elle baise, comme il arrive sur les claires eaux de notre mer dans les frais matins du printemps.
C'est pour cela que je t'ai tant désiré. Au pied de la Croix, j'étais martyrisée par Lui et par vous et — comment ne l'as-tu pas senti ? — et j'ai appelé vos esprits si fort que je crois qu'ils sont venus réellement à moi.
Et, renfermés en mon cœur, ou plutôt déposés sur mon cœur, comme les pains de proposition, je les ai tenus sous le bain de son Sang et de ses larmes.
Je le pouvais, car Lui, en Jean, m'a rendue Mère de toute sa descendance... Combien je t'ai désiré !...
En ce matin-là, en cet après-midi-là, et nuit et nouveau jour... Pourquoi as-tu fait tant attendre une Mère, pauvre Pierre, blessé et piétiné par le Démon ?
Ne sais-tu pas que c'est la tâche des mères de remettre en ordre, de guérir, de pardonner, de ramener ?
Je te ramène à Lui. Voudrais-tu le voir ? Voudrais-tu voir son sourire pour te persuader qu'il t'aime encore ? Oui ?
Oh ! Alors, détache-toi de mon pauvre sein de femme, et mets ton front sur son front couronné, ta bouche sur sa bouche blessée, et baise ton Seigneur."

"Il est mort... Je ne pourrai jamais plus."
"Pierre, réponds-moi. Quel est pour toi le dernier miracle de ton Seigneur ?"
"Celui de l'Eucharistie. Ou plutôt, non. Celui du soldat guéri là-bas... là-bas... Oh ! Ne me fais pas souvenir !..."
"Une femme fidèle, aimante, courageuse, l'a rejoint sur le Calvaire et a essuyé son Visage. Et Lui, pour dire ce que peut l'amour, a fixé son Visage sur la toile.
Le voilà, Pierre. Voilà ce qu'a obtenu Une femme à l'heure des ténèbres infernales et du courroux Divin, seulement parce qu'elle a aimé.
Rappelle-le-toi cela, Pierre, pour les heures où il te semblera que le Démon est plus fort que Dieu.
Dieu était prisonnier des hommes, déjà accablé, condamné, flagellé, déjà mourant... Et pourtant, puisque même dans les plus dures persécutions. Dieu est toujours Dieu, et que si on frappe l'Idée, Dieu qui la suscite est intouchable, voilà que Dieu, aux négateurs, aux incrédules, aux hommes des sots "pourquoi", des coupables "cela ne peut être", des sacrilèges "ce que je ne comprends pas n'est pas vrai", répond, sans parole, par ce linge.
Regarde-le. Un jour, tu me l'as dit, tu disais à André : "Le Messie se manifestera à toi ? Cela ne peut être vrai !" et puis ta raison humaine dut se soumettre à la force de l'esprit qui voyait le Messie là où la raison ne le voyait pas.
Une autre fois, sur la mer en tempête, tu demandais : "Est-ce que je viens, Maître ?" et puis, à moitié chemin, sur l'eau démontée, tu as douté en disant : "L'eau ne peut me soutenir" et par le doute sur le poids il s'en est fallu de peu que tu ne te noies.
C'est seulement quand contre la raison humaine prévalut l'esprit qui sut croire, que tu pus trouver l'aide de Dieu.
Une autre fois tu disais : "Si Lazare est mort depuis déjà quatre jours, pourquoi sommes-nous venus ? Pour mourir inutilement".
Car, avec ta raison humaine, tu ne pouvais admettre d'autre solution. Et ta raison fut démentie par l'esprit qui, en t'indiquant par le ressuscité la gloire de Celui qui le ressuscitait, te montra que vous n'y étiez pas allés inutilement.
Une autre fois, et même plusieurs autres, tu disais en entendant ton Seigneur parler de mort, et de mort atroce : "Cela ne t'arrivera jamais !"
Et tu vois quel démenti a eu ta raison. Moi, j'attends, maintenant, d'entendre la parole de ton esprit dans ce dernier cas..."

"Pardon."
"Pas cela. Une autre parole."
"Je crois."
"Une autre."
"Je ne sais pas..."
"J'aime. Pierre, aime. Tu seras pardonné, tu croiras, tu seras fort. Tu seras le Prêtre, non le pharisien qui accable et n'a que formalismes et pas de foi active.
Regarde-le. Ose le regarder. Tous l'ont regardé et vénéré. Même Longin... Et tu ne saurais pas ? Tu as pourtant su le renier ! Si tu ne le reconnais pas maintenant, à travers le feu de ma maternelle, affectueuse douleur qui vous unit, vous rend la paix, tu ne pourras plus.
Lui ressuscite. Comment pourras-tu le regarder dans son nouvel éclat, si tu ne connais pas son visage dans le trépas de Maître que tu connais pour arriver au Triomphateur que tu ne connais pas ?
Car la douleur, toute la Douleur des siècles et du monde, l'a travaillé par le ciseau et la massette dans ces heures qui vont du soir du Jeudi à l'heure de none de Vendredi, et elles ont changé son visage.
Avant c'était seulement le Maître et l'Ami. Maintenant c'est le Juge et le Roi. Il est monté sur son siège pour juger, et il a ceint le diadème. Il restera ainsi.
Sauf qu'après la Résurrection, il ne sera plus l'Homme Juge et Roi. Mais le Dieu Juge et Roi. Regarde-le. Regarde-le pendant que l'Humanité et la Douleur le voilent pour pouvoir le regarder quand il triomphera dans sa Divinité."
Pierre lève finalement la tête des genoux de Marie et la regarde, avec ses yeux rougis par les larmes, dans un visage de vieil enfant désolé et étonné du mal fait et du si grand bien qu'il trouve.

Marie le force à regarder son Seigneur et alors, pendant que Pierre comme devant un visage vivant, gémit :
"Pardon, pardon ! Je ne sais comment cela s'est passé. Ce que cela a été. Je n'étais pas moi. Il y avait quelque chose qui faisait que je n'étais pas moi ! Mais je t'aime, Jésus ! Je t'aime, mon Maître ! Reviens ! Reviens ! Ne t'en va pas ainsi sans me dire que tu m'as compris !"
Marie répète le geste déjà fait dans la chambre du tombeau. Les bras tendus, debout, elle paraît la prêtresse au moment de l'offertoire.
Et comme là elle a offert l'Hostie sans tache, ici elle offre le pécheur repenti. C'est bien la Mère des saints et des pécheurs !
Et puis elle lève Pierre, elle le console encore, et lui dit : "Maintenant je suis plus contente. Je te sais ici.
Maintenant tu vas à côté avec les femmes et Jean. Vous avez besoin de repos et de nourriture. Va et sois bon..." comme à un enfant.
Puis, dans la maison qui plus calme en cette seconde nuit depuis sa mort, tend à revenir aux habitudes humaines du sommeil et de la nourriture, et présente l'aspect las et résigné des habitations où les survivants reviennent doucement du coup de la mort, Marie seule veut rester debout, ferme à sa place, en son attente, en sa prière.
Toujours. Toujours. Toujours. Pour les vivants et pour les morts. Pour les justes et les coupables. Pour le retour, le retour, le retour du Fils.

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http://www.zenit.org/fr/articles/le-quadriduum-pascal-du-p-joseph-wresinski.

Le « Quadriduum » pascal du P. Joseph Wresinski

Et l'importance du Samedi saint

Rome, 29 mars 2013 (Zenit.org)
Le père Joseph Wresinski vivait intensément chaque moment de la Semaine Sainte et en particulier le Triduum pascal, qu'il vivait presque comme un Quatriduum, insistant particulièrement sur le Samedi Saint, ce temps de la peine, de l'échec apparent, de la désillusion, du deuil, et en même temps de l'attente et de l'espérance.


Il a, notamment dans son livre "Les pauvres, rencontre du vrai Dieu", Le Cerf, 1985; réédition 2005, longuement médité sur la Semaine Sainte. Soulignons d'abord l'importance qu'il portait à la Messe Chrismale, célébrée souvent le mardi de la Semaine Sainte. Chaque fois que possible, c'était pour lui l'occasion de rejoindre les Prêtres et l’Évêque de son diocèse, celui de Soissons, Laon et Saint-Quentin auquel il est toujours resté attaché.
Le Jeudi Saint fut pour lui, de manière toujours plus forte dans les dernières années de sa vie, l'occasion d'une méditation sur le lavement des pieds.
S'adressant plus spécifiquement aux volontaires du Mouvement ATD Quart Monde qui l'avaient suivis, dont certains sont chrétiens et d'autres appartiennent à d'autres confessions ou n'ont pas de convictions religieuses, il lisait le geste posé par le Christ comme une invitation à se faire les uns les autres serviteurs de nos frères, serviteurs des pauvres, bien sur, mais aussi serviteurs des serviteurs.
Comment en effet prétendre se mettre au service des pauvres si on n'est pas d'abord habité par une attention de tous les jours, une fraternité concrète avec nos co-volontaires ?
Le Vendredi Saint était l'occasion de méditer sur le Golgotha, la crucifixion et la mort du Christ, en communion avec tous les Golgotha d'aujourd'hui, là où des hommes, des femmes et des enfants sont crucifiés par la faim, par la violence, par la misère.
En acceptant la mort sur la croix, une mort infâme, hors des murs de la ville, le Christ n'a-t-il pas fait sienne la condition des plus exclus? "Jésus, fils de Dieu, fait homme de la misère", était un de ses thèmes favoris de méditation.
Ce thème a été approfondi dans le livre du père Jean Lecuit sj, "Jésus misérable. La Christologie du père Joseph Wresinski", paru dans la Collection Jésus et Jésus-Christ, dirigée par Mgr Joseph Doré, n° 92, Desclée, 2006.
Et puis il y a le Samedi Saint, qu'on passe parfois sous silence, en notre époque où la célébration de la Vigile Pascale est souvent anticipée. Le père Joseph insistait sur ce temps de latence, de vide et de désespoir, mêlé d'une inextinguible espérance, que représente le Samedi Saint. N'est-il pas représentatif de ce que vivent, jour après jour les plus pauvres, entre désespoir, échecs - expulsions, placements des enfants, violence, perte de travail, faim, mort - et espérance - demain sera un autre jour, cet enfant là s'en sortira, il ne connaitra pas la misère que j'ai connue - ?
De la Crucifixion, ne passons-nous pas trop vite à la Résurrection en faisant l'impasse sur ce temps du Samedi Saint, cette longue journée où tout semble perdu ?

Dans un texte publié dans "Paroles pour demain", DDB, 1986, méditant sur la condition des plus pauvres à travers le monde, le père Joseph s'interroge: "Qui donc roulera la pierre?".
Et puis bien sûr, la Nuit de Pâques, la Résurrection du Seigneur, signe que la misère, cette mort sociale, est déjà vaincue, que la fatalité de la mort est vaincue par le Christ, que le tombeau est vide et que tous les êtres humains sont appelés à une vie nouvelle dans la gloire du Christ. Le père Joseph est mort avant que le Pape Jean-Paul II n'institue le dimanche de la miséricorde.
Il s'en serait certainement réjoui car s'il est une expérience dont les pauvres sont témoins et dont ils ont besoin, c'est bien celle de la miséricorde.
Cette miséricorde dont un jeune en grande difficulté disait un jour, à l'issue d'un camp itinérant auquel il avait participé et dont le thème était la miséricorde:
"J'ai compris maintenant ce que c'est la Miséricorde. C'est Jésus qui tend des cordes vers notre misère"!

Date de dernière mise à jour : 30/03/2024

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