Eucharistie du Dimanche 19 Juillet 2020 : Seizième Dimanche du Temps Ordinaire (Année A).

Eucharistie du Dimanche 19 Juillet 2020 : Seizième Dimanche du Temps Ordinaire (Année A).

Fête du Vénérable Jacques Sevin, Prêtre Jésuite, Fondateur des Scouts de France et des Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem (? 1951).
Fête de Sainte Macrine la Jeune, Fille aînée d'une étonnante famille de Saints ! (+ 379).


Textes du jour (1ère lecture, Psaume, 2ème lecture, Évangile) :
Livre de la Sagesse 12,13.16-19… Psaume 86(85),5-6.9ab.10.15-16ab… Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,26-27… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
Commentaire attribué à Saint Macaire d'Égypte (?-390), Moine.
Autre commentaire du Frère Elie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Ramón LOYOLA Paternina LC (Barcelona, Espagne).
Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Dimanche 19 Juillet 2020 : Fête du Vénérable Jacques Sevin, Prêtre Jésuite, Fondateur des Scouts de France et des Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem (? 1951).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Vénérable Jacques Sevin.

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Dimanche 19 Juillet 2020 : Fête de Sainte Macrine la Jeune, Fille aînée d'une étonnante famille de Saints ! (+ 379).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur elle, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Sainte Macrine la Jeune.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de la Sagesse 12,13.16-19.
Il n'y a pas de Dieu en dehors de toi, Seigneur, toi qui prends soin de toute chose, et montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes.
Ta force est à l'origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te rend patient envers toute chose.
Il montre sa force, l'homme dont la puissance est discutée, et ceux qui la bravent sciemment, il les réprime.
Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n'as qu'à vouloir pour exercer ta puissance.
Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain, et tu as pénétré tes fils d'une belle espérance : à ceux qui ont péché tu accordes la conversion.

 

Psaume 86(85),5-6.9ab.10.15-16ab.
Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.

Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié,
lent à la colère, plein d'amour et de vérité !
Regarde vers moi,
prends pitié de moi.

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,26-27.
Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables
Et Dieu, qui voit le fond des cœurs, connaît les intentions de l'Esprit : il sait qu'en intervenant pour les fidèles, l'Esprit veut ce que Dieu veut.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? '
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela. ' Les serviteurs lui disent : 'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? '
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. ' »
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal,
et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !

 

Commentaire du jour.
Homélie attribuée à Saint Macaire d'Égypte (?-390), Moine.
N°24, 4 ; PG 34, 662 (trad. cf coll. Spi. Or. 40, Bellefontaine, p. 239 et Matthieu commenté, coll. Pères dans la foi, p. 95).

« Jusqu’à ce que toute la pâte ait levé »

Si quelqu’un pétrit de la farine sans y mêler du levain, il aura beau s’y appliquer, la malaxer et la travailler, la pâte ne lèvera pas et ne pourra pas servir d’aliment.
Mais quand on y a mélangé du levain, celui-ci tire à lui toute la pâte et la fait lever toute entière, comme dans la comparaison que Le Seigneur a appliquée au Royaume…

Il en est de même pour la viande : quelque soin qu’on en prenne, si on néglige d’y mettre du sel pour la conserver…, elle sentira mauvais et deviendra impropre à la consommation.

D’une manière semblable, représente-toi l’humanité entière comme de la viande ou de la pâte, et pense que la nature divine du Saint Esprit est le sel et le levain qui viennent d’un autre monde.
Si le levain céleste de L’Esprit et le sel bon de la nature Divine…ne sont pas introduits dans la nature humaine humiliée et mêlés à elle, l’âme ne perdra jamais la mauvaise odeur du péché et elle ne lèvera pas en perdant la lourdeur et le défaut du « levain de la méchanceté » (1Co 5,7)…

Si l’âme s’appuie seulement sur sa propre force et se croit capable d’obtenir par elle-même la réussite complète sans l’aide de L’Esprit, elle se trompe grandement ; elle n’est pas faite pour les demeures du Ciel, pas faite pour le Royaume…
Si l’homme pécheur ne s’approche pas de Dieu, ne renonce pas au monde, n’attend pas dans l’espérance et la patience un bien étranger à sa propre nature, c’est-à-dire la force du Saint Esprit, si le Seigneur n’instille pas d’en haut sa propre Vie Divine en cette âme, cet homme ne goûtera jamais la vraie Vie…
Par contre, s’il a reçu la grâce de L’Esprit, s’il ne s’en détourne pas, s’il ne l’offense pas par sa négligence et ses mauvaises actions, si, persévérant longtemps ainsi dans le combat, il « n’attriste pas L’Esprit » (Ep 4,30), il aura le Bonheur d’obtenir la Vie éternelle.

 

Autre commentaire du jour.
Frère Elie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

Le bon grain et l’ivraie, le grain de sénevé, le levain dans la pâte.

Après la parabole du semeur que nous avons entendue la semaine dernière, la liturgie nous permet aujourd’hui de continuer notre progression dans le discours parabolique de Jésus chez Saint Matthieu.
Ce sont trois nouvelles paraboles qui nous sont présentées : le bon grain et l’ivraie, le grain de sénevé, le levain dans la pâte.

Nous savons que le but des paraboles est de nous faire entrer dans la connaissance des mystères du Royaume, connaissance qui ne désigne pas une plus grande évidence intellectuelle du Royaume mais une perception intérieure de sa présence active dans le monde.
En ce sens, que nous apportent les paraboles de ce Dimanche ? Que nous révèlent-elles sur l’action du Royaume dans chacune de nos vies ?

« Il en est du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, son ennemi est venu, il a semé à son tour l’ivraie, au beau milieu du blé et il s’en est allé ».
Là où le Royaume est l’œuvre, le démon pointe son nez et entre en action. N’oublions pas qu’il y a deux manières de faire l’œuvre du démon : trop en parler si bien qu’on ne pense plus qu’à lui en oubliant que Dieu est le centre de notre vie, mais aussi croire qu’il n’existe pas, qu’il n’agit pas si bien qu’on lui laisse les mains libres pour semer l’ivraie dans notre champ : « pendant que les gens dormaient ».

La parabole nous montre qu’il entre alors en action à deux niveaux.
Tout d’abord, directement. Le démon sème de l’ivraie au milieu du bon grain et crée la confusion entre ce qui est bon et ce qui est mauvais.
Face à cette situation de confusion, les directives de Jésus sont claires : « Laissez-les pousser ensemble, de peur qu’en enlevant l’ivraie vous n’arrachiez le bon grain ».
Le bon grain et l’ivraie en herbe se ressemblent tellement que nous risquerions de nous méprendre : ce qui apparaît comme de l’ivraie dans les premiers signes de sa manifestation, pourrait bien porter du bon fruit au terme de sa croissance.

En tout cas, l’ivraie est tellement imbriquée dans le bon grain, qu’en voulant enlever l’un, on arracherait l’autre.
Jésus nous met ainsi en garde contre la deuxième manière dont le démon peut nous tenter après avoir jeté la confusion entre le bon grain et l’ivraie.
Induire dans notre cœur l’illusion de croire que nous pouvons nous-mêmes, à la lumière de notre propre intelligence, discerner de façon définitive ce qui est bon de ce qui est mauvais, c’est-à-dire que nous pouvons être juge de nos frères et de nous-mêmes, que nous pouvons être juges de la moisson c’est-à-dire de l’œuvre de Dieu dans les cœurs, autrement dit, que nous pouvons juger Dieu puisque entre Dieu et son œuvre c’est tout un.

Le piège ici n’est pas de prétendre juger entre le bien et le mal. Certes, nous sommes appelés à cheminer dans le clair-obscur d’un mélange d’ombre et de lumière qui nous atteint tous jusqu’au cœur de nos vies.
Mais cela ne signifie en rien que nous pourrions négliger la distinction entre le bien et le mal : l’ivraie n’est pas du bon grain, et le bon grain ne saurait se confondre avec l’ivraie.
Le bien et le mal s’imposent à tous dans les mêmes termes et avec la même exigence et ne sont relatifs en rien aux conditions subjectives de chacun.

En fait, le véritable piège est de prétendre juger du bien et du mal de notre point de vue purement humain, c’est-à-dire d’une façon définitive et clôturante à un instant donné, sans rémission aucune, enfermant l’autre ou soi-même dans sa faute sans possibilité aucune de changer.
Autrement dit, en faisant l’impasse totale sur la Miséricorde Divine qui agit dans la durée et n’enferme jamais personne dans les actes qu’il a posés à un moment donné de sa vie.

La Divine Patience est sans conteste un des aspects les plus déconcertants de la Miséricorde : « Ta force est l’origine de ta Justice, et ta domination sur toute chose te rend patient envers toute chose. […]
Toi Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance » (Cf. 1ère lecture).

Le Seigneur croit en nous, il espère en nous : « Par ton exemple, tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain, et tu as pénétré tes fils d’une belle espérance : à ceux qui ont péché, tu accordes la conversion » (Cf. 1ère lecture).
Dieu nous aime non pas malgré notre malice et notre aveuglement, mais à cause d’eux, c'est-à-dire : en proportion de notre misère.

Certes, l’ivraie n’entrera pas dans le Royaume, mais ce n’est qu’à la moisson, c’est-à-dire quand le bon grain sera définitivement à l’abri, qu’elle sera arrachée et brûlée.
Car ce n’est qu’au terme d’une vie qu’on peut en faire le bilan et encore : pas à la lumière de nos critères humains
(Dans l’explication de la parabole, Jésus précise bien que ce ne sont pas les serviteurs qui moissonnent mais les Anges de Dieu), mais à la lumière de ce que L’Esprit seul peut révéler, lui qui connaît le fond des cœurs (Cf. 2ème lecture).

Laissons donc le temps et la grâce faire leur œuvre. La graine du Royaume, minuscule aux yeux des hommes, à vrai dire à peine perceptible – qu’y a-t-il donc de changé depuis la venue du Christ ? – pousse dans le secret des cœurs.
Mystérieusement, le levain du Royaume se diffuse dans la pâte humaine et la travaille au plus profond.
Même si nous ne percevons pas de changement spectaculaire, il fait pourtant insensiblement lever la pâte.
Voilà le lieu de notre combat : la Foi en l’action cachée du Royaume dans la durée. Ne laissons pas ici sommeiller notre Foi. Pendant ce sommeil risquerait fort bien d’intervenir le Malin.
Notre manière de contribuer à l’avènement du Royaume c’est précisément de rester vigilant dans cette Foi.

« Seigneur Jésus-Christ, dans l’attente de ta venue Glorieuse qui initiera la moisson, fortifie notre Foi et notre Espérance en ta Miséricorde à l’œuvre dans les cœurs.
Que nous nous efforcions ainsi de promouvoir au cœur de notre monde la croissance du bon grain afin d’être jugés dignes d’être intégrés dans le Pain Eucharistique de ton Royaume : ton Corps Seigneur Jésus. »
Frère Elie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_142
Abbé Ramón LOYOLA Paternina LC (Barcelona, Espagne).

C'est un ennemi qui a fait cela

Aujourd'hui, Le Christ. Le Christ, toujours. Nous venons de Lui; de Lui viennent toutes les bonnes choses semées dans notre vie.
Dieu nous rend visite, dit le Kempis, par la consolation et par la désolation, le doux et l'amer, la fleur et l'épine, le froid et la chaleur, la beauté et la souffrance, la joie et la tristesse, le courage et la peur… car tout a été racheté par Le Christ (Lui aussi a connu la peur et Il l'a surmontée). Comme le dit Saint Paul, «tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu» (Rom 8,28).

Voilà qui est très bien, mais… il existe un mystère d'iniquité qui ne provient pas de Dieu, qui nous dépasse et dévaste ce jardin de Dieu qu’est l'Église.
Nous voudrions que Dieu soit "comme" plus puissant, plus présent, qu'Il commande davantage et ne laisse pas agir ces forces désolantes: «Veux-tu donc que nous allions ramasser [l'ivraie]?» (Mt 13,28).

C'est ce que disait le Pape Saint Jean-Paul II dans son dernier livre Mémoire et identité: «Supportons patiemment la Miséricorde de Dieu», qui attend jusqu'au dernier moment pour offrir le Salut à toutes les âmes, spécialement aux plus nécessiteuses de sa Miséricorde («Laissez-les grandir tous deux jusqu’à la moisson»: Mt 13,30).
Et comme Il est Le Seigneur de la vie de chaque personne, Il respecte notre liberté, en sorte que -en même temps que l'épreuve- Il nous donne une grâce surabondante pour résister, pour nous sanctifier, pour aller vers Lui, pour être une offrande permanente, pour faire grandir le Royaume.

Le Christ, le Divin pédagogue, nous introduit à l'école de la vie à travers chaque rencontre et chaque événement.
Il sort à notre rencontre et nous dit «n'ayez pas peur»; «courage»; «j'ai vaincu le monde» et «je suis avec vous jusqu'à la fin des temps» (cf. Jn 16,33; Mt 28,20).
Il nous dit également «Ne jugez pas, faites plutôt comme Moi, ayez l'espérance, ayez confiance, priez pour ceux qui sont dans l'erreur, sanctifies-les comme des parties de vous-mêmes qui méritent toute votre attention car ils font partie de votre propre corps».

 

Autre commentaire sur l'Évangile de ce jour et la correspondance dans Maria Valtorta.
https://jesusaujourdhui.com/2020-07-19/Laissez-les-pousser-ensemble-jusqu'a-la-moisson

 

HYMNE : VOICI LA NUIT

Voici la nuit,
L'immense nuit des origines.
Et rien n'existe hormis l'Amour,
Hormis l'Amour qui se dessine :
En séparant le sable et l'eau,
Dieu préparait comme un berceau
La Terre où il viendrait au jour.

Voici la nuit,
L'heureuse nuit de Palestine,
Et rien n'existe hormis l'Enfant,
Hormis l'Enfant de vie divine :
En prenant chair de notre chair,
Dieu transformait tous nos déserts
En Terre d'immortels printemps.

Voici la nuit,
L'étrange nuit sur la colline,
Et rien n'existe hormis le Corps,
Hormis le Corps criblé d'épines :
En devenant un crucifié,
Dieu fécondait comme un verger
La Terre où le plantait la mort.

Voici la nuit,
La sainte nuit qui s'illumine,
Et rien n'existe hormis Jésus,
Hormis Jésus où tout culmine :
En s'arrachant à nos tombeaux,
Dieu conduisait au jour nouveau
La Terre où il était vaincu.

Voici la nuit,
La longue nuit où l'on chemine,
Et rien n'existe hormis ce lieu,
Hormis ce lieu d'espoirs en ruines :
En s'arrêtant dans nos maisons,
Dieu préparait comme un Buisson
La Terre où tomberait le Feu !

 

HYMNE : Ô PÈRE DES SIÈCLES DU MONDE

Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du Premier-né de ton amour.

C’est lui qui pour toi fit éclore,
C’est lui qui devant toi chantait
L’aurore,
Quand il n’était pas d’homme encore
Pour avoir part à sa beauté.

Par lui tout demeure en genèse,
Nos jours dans leur vieillissement
Se dressent
À leur éveil vers sa jeunesse,
Car il se lève à l’Orient.

C’est lui qui sans cesse ranime,
C’est lui qui sur les temps maintient
Cette hymne
Émerveillée dès l’origine
Devant l’ouvrage de tes mains.

Voici la nouvelle lumière
Montant au plus secret des corps ;
Ô Père,
Envoie le souffle sur la terre
Du Premier-né d’entre les morts.

 

HYMNE : PEUPLES, CRIEZ DE JOIE

Peuples, criez de joie
Et bondissez d’allégresse :
Le Père envoie son Fils
Manifester sa tendresse ;
Ouvrons les yeux :
Il est l’image de Dieu
Pour que chacun le connaisse.

Loué soit notre Dieu,
Source et Parole fécondes :
Ses mains ont tout créé
Pour que nos cœurs lui répondent ;
Par Jésus Christ,
Il donne l’être et la vie :
En nous sa vie surabonde.

Loué soit notre Dieu
Qui ensemence la terre
D’un peuple où son Esprit
Est plus puissant que la guerre ;
En Jésus Christ,
La vigne porte du fruit
Quand tous les hommes sont frères.

Loué soit notre Dieu
Dont la splendeur se révèle
Quand nous buvons le vin
Pour une terre nouvelle ;
Par Jésus Christ,
Le monde passe aujourd’hui
Vers une gloire éternelle.

Peuples, battez des mains
Et proclamez votre fête :
Le Père accueille en lui
Ceux que son Verbe rachète ;
Dans l’Esprit Saint
Par qui vous n’êtes plus qu’un,
Que votre joie soit parfaite !

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Sois favorable à tes fidèles, Seigneur, et multiplie les dons de ta grâce : entretiens en eux la Foi, l'Espérance et la Charité, pour qu'ils soient toujours attentifs à garder tes Commandements.

 

Parole de Dieu : (2 Tm 2, 8.11-13)… (Office des Laudes).
Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d’entre les morts. Voici une parole sûre : si nous sommes morts avec Lui, avec Lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons.
Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se rejeter Lui-même.

 

Parole de Dieu : (He 12, 22-24)… (Office des Vêpres).
Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la cité du Dieu vivant, la Jérusalem Céleste, vers des milliers d’Anges en fête, et vers l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les Cieux.
Vous êtes venus vers Dieu, le Juge de tous les hommes, et vers les âmes des justes arrivés à la perfection.
Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une Alliance nouvelle, et vers son Sang répandu sur les hommes, son Sang qui parle plus fort que celui d’Abel.

Date de dernière mise à jour : 19/07/2020

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