Eucharistie du Jeudi 14 Août 2014 : Jeudi de la 19ème semaine du Temps Ordinaire.

Eucharistie du Jeudi 14 Août 2014 : Jeudi de la 19ème semaine du Temps Ordinaire.

L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre, Frère Mineur, apôtre de l'Immaculée Conception, il fonde la Milice de l'Immaculée, Martyr (1894-1941).

Fête des 800 Saints Martyrs d'Otrante († 14 août 1480).

Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) :
Livre d'Ézéchiel 12,1-12… Psaume 78(77),56-57.58-59.61-62… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Commentaire de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
LETTRE DE SAINT MAXIMILIEN KOLBE : Le zèle apostolique pour le Salut et la Sanctification des âmes.
Commentaires personnels (2) sur l’Évangile de ce jour.
Autre commentaire de Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
Autre commentaire de l’Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne).
Hymne, Oraison et Parole de Dieu.

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Jeudi 14 Août 2014 : Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre, Frère Mineur, apôtre de l'Immaculée Conception, il fonde la Milice de l'Immaculée, Martyr (1894-1941).
Pour voir sa vie et en découvrir davantage sur lui, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Saint Maximilien-Marie Kolbe.

Otranto cathedral martyrsJeudi 14 Août 2014 : Fête des 800 Saints Martyrs d'Otrante († 14 août 1480).
Pour voir leur vie et en découvrir davantage sur eux, aller dans le menu déroulant à « Vie des Saints » ou sur le lien suivant :
Les 800 Saints Martyrs d'Otrante.

 

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Ézéchiel 12,1-12.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, tu habites au milieu d'une engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ils ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et ils n'entendent pas, car c'est une engeance de rebelles.
Quant à toi, fils d'homme, prépare-toi un sac de déporté ; pars comme un déporté, en plein jour, devant eux, de ta maison vers un autre lieu ; peut-être comprendront-ils alors qu'ils sont une engeance de rebelles.
Tu sortiras ton sac, comme un sac de déporté, en plein jour, devant eux. Toi-même, tu sortiras le soir, devant eux, comme s'en vont les déportés.
Devant eux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par là.
Devant eux, tu chargeras ton sac sur ton épaule, et tu l'emporteras dans l'obscurité ; tu voileras ton visage si bien que tu ne verras plus le pays : j'ai fait de toi un présage pour la maison d'Israël. »
Je fis ce qui m'avait été ordonné : en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac de déporté, et le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ; je pris mon sac dans l'obscurité, et je le chargeai sur mon épaule devant eux.
Le lendemain matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, la maison d'Israël, cette engeance de rebelles, t'a bien demandé : 'Qu'est-ce que tu fais là ? '
Tu leur répondras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne Jérusalem et toute la maison d'Israël qui s'y trouve.
Je suis pour vous un présage. Ce que j'ai fait, c'est cela même qui vous sera fait : vous partirez en déportation, en captivité ;
et le prince qui est au milieu de vous chargera son sac sur son épaule, et il sortira dans l'obscurité ; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien qu'il ne verra plus le pays. ' »

 

Psaume 78(77),56-57.58-59.61-62.
Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut,
ils refusaient d'observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidèle.

Leurs hauts lieux le provoquaient,
leurs idoles excitaient sa jalousie.
Dieu a entendu, et s'est emporté,
il écarta tout à fait Israël.

Il laissa capturer sa gloire,
et sa puissance par des mains ennemies.
Il livra son peuple à l'épée,
contre son héritage, il s'emporta.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

 

Commentaire du jour.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église.
Homélies sur l’Évangile de Matthieu, n°61 (trad. Véricel, L’Évangile commenté, p. 214 rev.).

« Prends patience envers moi »

Le Christ nous demande deux choses : condamner nos péchés et pardonner ceux des autres ; faire la première à cause de la seconde, qui sera alors plus facile, car celui qui pense à ses péchés sera moins sévère pour son compagnon de misère.
Et pardonner non seulement de bouche, mais du fond du cœur, pour ne pas tourner contre nous-mêmes le fer dont nous croyons percer les autres.
Quel mal ton ennemi peut-il te faire qui soit comparable à celui que tu te fais toi-même par ton aigreur ?…

Considère donc combien d'avantages tu retires d'une offense accueillie humblement et avec douceur.
Tu mérites ainsi premièrement — et c'est le plus important — le pardon de tes péchés. Tu t'exerces ensuite à la patience et au courage.
En troisième lieu, tu acquiers la douceur et la charité, car celui qui est incapable de se fâcher contre ceux qui lui ont causé du tort sera beaucoup plus charitable envers ceux qui l'aiment.

En quatrième lieu, tu déracines entièrement la colère de ton cœur, ce qui est un bien incomparable.
Celui qui délivre son âme de la colère la débarrasse évidemment aussi de la tristesse : il n'usera pas sa vie en chagrins et en vaines inquiétudes.
Ainsi, nous nous punissons nous-mêmes en haïssant les autres ; nous nous faisons du bien à nous-mêmes en les aimant.
D'ailleurs, tous t’honoreront, même tes ennemis, même si ce sont des démons. Bien mieux, en te conduisant ainsi, tu n'auras même plus d'ennemi.

 

LETTRE DE SAINT MAXIMILIEN KOLBE

Le zèle apostolique pour le Salut et la Sanctification des âmes

Cher frère, j’éprouve une grande joie à cause du zèle brûlant qui t’enflamme pour promouvoir la Gloire de Dieu.
À notre époque, ce n’est pas sans douleur que nous voyons comme une épidémie, ce qu’on appelle l’indifférentisme, se propager de diverses manières non seulement chez les laïcs mais même dans les Communautés Religieuses.
Et pourtant, puisque Dieu est digne d’une gloire infinie, il nous importe d’abord et au plus haut point de lui rendre la plus grande Gloire, à la mesure de nos pauvres forces, même si nous ne pouvons lui donner que celle qu’il nous accorde Lui-même, créatures en exil que nous sommes.

Puisque la Gloire de Dieu resplendit surtout dans le Salut des âmes que Le Christ a rachetées de son propre sang, le zèle de la vie apostolique doit consister avant tout et par-dessus tout à procurer le Salut, et même la plus grande Sanctification du plus grand nombre d’âmes possible.
Quel est le meilleur chemin pour arriver à cette fin, c’est-à-dire pour obtenir la Gloire Divine et la Sanctification du plus grand nombre d’âmes, je le dirai d’un mot.
Dieu, qui est la science et la Sagesse infinies, et qui sait donc fort bien ce que nous devons faire pour augmenter sa Gloire, nous manifeste sa Volonté surtout par ceux qui sont ses représentants sur Terre.

C’est donc l’Obéissance, et elle seule, qui nous manifeste sûrement la Volonté Divine. Un supérieur peut bien tomber dans l’erreur ; il ne peut arriver que nous, en observant l’Obéissance, nous soyons menés à l’erreur.
La seule exception qui soit au devoir d’obéir, c’est le cas où le supérieur ordonnerait quelque chose qui entraînerait manifestement, même sur un point minime, une violation de la loi Divine : en ce cas, il ne serait pas lui-même un fidèle interprète de la Volonté de Dieu.

Ce Dieu, seul infini, très sage, très saint, très clément, est Le Seigneur, Le Créateur et Notre Père, principe et fin, Sagesse, puissance et Amour, Dieu est tout.
Tout ce qui existe en dehors de Dieu n’a de valeur qu’en référence à Lui, qui est Créateur de toutes choses et Rédempteur des hommes.
C’est donc Lui qui nous manifeste sa volonté adorable par ses représentants sur Terre et nous attire ainsi à Lui, dans le but d’attirer aussi à Lui par nous d’autres âmes et de les unir à Lui par une plus grande Charité.

Tu vois, frère, quelle est la dignité de notre condition, grâce à la Miséricorde de Dieu. Par l’Obéissance, nous dépassons pour ainsi dire les limites de notre petitesse, et nous nous conformons à la Volonté Divine qui nous guide par sa Sagesse et sa prudence infinie pour que notre action soit bonne.
Bien plus, en adhérant à sa Divine Volonté, à laquelle aucune chose créée ne peut résister, nous devenons plus forts que tout.

Voilà le sentier de la Sagesse et de la prudence, voilà l’unique voie par laquelle nous puissions rendre la plus haute Gloire à Dieu.
S’il y avait une autre voie meilleure, à coup sûr Le Christ nous l’aurait montrée par sa Parole et son exemple.
Mais la Sainte Écriture a résumé les longues années de sa vie à Nazareth en ces mots : Et il leur était soumis ; elle a placé le reste de son existence pour ainsi dire sous le signe de l’Obéissance en montrant qu’il est descendu sur Terre pour faire la Volonté du Père.

Aimons donc, aimons suprêmement Le Père céleste très aimant, et que notre Obéissance soit la preuve de cette Charité parfaite qui trouvera surtout à s’exercer lorsque nous sera demandé le sacrifice de notre volonté propre.
Ne connaissons pas de livre plus sublime que Jésus Christ crucifié, pour progresser dans l’Amour de Dieu.

Nous obtiendrons tout cela plus facilement par la Vierge immaculée, à qui Dieu a bien voulu confier la dispensation de sa Miséricorde.
Il ne fait aucun doute que la volonté de Marie ne soit pour nous exactement la Volonté de Dieu.
Si nous nous Consacrons à Dieu, nous devenons entre ses mains des instruments de la Miséricorde Divine, tout comme elle-même entre les mains de Dieu.
Laissons-nous donc diriger par elle, laissons-nous conduire par sa main, soyons sous sa conduite tranquilles et confiants : elle s’occupera de tout pour nous, elle pourvoira à tout, elle subviendra promptement aux besoins du corps et de l’âme, elle écartera elle-même les difficultés et les angoisses.

 

Commentaire personnel sur l’Évangile de ce jour. (Extrait de ma Réflexion n°69 sur Sainte Claire (1ère partie)).
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/reflexions-personnelles-51-75/69-fete-de-sainte-claire-d-assise-fondatrice-1ere-partie/69-fete-de-sainte-claire-d-assise-fondatrice-1ere-partie-1.html

Pour y voir plus clair, reprenons ce texte de L’Évangile du jour en le décortiquant pour mieux en saisir le sens…et comprendre ce qui a motivé la vie de Sainte Claire comme celle de Saint François…
L’Amour, La Pauvreté, la vie évangélique et particulièrement : Le Pardon (comme l’exprime si bien Saint François dans le commentaire ci-dessus).

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent)
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent.

N’avez-vous jamais été frappé par la différence du montant des dettes entre celle du serviteur et de son maître et entre celle du serviteur et de son compagnon ???
N’avez-vous jamais, non plus, été frappé par la place des personnages dans leur société ???

D’un côté le maître et de l’autre un serviteur et son compagnon…qui pourrait, même si cette parabole n’en parle pas explicitement, être aussi un des serviteurs du maître.
Le Maître c’est Notre Dieu…et le serviteur comme son compagnon, c’est nous…moi, mon Prochain quel qu’il soit, toute personne…vivant sur la terre.

Cette dette colossale payée par le maître est celle payée par Jésus qui a donné Sa Vie…La Vie de Notre Dieu, en acceptant de renoncer pour un temps à Son Trône pour prendre condition d’Homme et s’offrir en Victime pure et sans tache…afin de permettre à notre âme d’avoir la possibilité, si elle le désire et si elle en a La Volonté, de pouvoir à nouveau hériter du Royaume de Dieu…perdu depuis la chute d’Adam et Eve.

Jésus est ce Roi qui paie pour nous une dette colossale, une dette infinie qui n’a aucune limite.
Mais, devant notre incapacité à rembourser cette dette, devant nos supplications...Jésus ; qui est Amour, Compassion et Miséricorde…remet notre dette Infinie !!!

Je me permets une interruption…pour rappeler la valeur de notre âme…Immortelle !!!
Extrait de ma Réflexion : Notre Dame de Fatima…homélie du Saint Curé d’Ars.
1/ Si nous avions le bonheur de connaître la valeur de notre âme, avec quel soin ne la conserverions-nous pas ? Hélas ! Nous ne le comprendrons jamais assez !
Vouloir, vous montrer la grandeur de la valeur d'une âme est impossible à un mortel…il n'y a que Dieu seul qui connaisse toutes les beautés, les perfections dont il orne une âme.
Je vous dirai seulement que tout ce que Dieu a créé : le ciel, la terre et tout ce qu'ils renferment, toutes ces merveilles sont créées en sa faveur…

Notre âme est si noble, ornée de tant de belles qualités, que le bon Dieu n'a voulu la confier qu'à un prince de sa cour céleste.
Notre âme est si précieuse aux yeux de Dieu même, que, dans toute sa sagesse, il n'a point trouvé de nourriture qui fût digne d'elle que Son Corps adorable, dont il veut qu'elle fasse son pain de chaque jour…et pour sa boisson, il n'y avait que son Sang précieux qui fût digne de lui en servir…

 « O mon corps, s'écrie Saint Bernard, que vous êtes heureux de loger une âme ornée de tant de belles qualités !
Un Dieu, tout infini qu'il est, en fait l'objet de Ses complaisances ! »
Oui, notre âme est destinée à aller passer son éternité dans le sein de Dieu même.

Disons tout en un mot : notre âme est quelque chose de si grand, de si précieux, qu'il n'y a que Dieu seul qui la surpasse.
Un jour, le bon Dieu fit voir une âme à sainte Catherine. Elle la trouva si belle, qu'elle s'écria : « O mon Dieu, si la Foi ne m'apprenait pas qu'il n'y a qu'un Dieu, je croirais que c'est une divinité…non, Mon Dieu, je ne m'étonne plus que vous soyez mort pour une si belle âme ! »

Oui, notre âme, pour l'avenir, sera éternelle, ainsi que Dieu Lui-même. Non, non, n'allons pas plus loin…l'on se perd dans cet abîme de grandeur.
D'après cela seul, je vous laisse à penser si nous devons nous étonner que Dieu, qui en connaît si bien le mérite, pleure si amèrement la perte d'une âme.
Je vous laisse à penser quel est le soin que nous en devons prendre pour lui conserver toutes ses beautés. 

En échange Il nous demande juste d’être éternellement reconnaissant à Son égard et d’être nous aussi plein d’Amour, de Miséricorde et de Compassion pour notre prochain…qu’elle qu’il soit…et pour ne pas nous égarer une nouvelle fois sur les chemins de La Perdition, Il nous donne un ensemble de Commandements d’Amour qu’Il nous demande de suivre dans une totale obéissance Amoureuse, afin de nous préserver de tout risques de blessures plus ou moins grave de notre âme…voir de sa « mort » éternelle.

Quel mérite y a-t-il à Aimer ceux qui nous aiment…tout le monde en fait autant.
Il nous demande d’Aimer comme Lui nous a Aimé, nous Aime et nous Aimera, même nos ennemis, même ceux qui nous font du mal (Il nous a montré le chemin en acceptant, Lui Notre Dieu, Lui l’innocent…la torture, la crucifixion et la mortet en pardonnant à tous…car, ils ne savent pas ce qu’ils font !!!).

Pour réaliser un peu de L’Amour de Dieu pour nous, penchons-nous sur La Passion et La Mort sur Le Bois de La Croix de Jésus…qui l’a voulu et accepté dans un total élan d’Amour pour nous, les hommes…qui passons notre temps à Le Haïr, à se moquer de Lui et à Le Blasphémer, à Le rejeter, à Le torturer et à Le tuer…tout en nous en délectant et en riant à pleine gorge de Lui et de ce que nous lui faisons subir (par exemple histoires scabreuses, voir porno avec Lui, photo exposée dans un musée du Christ en Croix dans un verre d’urine, pièce de théâtre où l’on jette des excréments sur Jésus en Croix…mais aussi nos moqueries et plaisanteries tout aussi scabreuses sur Ses Saints, Son Église, Ses âmes Consacrées, La Bible…).

 

Autre commentaire personnel sur l’Évangile de ce jour. (Extrait de ma Réflexion n°69 sur Sainte Claire (2ème partie)).
http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/reflexions-personnelles-51-75/69-fete-de-sainte-claire-d-assise-fondatrice-1ere-partie/69-fete-de-sainte-claire-d-assise-fondatrice-2eme-partie.html

Pour réaliser un peu de L’Amour de Dieu pour nous, penchons-nous sur La Passion et La Mort sur Le Bois de La Croix de Jésus…qui l’a voulu et accepté dans un total élan d’Amour pour nous, les hommes…reprenons ce que Jésus révèle à Maria Valtorta.

Extraits de ma Réflexion n°45 : Carême…et Conversion.
Et que dit Jésus, à nous, ses assassins…regardons dans les Révélations à Maria Valtorta du 29/08/1947 :

Jésus dit :
« La vengeance de Dieu, c’est Le Pardon ».
Du haut de La Croix, J’aurais pu foudroyer les coupables. Les éclairs striaient le ciel et j’aurais fort bien pu les diriger sur la foule assemblée qui m’insultait.
J’aurais encore pu me venger de quelque autre manière.
J’étais toujours Dieu. Mais Je n’ai jamais été autant Dieu qu’en utilisant Le Pardon pour unique vengeance. Si J’avais puni ceux qui m’offensaient, j’aurais été un homme puissant, rien qu’un homme qui peut, avec la faveur de Dieu, se servir des forces cosmiques elles-mêmes pour terrifier ses ennemis.
L’histoire de Mon peuple est remplie de tels épisodes provoqués par des patriarches et des prophètes, toujours par des justes.
Mais en me vengeant par Le Pardon, J’ai été Dieu, autrement dit un être surnaturel, d’autant plus au-dessus des hommes que J’ai su me servir de la vengeance que l’homme n’utilise pas : Le Pardon.
Et Je vous l’ai enseigné, à vous Mes disciples, pour que les disciples du Christ, c’est-à-dire les Saints, deviennent, comme il est dit : « enfants de Dieu, dieux, héritiers de Royaume de Dieu ».
L’AMOUR VA JUSQUE LA…Pardonner alors que l’on est Crucifié !!!

Jésus (Notre Dieu) a Pardonné à ses assassins (nous !!!), La Très Sainte Vierge Marie a Pardonné aux assassins de Son Fils, Notre Dieu (à nous…pour aussi devenir Notre Maman !!!)…et nous…jusqu’où sommes-nous prêt à Pardonner ???...

(Voir l’Évangile de ce jour…un Roi remet une dette colossale (la dette que nous avons vis-à-vis de Notre Dieu…Il nous Pardonne) à un de ses serviteurs (à chacun de nous)…mais ce dernier refuse de remettre une toute petite dette à un ami (une dette de notre Prochain vis-à-vis de nous…qui attend notre pardon…et que nous refusons !!!)…résultat, le Roi rappellera son serviteur…pour le jeter…aux bourreaux !!!).

J’aimerais faire une remarque pour ceux qui voudrait trouver l’excuse (j’en ai déjà parlé dans ma toute première Réflexion) de refuser de croire et de refuser de devenir Catholique, sous prétexte que de nombreux Catholiques donnent une image beaucoup trop corrompue…cela est tout à fait possible…mais outre le fait que nous n’avons pas à juger (Dieu saura le faire comme avec chacun, croyant ou non, le moment venu, lors de notre mort !!!), regardons plutôt la vie de celui qui est la tête de cette Église.
C'est-à-dire, regardons la vie de Jésus-Christ…et prenons là pour modèle !!!

Il n’y a pas plus Chrétien que Lui, il n’y a pas plus Homme que Lui (n’oublions pas que c’est Lui qui nous a créé et donc Il sait mieux que quiconque ce qu’est ou devrait être, un Homme)…et en plus, Il est sans la moindre trace de Péché.
Emboîtons nos pas dans ceux de Jésus et que notre vie devienne à L’Imitation de celle de Jésus-Christ.

Mais sommes-nous prêt à suivre Son Chemin qui l’a conduit à Sa Passion et à Sa mort sur une Croix, par Amour pour nous, ses assassins !!!
Nous, les assassins d’un innocent, nous les assassins de l’Innocence incarnée, nous les assassins de Notre DIEU !!!

 

Autre commentaire du jour.
http://www.homelies.fr/homelie,,3924.html
Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.

« Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »

« ‘Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ?’ Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois’. »

La symbolique des chiffres utilisés ici nous rappelle un passage du livre de la Genèse où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi devant ses femmes Ada et Cilla : « J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, soixante-dix sept fois » (Gn 4, 23-24).
L’hagiographe nous met là, devant la réaction première de tout homme face au mal qui lui est infligé : la vengeance, qui ne tarde pas à prendre des proportions démesurées.

Un peu plus loin, dans le livre de l’Exode, la loi du talion voudra limiter le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme et mesurer la juste compensation d’une offense : « Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied » (Dt 19, 21).
Un œil (et non pas deux !) pour un œil ; une dent (et non pas la mâchoire !) pour une dent abîmée…

Mais une telle codification, si elle est déjà un progrès dans la compréhension de la justice, ne saurait être assez puissante pour éliminer tout désir de vengeance du cœur d’un homme.
Jésus va bien au-delà de cela.
En appelant à pardonner jusqu’à soixante-dix fois sept fois, il affirme que l’on doit pardonner indéfiniment.
Autrement dit, le pardon ne saurait être refusé à qui que ce soit.

La parabole que Jésus donne pour expliciter son commandement est éclairante. La mise en scène a bien sûr pour but de faire apparaître en pleine lumière la démesure de la Miséricorde dont fait preuve le roi, qui accorde bien plus que ce que son débiteur lui demandait.
En effet, « ému jusqu’aux entrailles », le roi devenu le « maître », non seulement « laisse partir » son serviteur, c'est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui remet sa dette infinie (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers qui auraient correspondu, à l’époque de Jésus, à soixante millions de journées de travail).

Quel contraste entre l’attitude du maître envers ce serviteur et celle de ce dernier envers son compagnon endetté, d’autant plus que celui-ci ne lui doit qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins) en comparaison de celle dont il vient lui-même d’être acquitté !
Tout vient du fait que le serviteur a oublié la gratuité du don de la Miséricorde dont il a bénéficié. Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître après la remise de sa dette en témoigne.

Au contraire de ce serviteur, garder présent à notre conscience la gratuité du don du Salut dont Le Père nous a fait bénéficier en son Fils Jésus-Christ devrait nous conduire à une attitude de Miséricorde inconditionnelle envers nos frères humains, quelle que soit leur dette envers nous.
Comme nous le rappelle Saint Jean-Paul II : « Le Pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l'Amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le Pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix: ‘Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font’ (Lc 23, 34) » (Message pour la Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2002).

« Seigneur, aide-nous à entrer sur ce chemin de la Miséricorde. Puissions-nous recevoir chacune des offenses qui nous sont faites comme une occasion de témoigner par notre Pardon de quel Amour tu nous as aimé, de quelle dette tu nous as acquittés et de quelle liberté nous jouissons désormais.
Nous manifesterons alors que nous n’avons pas pour père le malin qui veut nous asservir à la loi mortifère de la haine et du péché mais que nous sommes les fils du Très-Haut qui dispense la Vie éternelle à ceux qui l’aiment. »
Frère Élie

 

Autre commentaire de ce jour.
http://evangeli.net/evangile/jour/IV_175
Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne).

Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter?

Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29).
Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour.
La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le Pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage).
Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité.
La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec Miséricorde.
Être patient équivaut à se dominer soi-même.
Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes.

La patience est une vertu Chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts.
Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal!
Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

 

Hymne : Tu es venu, Seigneur

Tu es venu, Seigneur,
Dans notre nuit,
Tourner vers l’aube nos chemins ;
Le tien pourtant reste caché,
L’Esprit seul nous découvre
Ton passage.

Pour nous mener au jour,
Tu as pris corps
Dans l’ombre humaine où tu descends.
Beaucoup voudraient voir et saisir :
Sauront-ils reconnaître
Ta lumière ?

Nous leur disons : « Voyez
Le grain qui meurt !
Aucun regard ne l’aperçoit ;
Mais notre cœur peut deviner ;
Dans le pain du partage
Sa présence. »

Puis nous portons vers toi,
Comme un appel,
L’espoir des hommes d’aujourd’hui.
Mûris le temps, hâte le Jour,
Et que lève sur terre
Ton Royaume !

 

Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui as mis au cœur de Saint Maximilien Kolbe un ardent Amour pour la Vierge immaculée et un dévouement qui l'a conduit à donner sa vie pour son prochain, accorde-nous, par son intercession, de nous dépenser pour ta Gloire dans le service des autres en imitant Ton Fils jusqu'à la mort.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

 

Parole de Dieu : (1 P 4, 10-11)… (Office des Laudes).
Ce que chacun de vous a reçu comme don de la Grâce, mettez-le au service des autres, comme de bons gérants de la Grâce de Dieu sous toutes ses formes : si quelqu’un a le don de parler, qu’il dise la Parole de Dieu ; s’il a le don du service, qu’il s’en acquitte avec la force que Dieu communique.
Ainsi, en toute chose, Dieu recevra sa Gloire par Jésus Christ.

 

Parole de Dieu : (Rm 8, 30)… (Office des Vêpres).
Ceux que Dieu destinait à la ressemblance de Son Fils, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a justifiés, il leur a donné la Gloire.

Date de dernière mise à jour : 02/07/2021

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